Alors la nuit me retourne Un grand coup de pied dans la poitrine Tlha
un coup de poing dans le ventre La gueule dans un coin du lit J'ai
mal je peux plus bouger, Je peux plus respirer Un silence passe
au dessus Un autre m'écrase La nausée monte J'ai mal au ventre Je
veux parler
l n'y a personne en ligne Je veux dormir Il est 3h
La
nuit me retourne encore Les abeilles m'assaillent Un aigle noir
en rase motte Se change en hippopotame Je ne dois plus rien Je
ne suis plus rien Je dois m'effacer Rien qu'une sonnerie J'existe Un
dernier soupir Avant de boire la tasse
Laisse moi dormir J'ai
besoin de dormir je veux pas réfléchir Je veux pas mourir
La nuit pétrolière Un nuage asphyxiant Un bus un crissement La
marée noire m'engloutit Je nage dans le cambouis Je courre contre
le vent Je me cogne Et me casse les dents
Entre deux conversations Un silence Entre deux coup de klaxon Un silence Entre deux coup de caisse claire Un silence Entre deux trains sans arrêt
Un silence Entre deux appels au calme Un silence Entre deux coup d'téléphone Un silence Entre deux rêves oubliés Un silence Entre deux battements d'mon cœur Un silence Entre deux vieilles rancœurs Un silence Entre deux anges qui passent Un silence Entre deux yeux devant une glace Un silence Entre deux draps assortis Un silence Entre bonheur et souffrance Un silence Entre sommeil et absence Un silence Entre deux accords de guitare Un silence Entre deux idées noires Un silence Entre deux pensées du soir Un silence
Encore une heure a patienter. je replonge dans mes songes sans pouvoir faire abstraction de quelques tourments avant que mon esprit replonge dans des rêves enthousiasmants. Et puis une sonnerie vient tout gâcher, a moitie conscient je ne veux rien oublier des vagabondages de mon cerveau mais c'est trop tard car tout s'efface, c'est la journée qui prend la place. Alors je me lève sachant parfaitement ou aller. Vers ces occupations ces rires qui vont annihiler mon envie de pleurer. J'en ai marre putain, je me sens bien que dans le train. Car aussi dans ses sièges je vais rêver. Avant d'arriver a ce maudit terminus, qui me réveille une nouvelle fois. Je ne sais pas d'ou sort cette force pour affronter toutes ces journées. Je sais pas non plus ou tout ça va me mener. Juste quelques sourires éphémères, est ce un brin de vie qui résiste ou une encore un semblant, une tromperie.
Par Tepi le mercredi 3 février 2010, 23:45 - Textes à la con
Et je conduis vitre fermées un bourdonnement omniprésent Le pieds collé à la pédale main au volant les yeux dans le vague
J'assassine dans ma tête tous mes semblables d'embouteillage Et je rêve encore du dessous d'ma couette d'me plagier sur la plage
Quelle soit libre ou enneigée le vague a l'âme je me trimbale Vers une destination obligée on appelle cela le travail
J'ai beaux changer d'itinéraire écouter de la musique et suivre les pancartes bleues Bordeaux Nantes Lyon Marseille la clusah Cour St Émilion Il faudra bien que je me gare comme chaque matin à la même place Que je le veuilles ou non qu'il pleuve qu'il grêle même si la route se transforme en glace
Et dans mon cœur j'ai une ballade une nouvelle route à essayer Et dans mon cœur je voudrais te montrer les jolis endroits que j'ai repéré
Mais y'a personne que moi tout seul qui gueule un cri étouffé par le par brise
Personne n'a entendu cela même Janis Joplin dans l'autoradio
Et l'autre à coté se demande comment il va bien pouvoir me doubler Je laisse ma place et ma chance a qui arrivera le premier Trois quatre deux un zéro feu vert partez!
Par Tepi le dimanche 29 novembre 2009, 16:07 - Etats
C'était une nuit festive lumineuse et sans brume On déambulait joyeusement a s'en perdre entre les néons et le bitume Réelle joie de vivre ou euphorie artificielle? Parlant a tout le monde au grés des visages et des gorgées alcoolisées
Courageux chevalier aux batailles perdues d'avance Si près et si loin, si tiraillé, mais si certain Provoquant lui même l'occasion qui court à la perte Et en un instant il vacille, désarmé Avec plus aucune force ni intelligence pour se battre Tout simplement touché au coeur avec Juste assez de connerie pour tout étaler sur la table
Et c'est un demi tour qui conclue la bataille
C'est un matin ou tout est dit et rien n'est fait C'est un matin ou tout est dit mais rien n'y fait Et le jour se lêve autour de moi Aussi vite que la nuit plonge au coeur de moi Je ris je pleures au même moment
Je pers l'espoir
En face de moi le soleil et l'espace Tout ces chemins qui pourraient m'accueillir me font façe La ville est si belle le soleil si haut Il réchauffe mes habits et pourtant je tremble de froid
Cette route offre de multiples choix Des partis pris des directions la liberté quoi
Mais entre nous il y a qu'une rue barée La déviation est encombrée Je ne sais pas comment changer de destination
Mais je ne peux rester plus d'un instant imobile Alors j'avance doucement tout est calme apaisant Je regarde la route qui défile autour de moi A chacun de mes pas Elle est si belle si libre si facile si possible Si variée si riche si plaisante si désirable
Je regarde tout ça mais je ne le vois pas Tout comme l'on dénigre ce que l'on peut faire de nos dix doigts
Et puis mes amis m'accueillent avec sourire et entrain
Mais au font de mon coeur il n'y a plus rien
Depuis ce jour la les nuits rallongent Les jours raccourcissent Et durant ces nuits de plus en plus longues J'éssaie de me convaincre de ne plus y croire Je dis a mes mains de ne plus rien voir Je dis à mes yeux de ne plus rien dire Je dis a mon coeur de pleurer en dehors des heures d'ouverture des bureaux Et en dehors des visites au parloir...
Tout est dit Pas d'alternative Aucune issue possible Et mes pas mécaniques rentrent chez moi
Et depuis chaque fois que je raconte cette histoire Je ris et je pleure en même temps devant mon auditoire
Par Tepi le dimanche 15 novembre 2009, 14:25 - Etats
Marchant sur le trottoir une envie de tout péter Méthodiquement un coup fatal les Copy top les Starbuck Café Errant dans les rues la rage au bide Les vitrines, les figurines, les publicités Et tristement je m'enfonce dans le marbre et les vitres tintées, l'acier lamentable Au creux de ce gaspillage je pense au sable au coquillages Métro 14 pierres tombales recyclées sur les murs, parois anti suicide, ouverture automatique Et je comprends la vieille folle qui gueule toutes les nuit sur les passants Et celui qui s'enferme toute sa vie derrière un écran
Et je comprends tout ceux qui se taisent a jamais un jour gris en haut d'une falaise Je fuis ma vie chaque espoirs chaque oublis chaque échec, chaque non dit Restant la le cœur empli de rire et de cris que je ravale et que j'enfouis Tu me manques à chaque instant j'en cris sans bruit Comme d'autres feraient l'amour de la même façon Chaque matin je me lève, je tombe en arrière dans un ravin que j'ai moi même creusé Empli de merde que j'ai moi même chié Avec mes habits de couleurs je résiste au béton armé de l"espoir qui perdure dans le cimetière de ma destinée
Elle est la partout elle nous fuit elle nous précède Elle est la devant moi surplombée par une lune rousse énigmatique Elle est la derrière moi dans un crépuscule orange turquoise tiède Elle est la partout elle m'entoure m'assomme ou me console Je l'avale et la recrache au gré des vagues et des tournants
La route est belle sous cette nuit grave Un rer à deux étage luminescent vole dans le vent Et le béton triste et amer devient touchant Les lampadaires scintillent fourmillent comme des lucioles
J'ai éteinds ce cd de brutal death Et j'ai laissé de coté mes vieilles rengaines de routier solitaire Quinze ans dans ce camion à raler dans mon coin A ne pas voir le spectacle de la route qui me nourris tous les soirs
Mon petit spectacle mystique sous les yeux imprévisible dans sa routine Je m'y suis habitué sans même le voir Chaque soir mécaniquement je prends mon volant Avalant des kilomètres de cet univers noir triste et violent
Entre les chauffards qui doublent n'importe comment Entre les motards qui pointent leur phare pour bien voir ou se finira leur histoire Dans les carcasses explosées du bord de route Dans les cadavres écrasés et brulés... Des animaux, des enfants qui n'ont rien demandés Cette folie meurtrière qui nous anime Un volant dans les mains c'est comme une gâterie à la pine
Et on appuie sur la pédale le chauffage a fond nous asphyxie Comme cette planète qui tousse a chaque nuages noir émis
Mais pourtant malgré les contrariétés et l'absurdité des embouteillages Malgré la mocheté et la saleté du béton de ses ouvrages La route est belle et chaque soir je la découvre Avec le soleil au loin qui crépuscule le paysage Incertaine et belle je laisse une trace dans son sillage
Par Tepi le mercredi 16 septembre 2009, 10:16 - Etats
Ce matin, comme mille fois tous les jours, je me laisse tomber en arrière Toute cette tristesse en moi remonte à n'importe quel moment C'est presque impossible de se concentrer sur autre chose Et pourtant j'y arrive Show must go on
Alors j'assure toutes les conversations qui s'offrent a moi Je nourris toutes les demandes, je fais tout du mieux que je peux sans rien attendre Et ça marche Show must go on
Tout ça pour tenter de fuir une réalité qu'il m'est impossible d'accepter sans me battre Et pourtant il faut que je renonce à ce combat
Et putain j'ai les boules, tous ces regrets inutiles qui vont et viennes Toute cette débilité en moi qui parfois resurgis quand les sentiments prennent le dessus sur mon cerveau Mon cerveau qui me dit t'aurais du fermer ta gueule maintenant dégages !
Mon cerveau qui me mais dis t'es vraiment trop con Et moi qui lui répond mais connard tu vas pas t'y mettre toi aussi bordel, tu es moi putain c'est toi qui est trop con tout ça c'est de ta faute alors fait pas chier Alors je ris aux blagues, je travaille Show must go on
Et j'ai toutes ces questons sans réponses Pourquoi je gagnes tous les combats sans enjeux mais des que quelque chose prend de l'importance pour moi il faut toujours que ça ne marche pas ? Pourquoi il n'y a que moi qui crois vraiment en moi ? Pourquoi personne ne veut tout ce que j'ai à partager ?
