TACATAC

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vendredi 2 décembre 2011

Mange

Des pâtes des pâtes
Allez fait cuire tes putains d'pates
Va faire les courses et prends d'la marque
Y'a pas moyen d'manger d'la merde

Allez fait cuire et mets en deux fois trop
Il reste du beurre dans le frigo

Allez mange vas y mange tes putains d'pâtes
Allez enfouis avale et déglutis

Allez mange mange vas y mange tes pâtes
A chaque bouchées elles disparaissent
En toi elles se transforment en graisse

Mange et puis regarde toi dans une glace
Est ce qu'on y voit quelque chose en vie?
Mange et puis reste a ta place
C'est un bout de temps qui s'est enfui

Il se passe rien chez les limaces
Ici : quand on mange on oublie

Et quand d'un coup il y a plus rien
Et quand l'repas touche à sa fin
C'est le vide dans la cuillère
Et c'est l'ennui qui revient

Allez mange putain
Mange et pis nettoie ton assiette
Allez frotte frotte
Dissous toutes ces graisses

Allez lave lave
Et pis remets y deux fois du produit
Efface moi la toutes ces traces
Il doit rien rester j'te dis

Et dans ton ventre déjà ça pèse
Et la nausée remonte malaise
Y'a des nouilles qui font surface
Allez vomis sur ta paillasse!

ça f'sait un ptit moment
Qu'a l'interieur on entendait crier
On est des nouilles on a des couilles
On vient juste d'être mangée
On s'bat pour la liberté

Et elles se sont r'groupées
Toutes ensemble pour te s'couer la bile
Et la ça à charklé
Les nouilles chinoises on repris la ville!

Elles ont pris leur revenge!
En sortant toutes en même temps
Coloniser l'carrelage
En beuglant à l'abordage!

lundi 21 novembre 2011

withou you

Il m'est Impossible de dormir
J'ai plutôt envie de t'écrire
Je sais que ça servirait à rien
C'est encore un appel en vain

Moi qui voulait faire le tour de la terre
Je suis enfin libre de le faire
Ce ne sont pas les chemins qui manquent
J'vais vider mon compte en banque

Pour toi j'serais plus un problème
J'ai de la chance d'être moi même

Puisque ce c'est comme ça je vais manger ailleurs

Les frites ont le même gout without you

samedi 30 juillet 2011

Cascade

Je suis toujours a la recherche
D'un havre de paix ou respirer
D'un petit coin simple et tranquille
Ou le sommeil serait facile

Ou on ressent un peu le vent
Une cascade au bord d'un lac
Je me jetterais peut être dedans
Avant de reprendre mon sac

Je ne cherche pas de vérité
Car on ne dit que des mensonges
Aucune réponse n'est demandée
Je passe un dernier coup d'éponge

Et je n'ai plus rien à penser
Juste me taire, car tout y est

Sécher les larmes

Prendre le train

Lâcher les armes

Partir enfin

Devenu clandestin dans des cœurs
Que par erreur j'avais squatté
Je suis seul mais je n'ai pas peur
Car je l'ai toujours été

Je ne veux que suivre ce sentier
Pour aller voir sur une hauteur
Le soleil me dire au revoir
Avant un frisson de fraicheur

Et si y'a des étoiles dans le ciel
Il est permis de croire en elles
Car elles seront toujours en vie
Quand nous crèverons dans l'oubli

mercredi 11 mai 2011

Debout !

Ne m'arrache pas de mon lit
Si c'est pour m'engueuler dès le lever
Ne m'arrache pas de mon lit
Si c'est pour m’empêcher de rêver!
Ne m'arrache pas de mon lit
SI c'est pour m’emmener au boulot
Ne m'arrache pas de mon lit
Si c'est pour me bruler le cerveau
Avec des mots...

Tu vois donc pas que j'ai besoin de rien
Tu vois donc pas que je suis bien
Pourquoi faut il que l'on me sonne
Quand tout me dit qu'il faut que j'dorme

Allez c'est bon ok oui t'as gagné
T'façon je commerçais déjà à me faire chier
Et puis je dors mal quand t'es pas la
Alors tout le monde debout ok on traine pas

Mais putain qu'est ce que tu veux faire
A 5h du matin si c'est pas un câlin
Car dehors y'a rien d'ouvert
Y'a pas un train dans le lointain

dimanche 14 novembre 2010

Pas de quoi s'inquieter (ébauche)

Les soucoupes volantes attaquent
J'avais complètement oublié que ça existait
Les soucoupes volantes attaquent
Au moment ou on allait souper