Toutes ces questions qui ne servent a rien
Et pourtant j'aime la vie Chaque fois que je sors de chez moi je me régale de tout ces chemins parcourus toutes ces idées qui me viennes et toutes ces choses que je découvre Je pourrais écrire un livre sur chaque jour qui passe parce que la vie ce n'est qu'un enchevêtrement de moments forts qui se suivent. Ou bien créer un sit com à succès J'ai bien mille et une passions et tout ce que je veux à portée de la main Excepté ta main
Alors sous ces milles soleils qui me tendent la main Parfois je me laisse tomber en arrière Dans cette mer agitée qui m'embrouille de son vacarme Avant d'en sortir terrassé mais vivant Le manches relevées pour affronter tout ces combats sans importance Tout ces combats gagnés d'avance Laissant derrière moi la vraie vie Celle que je voulais vraiment Show must go on
Par Tepi le jeudi 27 août 2009, 15:44 - A musiquer
Attendre que la porte s'ouvre Attendre que l'asscenceur descende Attendre que l'eau des pates boue Attendre que le café chauffe Attendre que le bus passe Attendre que ma mêre rappelle Attendre que sophie désaoule Attendre que le vent se lève Attendre que la nuit s'acheve Attendre que le réveil sonne Attendre que l'eau chaude soit chaude Attendre que la rage résonne Attendre que quelqu'un bouge Attendre le signal des hommes
Attendre que la musique reprenne Attendre que les paroles s'énervent
Attendre que le bébé dorme Attendre que le chat guette Attendre que le someil se trouve Attendre que les copains débarquent Attendre la fin du film Attendre que le train s'arrete Attendre qu'internet remarche Attendre que quelqu'un me remarque Attendre la fin du repas Attendre que le téléphone sonne Attendre que le moteur démare Attendre que la porte se ferme Attendre que l'escalier roulant Attendre que les pommes de terre frites Attendre que la sauce bolognaise Attendre que la porte des vc Attendre la fin du cd Attendre que l'imprimante fonctionne Attendre que la conversation Attendre que la spéculation Attendre que l'égémonie Attendre que john wayne Attendre que pit sampras Attendre que Joe strummer Attendre que la corde de guitare Attendre que la biere pression Attendre que le fond de teint
Attendre que la nuit tombe Attendre que le jour se lève
Oh my little dream Don't let me sleep alone in your room I can't sleep whit your cat I can't sleep whit my soul
Oh my love I ear your guitar in my head And it's a song about me All you need is love ta tadadada
The lights of the street turn around the ceiling And a lot of creasy cars make some noise for nothing I can ear the clock clocking And feel the time going somewere
I know you aren't sleeping too You feel the night just like me You are alone with bad feelings That you could forget into my arms
But this is only my idea And you are in 2000 miles of this way
And the morning light come into the room I can see my dream sleeping just there Just beside me
Il faut arrêter d'être contre C'est vrai être contre c'est négatif J'aime pas si j'aime pas ça Je suis contre chais pas quoi Ça devient chiant à la fin
Alors Cui cui les oiseaux regardez le ciel comme c'est beau Soyez tendance soyez pour
Oui mais voila arrêter d'être contre je veux bien Mais moi je suis pour être contre toi Si je le pouvais je n'arrêterais jamais d'être contre toi Mais tu es contre
On a dit il faut arrêter d'être contre
Mais tu es contre!
Tu pourrais pas arrêter d'être contre le fait que je sois contre toi ? Sans déconner Parceque mon problème est que tu es contre le fait que je sois contre toi Si tu pouvais arrêter d'être contre le fait que je sois contre toi Je pourrais enfin être contre toi
Le soleil se lêve doucement Après la nuit la plus courte Et je conduis ma voiture betement Je trace ma route Ou plutot je la suis car je ne suis pas si libre que ça Je suis supposé rentrer chez moi Il y a une odeur de lendemain de fête Les cadavres de bouteilles ramassés en un clin d'oeil Par des robots humains écureuils fluos
Et j'ai comme une commode pleine de tiroirs au fond de mon crane Et il y en a un que je ne dois jamais ouvrir Alors je nois le poisson parlant a tout le monde au gres des sourires pour ne pas penser à ce tiroir du fond que je ne dois jamais ouvrir
Mais je suis piégé par ce roc dans ma poitrine Quoi que je fasse ce que je veux est impossible Quoi que je fasse je vous fais croire que je suis libre
Personne veut la clef de mon tiroir secret Tout le monde se contente de cette commode Comme un beau meuble Mais sans voir le fond.
Gambas, le petit garçon qui joue seul, courre sur la plage. Il vient de pleuvoir et le sable gris est visqueux. Ses petits pieds laissent des petites traces qui tournoient sur le sol, on peut suivre son aventure des yeux sur des kilomètres de plage. Le petit garçon qui joue tout seul, rêve dans sa tête. Ce n'est pas une plage qu'il voit mais des mots qui le transportent vers le plus vivant et le plus joyeux des mondes. Un monde imaginaire ou tout est possible. Mais la plage est vide et c'est un jour de pluie en Bretagne hors saison . Sa mamie fait la queue dans une boulangerie.
Au fil de sa course sur cette plage triste ses petits pieds s'enfoncent car le sable devient de plus en plus visqueux. C'est si marrant que le petit garçon qui joue tout seul ralentit son allure et commence maintenant à se prendre pour un géant au jambes lourdes qui marche très lentement. Chaque pas lui prend une éternité, ses jambes se posent avec fracas comme un atterrissage manqué, et chaque décollage arrache un bout de montagne sous le ciel gris d'un pays maléfique.
Ses jambes sont de plus en plus lourdes, et le géant a de plus en plus de mal a se déplacer. Il respire des nuages entiers et de son front tombent des lichettes de sueur grosse comme des limaces bien grasses. Le géant des montagnes est affamé, il cherche son chemin dans un marécage géant. Le petit garçon qui joue seul mime de mieux en mieux son personnage en ayant l'air plus harassé, en ralentissant la cadence et en poussant des râles de lassitude à chacun de ses pas.
Alors qu'il voit enfin la lisière du marécage et imagine la jungle luxuriante qui se profile enfin au loin il sent sous son pied droit un surface rugueuse enfouie dans la boue. Intrigué mais toujours dans son jeu le petit garçon qui joue seul s'arrête et s'écrie : "oh non j'ai encore écrasé un hippopotame", puis d'un air malicieux il ajoute d'une grosse voix 'oh mais celui la il tombe bien justement j'ai grand faim'. Il se baisse et tente d'évacuer le sable visqueux afin de découvrir à quoi ressemble l'hippopotame qu'il a trouvé.
Au fur et a mesure de sa fouille ses doigts contournent cet objet étrange un peu mou, un peu rugueux, un peu aride et de forme bizarre. Lentement il sort cette chose du sol. C'est une étoile de mer. Une étoile de mer pleine de sable gris liquide et qui dégouline sur ses pieds. Brusquement le garçon sort de son rêve et courre vers une flaque d'eau moins sale pour découvrir à quoi son étoile de mer ressemble.
Il la plonge dans l'eau et en ressort l'étoile toute propre. Elle a cinq bras, elle est rousse foncée et elle a l'air triste et angoissée. Le petit garçon qui joue tout seul la console tendrement en nettoyant doucement ses bras avec ses doigts mouillés. Le petit garçon qui joue tout seul ne joue plus, il vient de regagner la réalité. Il regarde autour de lui mais personne ne vient. Alors il regarde sa nouvelle compagnie l'étoile. Il réalise qu'il vient de lui sauver la vie. Elle était coincée dans du sable dégueulasse de marée basse.
Il s'imagine quelle vie elle doit avoir, pouvoir parcourir les mers sans se noyer, faire la belle sur les rocher. Elle a besoin de personne, libre d'aller et venir au gré des courants. "Tu as de la chance" lui dit-il "moi je suis obligé d'obéir a ma grand mère". Mais l'étoile ne réponds pas. Au loin, grand mère l'appelle pour le gouter.
J'habite ici dit Gambas, l'été les autres enfants m'envient, ils croient que c'est toujours les vacances. Et c'est vrai, la boulangerie reste ouverte et la mer est la tous les jours. Mais personne n'est la pour jouer avec moi. Alors je m'invente des histoires dans ma tête pour ne pas être triste. Dans ma tête j'ai des amis qui me ressemblent et qui m'accompagnent partout. L'étoile de mer écoute mais ne dit rien. Elle est prisonnière de petits doigts qui la serrent un peu trop fort.
Gambas poursuit : mais toi tu as de la chance dans l'eau tu peux te faire des tas d'amis les poissons ne vont pas à l'école. Y'a pas de gens de la ville qui partent qu'en vacances.
La petite dame en rouge sur laquelle les yeux se posent A pris l'habitude de ce genre de choses Elle réconfortes les âmes par son unique présence Sur elle les yeux se posent comme les feuilles mortes embrassent le bitume
Elle est vraiment très belle
Mais elle ne trouve rien de beau A chacun de ses pas un ennui de plus
Tu peux lui prendre la main L'emmener ou tu veux Tu peux lui donner ta vie Et l'aimer tant que tu peux
Jamais un merci sortira de ses yeux Hé la dame en rouge ta vie est vide et tu vieilliras vite Un jour plus personne ne se battra pour t'arracher à ta mélancolie Tu es si belle pourquoi est tu si triste?
Du verre du béton et de l'acier Triste idéal de société
Isolation aseptisée Tous les cris sont étouffés Avec le double vitrage Personne ne t'entends pleurer Personne ne t'entends vivre Personne ne t'entends baiser
Jouissance et souffrances camouflées, niées Fond de teint et parfum La pudeur normalisée
Les cernes sont effacées Les visages sont maquillés
Langage standard Vocabulaire limité Fautes d'orthographe corrigées Sigles spéciaux Paroles optimisées Relations efficaces Rien ne dépasse
Pas un avis
Être humain robotisé Intelligence artificielle
Fais ou je te dis de faire Dis ce qu'il faut que tu dises Réponds quand ça sonne Réveille toi quand ça sonne Mange quand ça sonne
Une pièce laissée vide dans un logement humide voila tout ce qui reste et des murs si blancs qui dégagent le néant voila tout ce qui reste
Et comme un coup au cœur reviennent les couleurs qui jadis l'habitait Et comme un creu au corp reviennent les musiques qui jadis l'animait Avant qu'il ne déserte cette chambre muette vers une nouvelle route Avant qu'il ne s'en aille s'émouvoir des trouvailles qu'il y fera sans doute
Et on entends les talons qui quittent la maison La voiture qui démarre, l'enfant dit au revoir
Il y tant de souvenirs qui ne veulent pas s'enfuir que l'on voudrait revivre jusqu'a l'éternité mais cette pièce est vide et l'on a peine a croire qu'elle a une vraie histoire
Le chauffage est éteind et l'air inanimé Il reste que des regrets y'a que des fantômes tristes qui sont restés
On veut tous avoir ça chez soi Un écran plat d'quatre mètres sur trois Avec des enceintes norme THX Haute fidélité mauvaise musique
Mais quand tu lèves les yeux de ton écran tu vois beaucoup plus de choses Image parfaites, contraste optimal, pour un réalisme à couper le souffle Et il suffit de descendre dans la rue Pour assister au spectacle fou d'une voiture qui passe Basse profondes aigus agressifs La réalité c'est comme si t'y était!
Et je vois sautiller des chanteurs sur la télé Mais putain ou est passé cette ferveur et cette puissance Qui était bel et bien présente au concert Au millieu de cette foule qui écoutent vraiment
Finalement c'est pas si mal Un écran de télé qui chouine dans un fond de mauvais resto Est-ce mieux qu'un mur crado?
Je suis la, bêtement, assis sur ce tabouret, me grillant encore une fois les yeux sur cet écran que je déteste, Cet écran qui m'a fait passer beaucoup de temps. Est ce la vie ? L'ennui ? Tuer le temps ? Que peut on faire à quatre heure du matin tout seul dans ce monde ou tout le monde dors? Je devrais faire pareil mais j'ai pas sommeil. J'ai un trou dans le cœur et des yeux qui pleurent. Je regarde tout ces drames autour de moi, et je me dis quelle chance. Moi je n'ai pas perdu ma mère. Moi j'ai pas perdu la vue , Il me reste de la mémoire Je ne suis pas réfugié
j'ai pas perdu la mémoire comme mon grand père. J'ai un boulot, des amis, un nouvel appart. Je n'ai pas le droit d'être malheureux. Et pourtant j'ai un trou dans la poitrine. Je m'en veux de souffrir, par rapport à tout ceux qui ont vécu la guerre ou vu la mort de près. Je m'en veux d'être mal avec mes petits problèmes, balayés en deux secondes, en une conversation. Pourquoi tout n'est pas si simple ? Alors je me dois de vivre, d'aller au bout de mes projets. Je suis libre et tant de gens ont souffert pour que je le sois. Et moi je me morfond bêtement devant cet écran. Un morceau de fromage = une consolation, Un sourire, un visage = une consolation, Une rage que l'on partage = une consolation Plonger dans les nuages = une consolation. A quoi bon se battre du soir au matin si au creux d'une nuit voir que c'est en vain. Que je suis seul dans mon train. Tout le monde est descendu. Putain de merde, j'ai les boules. Quand apprendrais je a me satisfaire de ce que j'ai? Quand m'apprendrais je a m'estimer, à être heureux? Les alcools, les drogues me servent a rien. Les consolations me servent à rien. Je voudrais juste ne pas avoir besoin d'être consolé. Aller bien. Pour de vrai. Sans me mentir...
Je reste sans voix A tous ceux qui se nourrissent du malheur des autres Qui tournent autour comme des guêpes Voyeurs, bons parleurs par derrière
Cette France alimentée par les faits divers à la télé Trop contente qu'il y en ai un à sa porte Il se passe quelque chose qui fait vivre cette masse morte
On crie à l'aide dans un couloir, personne ne bouge Une tête explose contre le mur, personne le bouge
Quand la police arrive les portes s'entrouvrent Les portables enregistrent les actions troubles La foule entoure la bastonnade Filmée sur plusieurs angles
Avant que les pompiers débarquent Réparer le maux banals Avant que les pompiers repartent Faire leur travail dans un autre quartier
J'ai de la chance je suis pas à sa place Quand je raconterais ça aux collègues Vous avez vu ce qu'il a pris hi hi hi
Triste témoins triste souffrance Qu'arrive qu'aux autres évidement
Et quand le drame frappe à sa porte On ne peut rien espérer d'autre Que le mépris et la solitude La délation et les racontars
Devant tous ceux qui se nourrissent du malheur des autres
Qui tournent autour comme des guêpes
Voyeurs, bons parleurs par derrière Je reste sans voix
Je dévale à plat ventre sur une autoroute de glace
Qui descend
Un mélange d'acier et de béton qui s'enlacent
Chaque seconde qui passe comme un coup de poing en pleine gueule
Je dévale la pente assommé et sans freins
Avant de me fracasser sur le grand mur de la fin
Comment faire face
Un combat dans la glace
Lentement je me mets debout
Contre la neige le froid le boucan du vent
Les larmes qui me gèlent les joues
Coulent sur mes godasses
Lentement je me mets debout regardant ma vie en face
Je rembobine au début pour me remettre les idées en places
Je me les pèle
Dans la solitude de ce monde d'acier et de béton qui s'enlacent
Autour de moi
La route du passé et
La route du futur me fait face
La route du passé je la connais
Je n'ai jamais su l'éviter
Le lent retour en arrière
La case prison qui dure trois tours
Se réveillé au même endroit qu'il y a dix ans de cela
Le même malheur les mêmes erreurs
Cette même route qui mène nulle part
Qu’a l’échec, qu’au point de départ
Avec
L’incapacité de prendre l'autre
Plus longue plus dure plus incertaine
Celle du changement celle de ma vie
Celle de la liberté celle du printemps
Celle de l'espoir si dur a voir
Quand c'est l'hiver quand on est seul
À chuter sur une autoroute de glace
Qui descend
Avalant les flocons qui passent
Et les racines qui assomment
Jusqu’a l'oubli
La force d'un sourire d'un espoir de s'en sortir
Oublier le passé et toutes ces histoires gâchées
S’accrocher au peu de vêtements qui restent
Les bouts de carapace toujours en place
Sur un corps qui se ramasse
Je conduis ma vie sans but sans personne à la place du mort Le bruit des ambulances qui foncent le doux roulement du
goudron Personne pour sourire ou parler avec moi Juste du béton et des regrets Je roule en rêvassant que le tunnel me tombe dessus Je roule en rêvassant que des voitures me prennent en
sandwich Dans mes yeux y'a pas d'essuies glaces et je peine à me
concentrer Je sais pas trop comment mais mon coeur s'est arrêté Alors j'accélère au dessus du vide Je slalome entre les pyramides de fer Personne dans le rétro personne sur les sièges arrières Je repense à la première personne qui m'a dit tu as le droit
de rêver Je repense à tous ces rêves que je n'ai pu qu'abandonner Je repense à ton visage qui me souriait quand tu étais
assise à coté Un truc magique dans ma poitrine me disait que tout va bien
se passer Maintenant mon corps entier souffre de ton absence Et le boucan de la route va me faire péter les sens Je monte je descend je tourne je vais tout droit J'ai beau te chercher comme une âme abandonnée Rien ne remplacera quand tu étais à mes cotés La simple idée de manger me donne envie de gerber Je voudrais tout arrêter mais je me fais klaxonner Alors les gyrophares les brancards des ambulances seront
pour moi Et en ouvrant les yeux je percevrai à travers les larmes Que les murs blancs de la solitude qui m'écrase comme un
presse-purée Comme le tamis de mon enfance dans mes mains et un sourire
au nez Avec ma pelle en fer je construisais mes rêves Avant que l'océan ne vienne tout emporter Le pétrole visqueux des marrées noires qui me colle toujours
au pied Ma maison n'est que souffrance une personne pleure dans
chaque pièce Je plonge dans l'océan immense pour qu'il m'emporte et me
brise en toute pièces
Alors le train fille dans la nuit comme un texto aigri
Qui m'remet à ma place et me ramène chez moi
retour à la case départ
la solitude comme compagnie et les yeux rougis
je maudirais ma vie
c'est pas un drame
c'est pas un drame
Le silence et les larmes
Alors au creu d'un drap doucement je sombre
Comme un sable mouvent qui m'engloutis doucement
Le tic tac du réveil de s'arretera jamais
Comme des coups de matraque pour mieux m'enfoncer
Je me pers dans mon lit
mon coussin est humide
Cette absence me possède
Cette absence m'obsede
c'est pas un drame
c'est pas un drame
Le silence et les larmes
J'ai appris à être réveillé tous les matins par une sonnerie
J'ai appris à être ponctuel efficasse et rentable
j'ai appris à pleurer en silence seul dans mon lit
j'ai appris à ne pas penser et ne pas dire
j'ai appris à avoir et ne pas être
j'ai appris à rester à ma place et à encaisser
j'ai appris à mentir à paraitre et a faire croire
j'ai appris à accepter l'échapatoire de la consomation
j'ai appris à taire mes reves mes envies et mes idées
j'ai appris à detester ce qui ne me resemble pas
j'ai appris à reconnaitre ce qui est normal de c'qu'il l'est pas
j'ai appris à mourrir seul sans un mot et sans un bruit
j'ai appris à m'bourer la gueule pendant les heures ou c'est permis
j'ai appris à jouir en silence tout seul dans mon lit
j'ai appris à croire
j'ai appris à masquer les messages que lancent mes yeux
j'ai appris à vouvoyer mes maitres et tutoyer mes exclaves
Encore une nuit déserte au milieu de la ville
Mon regard s'attarde sur une vieille pub inutile
Ce que je respire est contrôlé par air-parif
Au fond pour tous ces gens je ne suis qu'un chiffre
Une statistique qui navigue dans l'inconnu
Quelques pas au hasard dans une rue perdue
Le moindre déplacement scanné en un instant
Des milliers d'caméras analysent mes mouvements
Enfermé dans du béton
Devant la télévision
Un sentiment passé
Traîne dans mon courrier
Je sais moins bien qui je suis que ces types des RG
Tout est enregistré depuis que je suis né
Mais tout l'monde se fout d'moi y'a personne pour m'aider
Seul dans mon lit le soir quand j'ai envi de pleurer
Moi qui croyais qu'un jour je pourrais prendre un train
Faire comme l'oiseau dans la chanson de Fugain
Oublier ce monde pourri être seulement près de toi
Naïf et enfantin ne plus penser à tout ça
Alors il y a le thé Qui brûle le palais Qui fait cligner des yeux Et qui coule sur la main Crispée par la douleur Mais pas un cri ne sort La souffrance encaissée Comme depuis des années La partager une seconde Avant de se reprendre Je n'ai rien dit J’en ai trop dit Je vais me faire descendre Parler c'est interdit Et personne veut entendre Alors y'a ces pensées Qui sortent du gobelet Liquide trop infusé Une idée trop amère Si forte qu'elle se propage Et dans ce long voyage Qui m'a fait rencontrer Une tasse de café Qui dilue son tourment Dans un nuage blanc Ajoute de la douceur Et oublie son malheur Et doucement je pleure Ça la fait enrager Les larmes coulent dans l'verre Le café est salé Et alors vient la rage Que dis-je un vrai carnage Nous volons en éclat Séparés Mélangés Sur le sol Impossible à laver Le café renversé sur la dalle de béton glacé Dans cette cour de lycée Sentiments piétinés par des chaussures trop propres Sentiments dispersés dans tout le couloir sale Qui causera le tourment de la femme de ménage.
Par Tepi le mercredi 18 juillet 2007, 00:04 - Textes à la con
Les yeux dans le flou qui fixent l’horizon le paysage défile avant l’arrêt complet
Attention à la marche en descendant du train
Je regarde les gens qui descendent
Attention à la marche en descendant du train
Prenez une vie à attendre que le paquet de chips tombe du distributeur
Prenez une vie à attendre que votre mari revienne du boulot
Prenez la solitude d’un être assis dans le train de sa vie
Et vous saurez ce que mes yeux disent à travers la glace
Attention à la marche en descendant du train
Porté par la foule.
Porté par l’escalator.
La lassitude de marcher
Attendre d’arriver en haut
La lassitude de réfléchir puis d’agir
Attention à la marche en descendant du train
Les regards se croisent sous les accords tristes d’une guitare
La foule arrogante quitte la gare
Le train repart
Prenez une vie à attendre que le train reparte
Prenez une vie à vouloir sans pouvoir
Prenez une vie transporté par un escalier roulant
Prenez une vie à oublier ses rêves d’enfant
Prenez une vie derrière une glace à regarder sa vie défiler à l’horizon
Et vous saurez ce que mes yeux disent à travers la glace
Attention à la marche en descendant du train
Machinalement je poursuis mon trajet
Insignifiant pour les gens
J’occupe juste un siège
Ils ne me reverront jamais
Ils ne me reverront que le lendemain
A la même place
Dans le même train
Derrière la même vitre
Exactement comme eux
Attention à la marche en descendant du train
J’imagine que les gens s’imaginent que je suis comme eux
Que quelqu’un m’attends chez moi
J’imagine que les gens ne s’imaginent rien à propos de moi
J’imagine que je n’ai pas tord
Le train est sans arrêt avant le terminus
Terminus tous les voyageurs sont invités à descendre
La vie est sans arrêt avant le terminus
Attention à la marche en descendant du train
Un gros bout de scotch sur la bouche et les mains liées Allongé sur une planche Il regarde le sol de béton que le soleil éclaire par de minces faisceaux qui brillent Le peu de lumière brûle les yeux pendant que le reste de son corps tremble de froid On ne casse pas des murs avec sa tête mais il essaye quand même Il vient de se réveiller la alors qu'il rêvait d'être enseveli sous le sable d'une des plages de son pays natal Avec des coups de pelle-bêche d'un gamin qui creuse qui lui rentre dans le rein Il ne peut pas crier il a du sable plein la bouche Il ne peut pas crier il a du scotch sur la bouche Ses esprits revienne peu a peu il a mal au crâne d'avoir été assommé Il se rappelle seulement sa tête butant à chaque marche d'escalier quand un homme sombre l'a tiré par les pieds Il essaie d'écouter et pour savoir ou il est Mais il se passe rien de caractéristique pour l'instant C’est juste un homme capturé
Par Tepi le dimanche 11 février 2007, 16:43 - Textes à la con
Il est une tulipe amoureuse d'une marguerite magique.
Elle passe ses journées a rêvasser dans le pré en la regardant se faire
butiner par des abeilles fortes inspirées Un jour elle se décide à lui
déclarer sa flamme en jetant une lettre d'amour au vent. Mais un
papillon l'attrape au vol, la lit et se fout de sa gueule. Alors de
rage et de tristesse elle pleure tant qu'elle en inonde le champ. Quand
elle s'aperçoit qu'il n'y a plus qu'une marre de larme autour d'elle
son malheur est si grand qu'elle cède au rosier qui lui fait de l'oeil
depuis si longtemps. Alors qu'ils sont bras dessus bras dessous pour
aller se faire un mac do ciné elle a un éclair de lucidité et se dit
"mince je suis en train de marcher je pers mes racines je vais mourir
de ne plus pouvoir m'alimenter". Elle prend congé de son prétendant et
va rejoindre sa marguerite magique juste pour pouvoir faner près de sa
mie et se décomposer à ses pieds.
C'est le printemps au milieu d'un square. Je reste la assis sur un banc
en ressassant des souvenirs, les souvenirs de quand, il y a longtemps
je n'étais pas assis tout seul sur ce banc vert. Le regard tourné vers
les graviers, je n'ose plus lever les yeux, de peur d'y découvrir ce
monde que je connais par cœur, de peur d'y découvrir ton absence. Quand
soudain un écureuil s'approche lorgnant la noisette qui traîne à mes
pieds. Il s'avance rapidement en me fixant des yeux, tantôt courant
vers moi tantôt à l'arrêt empli de désir de peur et de questions. De
son regard plein d'intelligence il me dit vas y croque, croque avec
moi, la vie c'est bon, la vie ce n'est que ça. Il fait beau, éclate
toi, viens, mange des noisettes avec moi. Puis il se retourne et
s'éloigne me laissant seul au creux de mes songes. Les larmes me
viennent. Pourquoi tout n'est pas aussi simple pour moi que pour mon
ami l'écureuil. Je voudrais être comme lui mais je n'y arrive pas.
Alors je sors une tablette de chocolat et en croque un morceau. Me lève
et la laisse sur le banc. C'et l'autre moitié celle qui était pour toi.
Celle que tu ne prendras pas. Le mur d'en face me rappelle combien tu
es loin. La moindre glace me rappelle combien je suis seul. Avec juste
la force pour parler aux écureuils.
Alors il y a des beaux habits pour se cacher derrière un col en V Alors il y a des belles voitures pour se cacher derrière des vitres teintées Je n'ai pas besoin de tout cela Je n'ai besoin qu'être près de toi Alors il y a des beaux écrans pour téléguider un tas d'pensées Alors il y a des beaux billets pour consommer sans y penser Je n'ai pas besoin de tout cela Je n'ai besoin qu'être près de toi Alors il y a des abattoirs pour se nourrir de la viande des autres Alors il y'a des beaux placards pour y ranger ce qu'on "possède" Je n'ai pas besoin de tout cela Je n'ai besoin qu'être près de toi Alors il y a cette route qui m'emmène tout droit au travail Alors il y a cette autre route qui m'emmène droit vers la folie Je n'ai pas besoin de tout cela Je n'ai besoin qu'être près de toi Alors il y a toutes ces larmes qui coulent le long de mon visage Alors il y a la solitude qui m'accompagne pour que je sois moins seul Je n'ai pas besoin de tout cela Je n'ai besoin qu'être près de toi Alors il y a ce réveil qui sonnera toujours quoi qu'il arrive Alors il y a toutes ces chaînes que personne ne peut briser Je n'ai pas besoin de tout cela Je n'ai besoin qu'être près de toi Alors il y a aussi l'oubli l'absence et la déception Alors il y a aussi le doute l'amertume et l'incertitude Je n'ai pas besoin de tout cela Je n'ai besoin qu'être près de toi Je n'ai besoin qu'être dans tes bras Encore une fois je n'y suis pas
Les yeux au sol fixant les plaques de dégoût, elle arpente la grisaille des trottoirs en les repeignant des yeux avec ses idées noires. Les pensées se répètent comme des paroles matraquées, les yeux ne désemplissent pas d'une coulée de larmes régulière. Comme cette coulée de voiture qui dégringole cette rue, comme une rivière. L'escalator s'élève alors que son espoir s'enfonce, il semble que son esprit s'est pris dans les engrenages de la rampe noire qui tourne en rond toute la journée sur laquelle elle a sa main posée. Jadis cette gare lui donnait la force d'espérer un départ pour ailleurs, aujourd'hui c'est le retour a la case départ elle se dit que ce train sera le dernier qu'elle verra. Le cd est rayé dans ses oreilles mais elle ne s'en aperçoit même pas. Elle fixe les rails se demandant comment sortir de cette voie imposée qu'elle n'a pas choisi. Le train est en retard évidemment, une chute de caténaire le retient quelques km plus tôt. Cet incident lui sauvera la vie. Elle parcours le quai lentement mais regarder le sol lui donne le tournis, mélangé a la nausée elle a des spasme de rejet mais comme elle a rien mangé depuis des jours elle ne peux que souffrir en attendant que ça passe. Elle n'a plus rien à vomir. Un regard l'appelle, mais ça sonne occupé. Le quai se remplit et elle n'ose pas pleurer de peur que l'on vienne lui parler par pitié. Une personne l'aurait abordée et les autres, timides se seraient approchés. Elle s'assoit sur un siège vert rouillé et ses yeux se ferment épuisés. Elle se voit en Afrique sur un marché, un gros sac plein de fruits colorés, des chants et du djembé. Des gamins pieds nus courent et l'encerclent il y a de la boue du soleil et pas de fenêtre. Des accords de guitare se rapprochent une musique bancale mais énergique empli l'espace c'est un groupe qui joue sur un camion, les alentours sont pleins de vie et de sourires. Un courant d'air chaud souffle sur son visage, en fait c'est le train qui entre en gare. Et la ramène à la réalité. Elle avait oublié qu'elle pouvait encore avoir des rêves. Elle qui était si sombre avait un sourire sur son visage. Pourtant rien n'a changé. Elle a juste raté le train qui devait l'emporter. Elle prendra le prochain.
Par Tepi le mercredi 3 janvier 2007, 17:47 - Textes à la con
Tout commença un matin comme les autres dans le tunnel de val de
fontenay. Le train stoppe la lumière s'éteint, les gens ronchonnent et
font encore plus la gueule. Et puis Quatre coup de charley inespérés
synchronisé a un "un deux trois quatre" gueulé en même temps par un fou
au bout du wagon lancent une grosse fête qui durera de longues
heures... Un vrai groupe de rock entame un rythme punk saturé du
tonnerre. Tout le monde se met à danser et à sauter dans tous les sens
anticipant la musique comme si elle était innée. Les rythmes changent
et se succèdent frénétiquement sans arrêts. Les battements de cœur et
les humeurs sont synchronisés par le tempo qui accélère jusqu'au chaos.
Sur les murs du tunnel sont projetées des vidéos en direct suivant et
accentuant le rythme de la musique. Les rares instants de répits sont
des prétextes pour repartir de plus belle. Les sièges se rangent dans
le sol mécaniquement les néons clignotent et changent de couleur au gré
du son, toute la rage et la frustration accumulée se libère en même
temps dans un grand cri de révolution. Les larmes et la sueur coulent
sur les visages. Les rideaux des fenêtres descendent automatiquement et
se transforment en miroir. Chacun est alors confronté a son visage qui
se transforme au fur et à mesure que l'on se souri à soi même. Les
énergies s'échangent comme si tout le monde se faisait un câlin en
écoutant son cœur qui pour une fois s'est mis d'accord avec la raison.
La musique reprend de plus belle douce et énergique en même temps. Ça
chante ça bouge ça chahute librement. Presque dans l'indifférence
générale le train démarre doucement puis prend de la vitesse. Il ne
s'arrêtera plus aux stations prévues. Les gens restés à quai regardent
ce convoi lumineux et bruyant défiler à fond la caisse. Ébahis. Le
train sort du tunnel et le paysage défile. Les tags sur les murs se
transforment en dessins, les grillages se désintègrent, les bidonvilles
se transforment en maisons fantaisistes. Le train s'envole sur un
viaduc très en pente et escalade les montagnes. Puis il se transforme
en téléférique qui gravit le plus haut sommet. Les animaux écarquillent
les yeux et profitent que les barbelés électrifiés se délient pour se
faire la malle... Les lignes à haute tension se démontent, les stations
de sport d'hiver rentrent dans le sol, les batteries des téléphones
portables se vident. Les ordinateurs s'éteignent et leur contenu est
transféré au cerveau du propriétaire. Les humains mutent, ils
deviennent capable d'écrire plus vite d'éclairer devant eux de se télé
transporter à volonté et de communiquer par la pensée avec les proches
qui sont loin. Enfin arrivés au sommet de l'air frais revigorent les
poumons et redonnent de l'énergie aux musiciens qui jouent de plus en
plus fort. Toute la montagne peut assister au concert. Des ailes
poussent et le convoi se transforme en planeur. Il s'élance sur une
pente et prend son envol. Il survole les pays en guerre. A son passage
les fusils et les canons se tordent, les mandats d'arrêts se déchirent
et les traités de réconciliations se signent. Les ruines renaissent de
leurs cendres et la haine se transforme en amour. Les corps reprennent
vie et les cimetières se transforment en parc Le planeur perd de
l'altitude et sombre dans la mer. Les poissons regardent ce nouveau
sous marin d'un drôle d'air. L'eau s'éclaircit, les pollutions se
diluent et se transforment en roc les épaves remontent à la surface et
se repeignent, l'équipage reprend la barre. Le sous-marin se transforme
en navette spatiale, et désole dans l'espace vers une destination
inconnue. Laissant la planète bleue reprendre ses couleurs naturelles.
Pendant le long trajet des couples se forment et font l'amour. Une
nouvelle génération prendra la relève pour la révolution positive de
l'univers. Et tout commença un matin comme les autres dans le tunnel de
val de fontenay.
Le train était sur le départ
Au bout du quai gare st lazare
Et l'écriteau d'un coup s'éface
Le train s'ébranle je reste en place
Lentement il déserte le quai
Lentement la nuit prend sa place
C'était le dernier départ
Je reste un temps le regard dans l'vide
Fixe les détritus au sol
Du béton gris des lampes froides
Le train est parti
Et alors c'est pas si grave
Il reviendra peut etre demain
Il repartira c'est rien
Et je fume sur le trottoir
Je marche seul l'esprit agard
Je rentre chez moi
Personne n'a tiré le signal d'alarme
personne ne s'est jeté sous la rame
Pourtant c'est triste
La voie est vide
Ma vie est vide
Une petite fille chantonne en tournant en rond
Accroché à la barre près de sa mère
Emmenez moi au bout de la terre dit elle
La misère serait moins pénible au soleil
A 4 ans dans son tunnel habillé comme une madame
Elle répète ce refrain en tenant la barre à la main
On entend que des bribes elle marmonne comme une prière
Alors le métro stoppe à la gare
C'est la lui dit ça mère on descend
Sur le quai y'a pas de soleil
Y'a la misère qui dort par terre
La ptite fille stoppe de chantonner
Et prend la main de sa mère
Dans quel monde tu m'as fait naître
J'ai joué un peu d'piano
Je lève la tête et il fait beau
Je fais un ptit tour dans l'jardin
L'air frais me mets de bon matin
Alors je monte dans un paquebot
Pour voir la mer pour fuir l'hiver
Et me voila entouré d'eau
Et les étoiles décorent le ciel
Ici tout a le goût de sel
Même les bisous
J'ouvre les yeux dans un rer
Un ptit enfant crie près d'sa mère
Il aurait pu être mignon rire et sourire
Aga areu et tout ce qui suit
Mais la personne ne le comprend
Il ne connaît pas encore la langue
Est-ce dans cris prémonitoires
Dans ce train qui fille dans le noir
Qu'a-t-il compris de si terrible
Ça commence à être pénible
Attaché à sa poussette
Ou irait il sur ses ptites jambes
Parcourir le monde a l'envers
Ou bien se jeter sous la rame
Un peu plus vieux un peu plus tard
Dans le même train à la même gare
Libéré de sa poussette
Fasciné par les deux étages
Il a la vitre collée au visage
Il regarde le monde ébahit
Chaque détail l'intéresse
Et tout le monde lui sourit
A-t-il oublié sa détresse
Mais a l'école on le rattache
Tu apprendras ce qu'on t'diras
Et tu accepteras ce qui t'entoure
Il tombe dans la réalité
Les sdfs les sans papier
Et puis allume la télé
Et vois le monde qui crève de faim
Et toutes les bombes explosent au loin
Il voudrait crier comme à ses 1 ans
Sauf que maintenant il sait pourquoi
Mais toujours personne le comprends
On lui donne des médicaments
Qu'il vomit seul dans le noir
Il a des rêves prémonitoires
Un peu plus tard il en a mare
Il veut du simple et du facile
Il prends de la drogue il s'couche tard
Fais des conneries se fait pécho
Et dans le béton d'sa cellule
Il crie comme un gamin d'un an
Et personne ne le comprend
Il slame dans les escalators et dense au milieu des couloirs il laisse tout le monde dans leurs tords et leurs envies de croire Et d'un crayon il balaye la réalité pour dessiner un poème sur une publicité Est-ce qu'il sourit tout le temps ou bien est il défoncé Est-ce qu'il est dans mes rêves est ce qu'il va se faire chopper J'en sais rien mais tant qu'il existe il n'y aura pas de trêves A tout ceux qui payent pour que les murs soient blancs et les affiches vierges moi je dis qu'il a raison d'ailleurs il en fait c'est moi. Le personnage que je voudrais être. Inspiré par robin des bois. mais mon esprit est en cage. Et j'ai pas de potes pour le libérer. Ni de fête au village pour me donner du courage. Au nom de Vigipirate tout le monde a les mains liées on est tous fichés sur des listes mais c'est pour notre sécurité bien sur. Et on adhère à ce système car c'est notre intérêt bien sur. Ayez confiance... Passent les jours et les semaines on passe devant la caméra à la chaîne. Déguisé en homme de l'ombre il sort son canif Ouvre les plaques et coupe les fils, crie comme un barge et laisse tout en plan Il fuit dans la nuit en se cachant en changeant de déguisement Libre et seul. La vie au présent. Selon ses sentiments.
Abandonné par ses amis qui n'ont pas pris la même route que lui il
marche sous les lampadaires droit vers la gare, clope à la main. Il
tire une taf toutes les minutes et garde la fumée dans sa tête. Il se
sent seul, d'ailleurs il l'est.
Quand au bout de l'allée le train pointe le bout de son nez, il devrait
courir mais une force invisible le retient et il regarde partir le
train.
C'était le dernier.
En fait il aurait voulu être en dessous.
Des gens descendent et marchent vers lui, si il voit une jeune fille
paumée il ira lui parler, tentera de la séduire et sauvera peut être sa
nuit. Mais seuls deux trois bonshommes filent à vive allure. Il
s'assoit sous un abribus et regarde le train défiler au loin.
L'allée est déserte.
Il repense à son ex.
Elle est parti une nuit comme celle la, ils étaient assis sur un banc similaire.
Y'a que l'endroit et les lampadaires qui différent.
Elle lui avait crié : "je m'emmerde, on ne se parle jamais, on ne
s'embrasse plus, tu m'acceptes car je suis la mais si j'étais pas la ça
changerai rien à ta vie. C'est fini ne m'appelle plus."
Elle avait raison.
C'est le jour de son départ qui se rendit compte à quel point il tenait
à elle. Il met la tête dans ses mains de la même façon qu'il l'avait
fait à l'époque.
Y'a que l'endroit et les lampadaires qui différent.
Il se souvient que quelques jours de déprime plus tard il s'était dit :
"je vais la rappeler pour lui dire que je l'aime, que je peux changer
pour elle..." mais le combiné tombe de sa main il se rends compte que
c'est en vain. Et il raccroche au son de la tonalité.
Aujourd'hui il en est toujours au même point.
La clope entre ses doigts se consume et une cendre devient trop lourde
se détache, tombe, glisse sur son bras, le brûle et le fait sortir de
ses songes. Il relève la tête l'air résigné et, pour tout chasser de
son crane il se met à marcher droit devant lui. Il prend la rue qui
longe la voie et fini par se trouver devant un épicier qui ferme son
rideau.
- Attendez, attendez monsieur s'il vous plait.
Il sort 5 euros de sa poche et dit :
- J'ai faim s'il vous plait vendez moi un paquet de gâteau, vous auriez pas des pims?
L'épicier prend l'argent, rentre dans sa boutique, choisi un paquet de pim's et ressort avec la monnaie en marmonnant.
Il reprend son chemin, derrière lui la boutique s'éteint et le rideau
se ferme. Il arrache le paquet, sort un gâteau et pense à ses deux
derniers amis : son chat et son ordi.
A vrai dire son chat lui ressemble, c'est une espèce de ventre ambulant
qui ne fait rien de ses journées. En ce moment précis il doit être en
train d'uriner sur une pile de fringues pour protester de ne rien avoir
dans sa gamelle. Peut être même qu'il s'attaque déjà au sachet
d'emmental leader-price qui traîne sur la table.
Son ordi servait dans le temps pour enregistrer le groupe de ses amis.
Il leur a d'ailleurs écrit quelques textes. Aujourd'hui ils sont
toujours en tournée mais lui est descendu du train en marche par manque
de temps et pour être avec son ex. Depuis il a effacé toutes les
musiques de son disque dur pour y télécharger des vidéos pornos qu'il
est obligé d'effacer au fur et à mesure. Avec le rmi il n'a pas de quoi
s'en acheter un nouveau donc il s'organise... Son ordi reste connecté
24/24 et ne sert presque plus qu'a ça. Il ne reçoit des mails que lors
ce qu'il s'agit de spams ou de la newsletter du groupe de ses ex potes.
- J'aurais du lui demander un pack de bière pour la nuit. Dit il tout fort alors que personne n'est la pour l'écouter.
Il continue à marcher songeant la soirée qu'il vient de passer. Motivé
pour aller voir le groupe de ses ex potes dans une salle de banlieue.
Il se rendit au concert sans oser les appeler pour avoir une invite.
Après le concert il voulait rester un peu dans la salle pour discuter
avec eux mais les videurs ont fini par le faire sortir avant qu'il
n'ait leur demander des nouvelles. C'est ainsi qu'il en est arrivé à
rater son train et à errer dans les rues.
Soudain une musique vint s'ajouter au rythme de ses pas et de sa
respiration. Il reconnaît les accords de hotel california. C'est sur
cette chanson que lui et son ex s'embrassèrent pour la première fois.
Y'a que l'endroit et les lampadaires qui différent.
En passant sous le balcon de l'appart ou la soirée a lieu, une voix féminine le tire de ses rêveries:
- Eh viens faire la fête avec nous!
Il dévisage la jeune fille assise sur rebord du balcon un verre dans une main, une clope dans l'autre et répond :
- Je n'osais même pas en rêver, c'est vrai je peux?
- Bien sur prends l'escalier au fond du couloir et puis c'est la porte en face au fond.
La jeune fille entre dans l'appart. Il la regarde fixement.
- J'aurais du acheter un pack de bière pour la nuit. Répète t'il
Des qu'il ne la voit plus il se dirige vers le bâtiment, pousse une
porte, traverse un couloir, monte l'escalier, hésite, toque à la porte
du fond et la jeune fille ouvre.
Il l'a trouve magnifique, et se demande de quoi sa carcasse a l'air en face d'une si belle fille.
- Bonsoir dit elle
- Bonsoir euh je suis désolé si j'avais su j'aurais amené quelque chose, je n'ai que des pim's
- Ca tombe bien j'adore ça...
Il n'a pas le temps de répondre qu'un homme surgit derrière elle.
- C'est qui?
- Justement je viens de lui demander, il traînait seul dans la rue je lui ai proposé de monter.
Le bonhomme lui prend le pim's des mains le jette à terre et l'écrase,
puis il embrasse la fille de force et ferme la porte. De l'autre coté
on peut entendre la suite de la conversation.
- Qu'est ce qu'ii te prend d'inviter des gens comme ça chez moi
- Il avait l'air seul, il avait l'air sympa
- Sympa, t'as vu sa tronche? On dirait un monster munch ! T'es
complètement débile comme nana. Mais j'aime bien coucher avec toi.
Décomposé notre vagabond ramasse le pim's, et l'observe. Puis il se
retourne et parcours lentement l'escalier. En ressortant du bâtiment il
est presque en pleurs, il jette le pims dans une poubelle.
- Va crever ! Rejoins tes frères monster munch en enfer !
Dit le mec sur le balcon en lui jetant un bol de coquilles de
pistaches. Puis c'est des glaçons qui lui tombent dessus alors qu'il
tente de quitter cet endroit.
- Regardez tous ! Un looser qui attire les glaçons dit le mec à ses potes.
Ses amis l'imitent en riant. La jeune fille est terrorisée. Elle a vu
le feu dans les yeux de son mec et la détresse dans ceux du vagabond.
Elle se dit que tout ça est sa faute et voudrait le rejoindre. Mais
elle ne peut pas. Welcome to the hotel california...
- Va crever ! Rejoins tes frères monster munch en enfer !
Finalement c'est ce qu'il fait.
Le conducteur du premier train a roulé sur ce corps au petit matin. Le
passagers du premier wagon on entendu un violent bruit de paquet de
chips qui explosent, en même temps qu'une violente secousse avant
d'être projeté à cause du freinage d'urgence.
Julian avait attendu toute la nuit son passage allongé sur les rails
Les pompiers ramassent les morceaux. Les voyageurs se plaignent du
retard. Tout redevient exactement comme avant.
Le prochain suicide sera ce lui de la jeune fille Ludivine sur une autre ligne.
Y'a que l'endroit et les lampadaires qui différent.
Le petit chat a fini le sachet d'emmental leader-price laissé sur la
table. L'ordinateur a planté le disque dur trop plein. Le groupe de ses
ex potes à arrêté de lui verser des droits d'auteur. Son ex a été
tolérée à la prochaine soirée du mec et se venge sur elle de la perte
de Ludivine avec qui il préférait coucher.
- J'aurais du acheter un pack de bière pour la nuit.
Elle était la au dessus de nous comme pour nous protéger du froid Nous sentions sa présence elle glissait sur nos corps au gré de nos mouvements, Fidèle et silencieuse, Logique et attentive. à l'affût de nos murmures et de nos rires Ou soulignant le silence Quand l'on entends plus que des doigts qui glissent sur la peau,
Et puis quand les bras se resserrent, Quand les bouches s'entremêlent, La chaleur monte et déjà nous oublions notre amie commune qui nous couvrait j’usqu’alors.
Dans une résignation docile ma couette nous abandonne seuls, éclairés par la lune ou bien par une led de prise multiple.
Ma couette est jalouse mais elle ne peut crier ; et puis elle sait qu'elle y peut rien.
Ce soir nous sommes deux et nous avons plus besoin d'elle.
Elle rumine une vengeance glacée de la même froideur que le carrelage ou elle gît à présent.
Pourtant quand tu partiras elle seule me consolera. Fidèle et silencieuse...
Seul contre tous au milieu des limaces, il fait un clin d'œil à un ami imaginaire. Il s'apprête a faire une blague qui ne fera rire que lui et son ami imaginaire, mais c'est ça façon de remplir ses journées et sa façon d'exister. Comme pour arrêter les fleuves du temps qui passe, il fait front à la foule et l'empêche de passer en les bloquant, en écartant les bras. Les gens s'impatientent, les corps compressés s'accumulent et s'entassent, la pression augmente la colère gronde, bientôt il ne pourra plus les contenir. Alors il s'échappe rapido et les gens sont projetés comme s'ils sortaient d'une bouteille de Quezac trop secouée. Les plus pressés s'empalent la tête la première sur un grillage construit pour canaliser le flot des êtres qui chaque jours transitent par ce couloir. D'autres sont piétinés par les gens qui ne peuvent éviter de leur marcher dessus à cause du mouvement de foule. Aussitôt il est montré du doigt : c'est lui j'ai tout vu c'est lui le responsable. Il est aussitôt pris a parti par la foule, lynché puis abandonné.
Incomprise dans la nuit elle n'a plus que des doutes mais retiens tout
ses cris elle a perdu la route du chemin de sa vie de son cœur qu'elle
écoute.
elle referme les paupières et puis part dans un rêve le
brouillard se libère le repos et la trêve mais lorcqu'elle les rouvres
tout revient comme avant le temps qui passe et le retour des tourments.
Pas un sourire ni un mot la console les essuies glacent s'agitent
évacuent les larmes qui coulent par torrent sur le pare brise de sa
bagnole elle éclaire de ses phares son esprit abyssal mais il n'y a que
du noir la panique s'installe jusqu'on mène cette route son esprit qui
chavire et comment verra t'elle ou elle va se finir
Elle voudrait tout
changer mais elle n'a plus la force la portière est bloquée impossible
de freiner c'est le temps qui passe on ne peut rien y faire résignée
elle est lasse de mener cette guerre
Alors de guerre lasse elle éteint
la lumière l'univers devant elle que plus rien n'éclaire elle se
rendormira la tête dans ses bras rêvant de siège éjectable pour sortir
d'elle-même et de cet habitacle ou bien que quelqu'un partage son
tourment en lui prenant la main. Et qui la libère qui l'étonne tous
les jours, elle sort de cet enfer l'illusion en plein jour.
Mais ça
main il l'a prise et ça tourne au cauchemar et la voila prisoniere d'un
etre qui peut a peu redeviens l'inconnu, plus du tout rassurant. Tous
deux dans leur prison il attendent que le temps décident a leur place.
Leur sentiments d'avant jour apres jour s'effacent.
Tu croises des regards planquée sous l'abri bus T’imagine leur histoire en matant les terminus Tu prends une cannette au distributeur qui marche jamais Tu maudit selecta en y laissant ton tibia Tu marches dans les couloirs en ruminant ta rage Ton cerveau canicule ta cervelle est en nage Tu voudrais détruire tous ces visages d'anges qui passent Et tu mets toute ta rage dans cette bouteille que tu casses
Les néons qui t'éclairent balayent ton visage Et ton poing prisonnier l'ascenseur est une cage Le béton défile le long de tes frustrations La pression emplis ton corps elle va du cœur jusqu'au front Lentement c'est la ville qu'envahit le paysage La porte vitrée s'ouvre bruits et odeurs chargent Tu voudrais foutre le feu à Babylone Mais tu n'allumes que ta clope en crachant ton chewing-gum
Deux litres sont nécessaire café des yeux ouverts Ton pétard tous les soirs pour fermer les paupières Les produits devant la glace pour redessiner ta face Tu te gaves de médocs pour mieux baisser ton froc Et l'alcool pour oublier les mecs qui te regardent Qui salissent tes rêves au fond de leurs fantasmes Si tu te mets à parler ils te prendront pour folle Tu leur ouvre ton cœur ils ouvrent leur bagnole
Tu fais la prostituée pour payer ton bercail Ton patron t'aime encore et apprécie ton travail T'es toujours à la page tu fais plus jeune que ton age Bientôt on te jettera à cause des rides du visage Tu voudrais tout changer et repeindre le monde en noir Colleur de tes poumons ou de tes idées du soir Tu voudrais en finir et sortir de ce cauchemar Et trancher ton poignet avec une lame de rasoir
La solitude de tes repas La solitude dans tes draps La solitude au milieu de la foule Tous ces rêves oubliés qui s'écroulent
La compétition comme unique horizon
inscrit pour faire partie de l'élite
Tu dois réussir trahis pas ton devenir
Enclavé dans un système injuste
Comparé et jugé sans arrêt
Plongé dans un jeu qu'il n'a pas choisi
Les jours passent comme les brimades
Et la nuit n'est qu'angoisse et insomnie
Les rêves d'évasions s'évaporent
Dans cet univers carcéral
Les châtiments divertissent la foule
Bouquet misère donné en spectacle
Sur lui se déchaînent haines et frustrations
Des autres internes bien loin des matons
Blasé détruit par tous ces sévices
Longs appels vains qui l'anéantisse
Il s'est pendu à l'internat
Dans le dortoir dans la nuit noire
Avec la corde de la chasse d'eau
Noué à la poutre il sauta du lavabo
Et le lendemain
La vie reprend comme si de rien
Pas un mot pendant les cours
Mais un absent la rumeur coure
Pas un regret pas un discours
Les examens poursuivent leur cours
Les feuilles blanches remplies de larmes
Les condoléances aux parents
Qui se déplacent pour l'enterrement
Puis une lettre de l'intendant
Trimestre entamé est quand même du
Quand tout le monde m'aura dit bonne nuit je demeurerai seul j'ai pas
sommeil j'ai peur de mon lit vide je regarderais ces pseudo dans dans
la case des hors ligne et j'imaginerai le miens dans la case des
oubliés la solitude autour je ne sais plus quoi faire j'ai la flemme de
tout même de glander je regarde encore une fois ces murs que je connais
peut être pourrais-je sortir un jour de cette cage une main tendue vers
moi pour m'aider à me lever mais ce n'est qu'une blague et je retombe
au plus profond de quoi ai-je besoin tout ça a t'il un sens suis-je un
accident ou bien serais-je un jour utile la nuit me rend malade et le
jour m'ennuis les gens derriere leur facade pense que je suis fini
j'aurais voullu t'écrire et tout partager mais tu préfaires l'argent
que Babylon exibe je me suis encore trompé de pensée j'ai déja oublié
ce qu'il y avait dans ma tête il y a dix minutes peut-être un désir un
manque une frustration peut-être un sourire au milieu d'une désolation
les larmes du monde coulent dans mes veines elles serviront à faire
pousser un avenir guerrier je ne veux plus me battre ch'uis abattu sous
mes songes suis-je le seul est ce que personne ne me comprend ou bien
est-ce moi qui m'exprime mal avec mes j'aurais voulus inutiles futiles
et oubliés ?
J'ai été voir ailleurs si l'herbe était plus verte
je suis tombé sur des hommes qui préfèrent avoir que être
qui décapitent les arbres et qui pillent les terres
abandonne leurs déchets et polluent les rivières
J'ai vu des être humains cracher sur leur frères
pour une question d'argent de pouvoir on fait la guerre
j'ai vu des siècles d'histoire réduit en décombres
en sortant le matin on se dit tiens il pleut des bombes
en prenant du recul
ce monde est ridicule
je me sens pas chez moi
monde de merde
monde de merde
planète pourrie
j'ai compris pourquoi abidbol
a prononcer ces dernières paroles
monde de merde
monde de merde
la lucidité comme nerf de guerre
il est mort les yeux ouverts
J'ai été voir ailleurs si l'herbe était plus verte
je n'ai vu que des regards remplis d'angoisse et de mal-être
j'ai vu un père violer sa fille encore si jeune et si fragile condamnée au silence entre solitude et souffrance
j'ai vu des gens qui boivent pour accepter leur vie
la drogue cache la réalité qu'ils oublient
et tout ceux qui profitent de leur naïveté
qui promettent une issue heureuse en vendant des cachets
j'ai été voir ailleurs si l'herbe était plus verte
et j'ai vu pour quotidien que la famine et la disette
des milliers de réfugiés crevant de faim dans des camps
en direct a la télé dans les salons d'occident
j'ai vu des enfants servir de bouclier humain
et d'autres sur le front avec un flingue entre les mains
Des massacres à la machette et des camps d'concentration
et des femmes brulées a l'acide pour l'honneur et la tradition
des prostituées tuées par leur clients
des ballons de foot cousus par des enfants
les ignorants comme boucliers humains
et les sages brulés sur des charniers
ceux qui acceptent de concevoir des mines
ceux qui acceptent de les fabriquer
ceux qui acceptent de les poser
et ceux qui acceptent que ça continue
on est tous responsable du monde de merde dans lequel on vit
Massacre dans le port On leur donne la mort Du sang dans les vagues Triste remontée d'algues
Il n'en restera rien Oubliez leur destin Emporté par le courrant Il sont mort et pourtant...
Il en reste encore un Jette le par dessus bord Une existence en vain Putain de monde putain de sort
L'écume recouvre l'histoire Et la fumée de nos cigares Se disperse dans la brume Où perce la lumière des phares
Vengeance amère Morts dans la mer Qui c'est qui l'a voulu Et pourquoi nous on tue Mise en seine macabre Bateau qui s'délabre Ainsi finit ma vie Le travail est accompli Triste monde pourri Maintenant je saute aussi Tu seras le seul témoin Renaîtrons nous demain?
Et si tu t'endors dans l'train
Qui c'est qui te réveillera
Tu émergera demain
Dans un coin qu'tu connais pas
Tu lèveras l'nez de ton vomi
Dégobillé pendant la nuit
Et pour ne plus voir les immeubles gris
De cette vieille banlieue pourrie
Tu mettras la tête dans tes bras
Et tu te rendormira
Triste punk seul contre tous
Triste punk n'a plus de bière
Triste punk rêve d'une bonne mousse
Triste punk triste punk triste punk
t'as oublié d'éteindre la lumière
Je note je note
tu viens d'rater ton rer
Je note je note
tu as pris deux fois d'la tartiflette
Je note je note
t'as dis a ton frère qu'il est bête
Je note je note
t'as téléphoné à Melinda
Je note je note
tu as pommé ton agenda
Je note je note
tu laisse trainer tes vieux cds
Je note je note
et ta grand mère est décédée
Je note je note
T'as oublié tes antisèches
Je note je note
t'as perdu ta game boy au vestiaire
Je note je note
T'as mis ta chemise devant derrière
Je note je note
et t'as fait pipi dans la mer
Je note je note
On est fiché on est tracés
dans nos portables dans notre télé
la carte bleue sur internet
on sait tout d'nos faits et gestes
On se demande à quoi ça sert
Leurs statistique et leurs systèmes
Mais qu est ce qu'ils en ont à faire
De nous ficher dans leur systèmes
sur internet tous les sites que tu visites
sont notés répertoriés dans une grande base de donnée
tous tes achats sont tout d'suite enregistré
ta carte bleu elle garde pas bien les secrets
ton passe navigo te reconnais dans le métro
et tas carte vitale nous dis tout quand tu vas mal
Ton téléphone mobile t'enregistre même sur une ile
cinq cent mille caméras nous dis partout ou tu vas
Ton gps nous dis ou se trouve ta caisse
Et le curé nous dit quand tu sèches la messe
Ton bulletin enregistre toutes tes notes
et ta vieille banque sait tout de ta cagnotte
t'es resté au bar jusqu'a 3h
Je note je note
tu prends des médocs pour la douleur
Je note je note
tu t'es fait braqué par des lascars
Je note je note
t'as acheté des malabars
Je note je note
tu aimes bien les sites coquins
Je note je note
tu as menti à ton cousin
Je note je note
t'es arrivé en r'tars au concert
Je note je note
et t'as acheté trois packs de bierre
Je note je note
animal
nous sommes tous des prédateurs
les yeux ouverts vers l'intérieur
occupés à nous comparer occupés à nous détestés
sous sommes tous que des poussières
et nous venons tous de la même mère
trop occupés par notre lâcheté
trop occupés par l'égoïsme
on regarde tous pas plus loin qu'notre nez
de notre fierté nombril immonde
conditionné par un passé qu'il soit réel ou inventé
on nous fait croire qu'la liberté existe
on se limite par nous même on existe qu'a travers les autres
comportement assumé et tout ces vices que l'on cache
savoir s'qu'on veut ou s'effacer qu'est ce qui est mieux personne ne sais
on a des rêves on a des peurs qu'est ce qu'on fout la pourquoi chuis moi
n'y faire pas gaffe on y peut rien c'est ça l'humain
c'est inhumain
se plaindre pour rien
s'qu'on connait pas
l'voisin rouspète
avoir un cerveau et s'en servir pour tout détruire
avoir la rage sans savoir ou tu veux en venir
se battre pour quoi?
se résigner
ne pas savoir
et ne rien dire
le temps perdu
a se lamenter
le temps perdu
qu'est oublié
ce lent refus de soi même
comme se sentir responsable
de tout ce qui nous entour
responsable et coupable
toutes les saloperies qu'on a inventé
elles sont en moi elles sont en vous
la bétise et la lâcheté
je la reconnais
je n'y peux rien
donne moi la force
de n'être plus rien
qu'un souvenir qu'on oubliera
décomposé dans l'océan
toxique
la merde est en moi
que je le veuilles ou non
que je le saches ou non
que tu me crois ou non
la merde est en toi
regarde la
elle est partout
n'en parlons plus
n'en parlons plus
la résignation et un suicide permanent
le combat de principe contre nous même n'est pas prêt de terminer
Et quand l'eau sera plus chère qu'la bierre
Qui ira en acheter?
Et quand l'eau sera plus chere qu'la bierre
On fra la guerre pour la posseder
Et quand l'eau sera plus rare
que le bohneur ou que la liberté
Et bin il sera trop tard
Pour s'metre à l'économiser
C'est l'eau d'la vie c'est l'eau d'la mort
Pour mettre dans ma beignoire
C'est l'eau d'la vie c'est l'eau d'la mort
Pour remplir mes arrosoirs
C'est l'eau d'la vie c'est l'eau d'la mort
Pour laver ma voitures
C'est l'eau d'la vie c'est l'eau d'la mort
Pour tirer la chasse d'eau
Celui qui possède le réservoir
Possède le pouvoir
Comment peut on survivre sans boire
On gaspille une denrée rare
Mais qui c'est qui va s'en aprecevoir
Que les glaciers pleurent et maigrissent
Mais qui c'est qui va s'en émouvoir
Que les rivieres pollluées périssent
Encore une soirée
A gueuler des slogans putrides
Encore une soirée
A se dire punk apatride
Oui mais demain
Il ne restra que la gueule de bois
Oui mais demain
Le monde tournera sans toi
On est tous des ptits cons
A gueuler contre la société
Mais on a pas de solutions
Quand il s'agit d'la faire changer
Personne se sent responsable
Les actes des autres concernent les autres
personne pour essuyer la table
Y'en a pas un pour racheter l'autre
Au milieu d'un pogo
Y'aura toujours un brutal
pour te foutre un coup d'poing
Gratuitement juste pour faire mal
Au milieu d'un pogo
Y'aura toujours un blaireau
pour te ploter les seins
sans que tu n'y puisse rien
Au milieu d'un concert
Y'aura toujours un minable
pour répéter à poil
Et te regarder hilare
Au milieu d'un concert
Y'aura toujours un bourré
Pour rouler sous la table
Et terminer blessé
y'a vraiment rien d'rebelle
a pisser à coté
dans les vcs publiques
pour faire chier celui qui veut chier
Mais on dit qu'c'est normal
Car d'ailleurs tout l'monde le fait
ça s'ra pas dans l'journal
ça passera pas a la télé
Mais la révolution
que tu affiches sur tes vêtements
Mais la révolution
C'est une question d'comportement
Ca changera pas le monde
d'entretenir une ambiance de merde
ça changera pas le monde
de traiter ton chien comme ta mère
piranhas fait pas la loi
et piranhas n'a pas l'moral
piranhas fout l'feu chez toi
les piranhas y peuvent quedalle
Ta fierté et ton amour propre
Ton caca sent meilleur que celui des autres
Tu ne vois pas le mal que tu fais
Et tu ne vois que ton intérêt
Tu es contre les adultes
Même si demain tu s'ras comme eux
Le monde te dégoute
Mais ta révolte fait pas long feu
si on te prend en flag
Pour une connerie de plus
t'as des propos si vague
tu assumes rien tu baisses les yeux
tu sais même pas pourquoi tu vis
tu n'y peux rien tu fais s'qu'on d'dit
Et quand t'es trop frustré
Une ptite connerie pour oublier
Massacre dans le port
On leur donne la mort
Du sang dans les vagues
Triste remontée d'algues
Il n'en restera rien
Oubliez leur destin
Emporté par le courant
Il sont mort et pourtant...
Il en reste encore un
Jette le par dessus bord
Une existence en vain
Putain de monde putain de sort
L'écume recouvre l'histoire
Et la fumée de nos cigares
Se disperse dans la brume
Ou perce la lumière des phares
Vengeance amère
Morts dans la mer
Qui c'est qui l'a voulu Et pourquoi nous on tue
Mise en scène macabre
Sur ce bateau qui s'délabre
Ainsi finit ma vie
Le travail est accompli
Triste monde pourri
Maintenant je saute aussi
Tu seras le seul témoin
Renaitrons nous demain?
L'industrie pharmaceutique
Ce n'est qu'une machine à fric
On s'fout d'la santé des gens
On n'en veut qu'a leur argent
L'industrie pharmaceutique
Observe avec un air cynique
Les accrocs aux médicaments
Qui rendent gagas et dépendants
Refrain
Si t'es malade
Obligé d'être rentable
La sécu paiera
La fortune de ces rats
L'industrie pharmaceutique
N'a aucune notion d'étique
Elle profite de l'état
Qui rembourse à tour de bras
L'industrie pharmaceutique
Ne vends pas de génériques
On crève en Asie et en Afrique
Par une décision politique
Refrain
L'industrie pharmaceutique
Développe les cosmétiques
A quoi servira le fond d'tain
Quand t'as le cancer du sein
A quoi sert ton rouge a lèvre
quand tu es tout rouge de fièvre
A quoi sert ton mascara
Quand t'es malade du sida
...
L'industrie pharmaceutique
Est prête a tout pour faire du fric
L'industrie pharmaceutique
Dans tout les sens elle te nique
L'industrie pharmaceutique
Ahhhhhhhhhhhh
J'me suis rendu compte à 4h du matin
Devant tes yeux fermés que je n'étais plus rien
J'aurais voulu hurler j'aurais voulu crier
Mais j'aurais eu l'air conne si j't'avais réveillé
Avec toi j'me sens seule avec toi chuis pas bien
Mais j'ai pas le courage de te le dire enfin
Ne vois tu pas qu'chuis triste ne vois tu pas qu'tu me manques
Bin non c'est vrai tu dors et tu sais pas c'que tu manques
Mon cœur bats pour toi mais tu l'écoutes pas
Je crois que j't'aime comme ça et je sais pas pourquoi
J'aurais ptet pu partir rencontrer quelqu'un d'autre
Ou bien me mettre a lire entrer dans la vie des autres
Mais j'attends le jour que tu rentres du boulot
Et puis j'attends la nuit que tu partes au boulot
Je trouve le sommeil que vers 8h du mat
Quand sonne le réveil et qu'il faut que tu partes
Sans un regard ni un mot tu me laisses sous la couette
Et tu reviens le soir que pour mettre ta serviette
J'ai pas l'courage de changer d'vie
J'ai pas l'courage de changer d'mari
Je me laisse crever je ne peux rien changer Prisonnière de la vie qui vit dans son passé
Il est toujours fatigué, Adel
Tous les jours dans sont café Adel
Il aime plus rien tout le fait chier Adel
Il fait toujours le même métier Adel
Les journées se répètent
Et ne changent pas d'une miette
Et du matin jusqu'au soir
Il a l'cafard
Ta routine c'est ta prison
Dans ton boulot dans ta maison
Le temps passe et le temps rpasse
Et rien ne change t'es a la masse
Mais combattre la routine est une forme de routine
Refuser les habitude devient une habitude
Et moi dans tout ça
J'suis l'plus paumé des gars
T'as cliqué a coté
Bang La mine à explosé
Dans ta gueule
Le jeu est fini
Bang Dans les dents
Une jambe en moins
Un petit garçon à l'hôpital
Qui ne pense plus tellement il a mal
Une de ses jambes est plâtrée
L'autre amputée
Maman maman c'était un accident
Maman maman je courrai plus dans les champs
Un démineur à oublié d'allumer le détecteur
Bang La mine à explosé sous son pied
Le jeu est fini
Bang Dans les dents
Une jambe en moins
Paranoïaque
Les gens du coin
Il n'osent plus prendre le chemin
Quand tu entres dans l'usine regarde ou tu mets les pieds
Tu fabriqueras des mines et ça payera ton loyer
Tu te fous bien des victimes c'est pas ta responsabilité
Par Tepi le vendredi 31 décembre 2004, 00:34 - A musiquer
Bienvenue dans le monde
du plus vieux métier du monde
Bienvenue dans le monde
du plus vieux métier du monde
Il roule lentement
Au volant de sa névada Ça fait bien deux trois fois qu'il passe au même endroit
Il hésite encore
Le fera t'il ou pas
Il remonte le thermostat
Dehors il pleut et il fait froid
Elle a les jambes à l'air
Et une grosse polaire
Overdose de rouge à lèvres
Du maquillage
si t'en mets plus t'en crève
Le caddie ralentit
Comme au super marché
Il matte les produits
Et compare les prix
C'est elle qui lui convient
il pousse sur la pédale du frein
La vitre descend automatiquement
Alors il dit c'est combien?
refrain
Sa femme est blasée
Elle se demande même plus ou il est
Et fait comme si de rien
Pour que ses enfants remarquent rien
Elle sacrifie sa vie
Pour éduquer ses pauv' petits
Il passe son temps au boulot
C'est lui qui remplit le frigo
Elle se sent inutile
Il ne lui parle presque plus
Elle n'en dors plus la nuit
La dépression rempli sa vie
Les films de culs sur l'ordi
Son mec ne l'aime plus
Remettre en cause toute sa vie Chaque instant comme une erreur
Les mensonges vont droit au cœur
refrain
La voiture roule en silence
Il stope en pleine forêt
Elle déboutone son pentalon
Et elle lui fait une fellation
Il exploite sa détresse
Une esclave est à sa merci
Plusieurs années d'ta vie
Passées d'vant la télé
A regarder des conneries
A t'empiffrer sans rien glander
Si c'est vraiment tout c'sque t'a
Fermer les yeux sur l'exterieur
Manipulé par les médias Être soumis comme une bonne sœur
Y'a pourtant tant de choses à voir
Y'a pourtant tant de choses à vivre
C'est pas pour s'apercevoir
Qu'ta passé toute ta vie ivre
Réagis
Allez oublis ta flemme oublis l'ennui
Allez sors de chez toi sors de ton lit
Sors les idées d'ta tête et vis ta vie
Allez re-motive toi et réagis !
Y'a pourtant de bonnes idées
Dans ta cervelle de crétin
Ça serai bête de les gâcher
Abandonnées dans un recoin
Mais tu dis qu'ta pas l'courage
Ca t'angoisse de t'engager
Tu préfère rester bien sage
Et surtout pas trop penser
Tu dis toujours que ça t'plais pas
Que tout est nul que rien ne va
Mais tu ne fais jamais rien
Tu reste couché de quoi tu t'plains
Le monde est pourri fait le toi même
Refrain...
Y'a un paquet d'millitaires
les polititiens qui raquent
Ils sèment la mort et l'enfer
Pour foutre la planète à sac
Ils ne te posent pas d'question
Tant qu'tu leur poses pas de problèmes
T'es d'vant ta télévision
Tu te fiches du mal qu'ils sèment
Pendant s'temps la pour du pétrole
On exploite des nations entières
Pour faire rouler ta bagnole
On affame les plus précaires
Pendant s'temps la pour de l'argent
On fait travailler des enfants
Y'a pas de fric pour les écoles
Du coup ils fabriquent tes groles
Pendant s'temps la pour du sexe
On enlève des filles de l'est
Qui connaissent pas un mot d'français
C'est plus facile à exploiter
Refrain...
Chanson écoutable sur le site des piranhas www.piranhas.free.fr
Il était un très gros monsieur qui ne sortait jamais de sa maison.
Un jour il du prendre le métro. Ça faisait deux ans qu'il n'avait pas
mis les pieds hors de chez lui. Deux ans qu'il n'avait pas marché plus
loin que jusqu'à son frigo. Il pénètre dans une station prends un
billet mais se fait ouvrir le passage poussette car il ne peux pas
passer aux tourniquets. Il emprunte alors un long escalator et attend
tranquillement d'arriver en bas en regardant les publicités. Mais
derrière lui des gens commencent à ronchonner. Ils veulent passer car
il sont pressés et ils sont bloqués, mais le gros monsieur est trop
gros, il prend toute la place dans l'escalator. Il se remets donc à
marcher.
Au bout de trois marches une intense douleur dans la jambe le fit
tressaillir. Il s'affale sur les marches allongé la tête en avant. Des
gens en profitent pour l'enjamber. Un petit garçon arrête l'escalator
court prévenir le vendeur au guichet. L'escalator est arrêté et les
pompiers arrivent pour l'évacuer. Il ne peut pas se relever car son
genou a lâché. Les pompiers ne parviennent pas à le soulever car il est
beaucoup trop lourd et se demandent bien comment l'embarquer. Ils réfléchissent et finalement décident d'inverser le sens de l'escalator
et de rallumer l'escalator pour le remonter. Citot dit citot fait. Tout
se passe bien l'homme remonte lentement. Mais arrivé en haut le pauvre
se coince un bourrelet dans les marches qui se replient.
Un long cri de douleur se fit entendre jusque sur le quai.
Arrête l'escalator, putain qu est ce que tu fous? crie le pompier dans son talkie walkie.
Mais pompier qui commende l'escalator est en bas de l'escalator et ne
peut pas la scène d'ou il est. Le hurlement couvre le son de son talkie
walkie. Le pauvre homme voit sa graisse couler dans les engrenages de
l'escalator encore en marche. Il vomit et perds connaissance.
Finalement, dans un élan de bon sens un autre pompier coupe le courant
dans toute la station. L'éclairage de secours se mets en marche, mais
les autres usagers paniquent et s'engouffrent dans l'escalator arrêté
pour sortir...
Bande d'enculés il faut que je remonte tout à pied maintenant crie
l'autre dans son talkie walkie soutenu par des passagers en colère.
Pendant ce temps, ils hissent le pauvre homme sur un brancard en
essayant de maintenir le ventre fermé afin qu'il ne perde pas trop de
sang... Il ne se réveillera que le lendemain à l'hôpital. Pendant ce
temps les agents de nettoyage essuient la graisse et le vomi accumulé,
puis remettent en route l'escalator.
Deux jours plus tard l'homme sort de l'hôpital. Heureux. Il a perdu
trente kilos. Au même moment les ouvriers de maintenance qui inspectent
l'escalator s'esclaffent : Il est fou ce patron les engrenages sont
parfaitement huilés. Pourquoi on nous a envoyé ici? Allons boire un
café...
Instinctivement elle se lève d'un air décidé.
J'en ai mare, se dit elle, c'est fini je m'en vais...
Elle fait trois pas, se retourne et se rassied.
Elle pose sa tête dans ses mains, elle n'a nulle part ou aller.
Que je dorme ou que je veilles
Le temps passe sans moi
Je ne sers à rien
La neige fonds bien trop vite
On vieilli bien trop vite
Personne n'y peux rien
J'ai peur de mourir
J'ai peur que l'on m'oubli
A quoi j'aurais servi
Et à qui?
Commencer à remplir une feuille blanche
Sans savoir ou en venir
Et rêver d'un réveil différent du précédent Être prisonnier d'une vie sans le courage pour en finir
L'église sonne l'heure toutes les demi-heures
L'église sonne l'heure oui mais pourquoi?
J'me souvient plus de ce que je pensais
Avant qu'j'me pose cette question la.
Le temps qui passe trop vite
Demain j'aurais 40 ans
Hier j'en avais 15
J'vis dans ma tête
Ma tête explose
J'm'ennuis je m'embette
je m'emmerde je me fais chier
chais pas quoi faire j'existe plus
je n'existe pas je ne suis plus moi
heures de pointes
métro boulot dodo
pause déjeuner
métro boulot dodo
pause clope
télé bébé vaisselle
mois d'aout usine à vacances
pas de temps pour moi
pas le temps pour faire ce que je veux
mais ça me dérange pas
je ne sais pas ce que je veux
Il est trois heures du mat
Je marche seul dans la rue
La pluie ruisselle sur mon visage
Mes larmes les suivent dans leur passage
La ville est grise sans autres couleurs
Que les affiches couvertes de colle
Avec des filles plus belle tu meurs
Pour te vendre une bagnole
Je suis plus très loin d'Montmartre
Les sex shop comme décors
Je voudrais bien foutre des coups d'latte
Réveiller ce monde qui dort
Pendant qu'les prostitués Racolent encore sur le pavé
Les macs les surveillent en coin
Dans l'indifférence des voisins
J'ai un virus
je suis contaminé
j'arrive pas a redémarrer
je crois qu'on m'a miné
J'regarde le temps qui passe
J'regarde le temps qui r'passe
Peut être qu'il existera jamais
Peut être qu'il est déjà passé
J'ai oublié mon avenir
Chuis un enfant qui comprends pas
Pourquoi le monde est fait comme ça
Y'a pas d'logique rien est humain
La folie et l'homme ne font qu'un
C'est une pensée qui sert à rien
Comme tout ce vice qu'on entretien
Pour se remplir les poches
Et pour nourrir ses mioches
Couplet 3
Des hommes en vert vident les poubelles
Ramassent les clopes et les bouteilles
C'est toujours les mêmes qui nettoient
Tard dans la nuit pour qu'ça gène pas
Y'a pas d'Marylin Monroe
Sur les grilles du métro
Il y'a que des clodos
Qui Profitent de l'air chaud
Vous pouvez écouter cette chanson sur le site des piranhas : www.piranhas.free.fr
Les filles aussi racontent des conneries
Elles rotent et elle petent parfois même sous la couette
Les filles aussi quand ça bouffe faut qu'ça chie
Un top model ou un clodo ça gerbe les mêmes galètes
Faudrait ptet t'mettre dans l'crane qu'on est tous fait pareil
On a tous les mêmes besoins
Respirer manger boire et évacuer ses déchets
Qu'tu sois jeaune blanc ou noir on fini tous par crever
Par Tepi le dimanche 28 novembre 2004, 23:22 - Textes à la con
La vache qui dort
Ne rêve plus
Depuis que les trains ne passent plus
La vache qui dort
Ne donne plus d'lait
Elle se sent vieille et fatigué
La vache qui dort
Ne rit plus
Elle s'ennuirai si elle ne dormait pas
La vache qui dort
Dort pas vraiement
Elle se réveillera jamais
Et dans le champ
Les autres vaches s'en foutent
Ca fait plus d'herbe à brouter
Et moins de bouses à pietiner
Pauvre paysan n'est pas content
Elle aurait pu mourrir plus pres d'la route
Il aimerai bien l'évacuer
Mais elle est beaucoup trop lourde
Alors, il l'enterrera sur place
Partout la mort Partout le mensonge Partout la terreur Partout la haine Partout le profit Partout la drogue Partout la mafia Partout l'esclavage
Partout les tyrans Partout la misere Partout la faim Partout l'isolement Partout la violence Partout les coups Partout les larmes Partout les drames
Partout on détruit Partout on brule Partout on tue Partout on viole Partout on picolle Partout on exclu Partout on oublis Partout la même chose
partout la vengence partout la soufrance Partout la douleur Partout la pollution Partout les armes Partout le vacarme Partout le sang Partout la solitude
Partout la rage Partout les carnages Partout le silence Partout les déchets Partout l'argent Partout l'écoeurment Partout l'désespoir Partout la malachance
Partout l'exploitation Partout la déchéance Partout l'illusion Partout la pénombre Partout le chaos Partout la déprime Partout le désastre Partout l'enfer
Des gens qui, jamais, au grand jamais, n'iraient jeter le moindre bout de papier par la vitre de leur voiture vous passeront à côté avec la radio qui beugle plein pot. Des gens qui, jamais, au grand jamais, n'iraient vous souffler à la figure la fumée de leur cigare dans un restaurant bondé gueuleront dans leur téléphone portable. Ils se crieront dessus au dînez à pleins poumons par dessus l'espace étriqué d'une assiette.
Ces gens qui, jamais, au grand jamais, n'iraient user d'herbicides ou d'insecticides inonderont le voisinage d'un brouillard de musique avec leur chaîne hi-fi qui diffuse de la cornemuse écossaise. De l'opéra chinois. De la country.