Pourtant y'a toujours des cacahuètes
Bien placées sur leur coupelle
Les piques a olive n'ont pas fondus
Mon sirop d'orgeat s'est pas désintégré

Les soucoupes volantes attaquent
Pile poil a l'heure de l'apéro
Les soucoupes volantes attaquent
Et chuis pas habitué a leur vaisseaux

Ces aliens sont idiots
Les ondes sont même pas brouillées
Car y'a toujours à la radio
Un groupe de ska qui me fait marrer

Les soucoupes volantes attaquent
Elles sont tout autour de ma maison
Les soucoupes volantes attaquent
Fox mulder avait raison

Je reçois toujours des textos stupides
Pour me parler de l'éphéméride
Ils ont même pas coupé facebook
Brian boitano a un nouveau look

Les soucoupes volantes attaquent
Et pourtant rien a changé
Les soucoupes volantes attaquent
On en parle même pas a la télé

Les asperges sont pas cramées
L'électricité n'est pas coupée
Le chauffage n'est pas déréglé
Le frigo n'est pas dégivré

Les soucoupes volantes attaquent
Mais j'en ai rien a foutre
Les soucoupes volantes attaquent
Il s'en prennent pas a ma famille
J'ai vérifié mes comptes en banque
Et mon confort est intact
Les soucoupes volantes attaquent
Mais j'en ai vraiment rien a battre

Il ont enlevé la moitié de la population
Fini les embouteillages
J'ai plus de voisins
On a une maison chacun
Plus besoin de travailler
Y'a qu'a piller

Merci les martiens!

Mon chat s'appelle transit

Quand on aura pris tout ce qu' on voulait de moi
Et qu'on m'auras laissé ce que je voulais vraiment donner
Je serais déjà dans un autre train
Sur une autre rive
Vers un autre destin

Quand on se donnera a cœur joie dans la facilité du rejet
Quand on utilisera contre moi ce que je ne t'ai jamais caché
Quand il n'y aura plus que le silence
Quand il n'y aura plus que l'absence
Je serais déjà dans un autre train
Dans un autre rire
Dans une autre main

Quand je n'aurais plus que le souvenir
De la douceur de ta peau sous mes doigts
Quand je ne pourrais plus sentir
Ton corps blotti contre moi
Ne compte pas sur moi pour faiblir
Il me reste bien des combats

Malgré le froid la pluie le vent
J'attends sur un banc, bêtement
Avec détresse et solitude
Ça devient une habitude

Et tout seul dans la nuit
Je ne perds pas à l'esprit
Que le train fini toujours par arriver
Pourvu qu'on soit sur le bon quai

Et quand il pointe le bout d'son nez
Je prends debout ma claque de vent
Et quand Il m'ouvre sa porte dans un fracas
C'est comme si il m'avait ouvert les bras.

Qu'il m'enchaine m'emmène me prenne
Qu'il me repose me soulage me voyage

La pluie ruisselle sur les vitres
Mes yeux écartent leurs orbites
Je vois la voie qui défile derrière
Il n'y a que des choses dont je sois fier
Avec quand même un gout amer

Celui d'avoir tout donné, abandonné dans le vent
Celui qui sait écouter longtemps celui qui comprends
Gratuitement

J'ai tout laissé dans cette ville que je quitte

Ce qui me rassure et me donne de l'espoir
C'est juste de savoir que je vais quelque part !

lundi 28 juin 2010

10 minutes sur 10 heures

Alors la nuit me retourne
Un grand coup de pied dans la poitrine
Tlha un coup de poing dans le ventre
La gueule dans un coin du lit
J'ai mal je peux plus bouger,
Je peux plus respirer
Un silence passe au dessus
Un autre m'écrase
La nausée monte
J'ai mal au ventre
Je veux parler

ll n'y a personne en ligne
Et moi je veux dormir
Il est 3h

La nuit me retourne encore
Les abeilles m'assaillent
Un aigle noir en rase motte
Se change en hippopotame
Je ne suis plus rien
Je dois m'effacer
Rien qu'une sonnerie
J'existe
Un dernier soupir
Avant de boire la tasse

Laisse moi dormir
J'ai besoin de dormir
je veux pas réfléchir
Je veux pas mourir

La nuit pétrolière
Un nuage asphyxiant
Un bus un crissement
La marée noire m'engloutit
Je nage dans le cambouis
Je courre contre le vent
Je me cogne
Et me casse les dents

dimanche 27 juin 2010

tout mais pas ça

Prenez tout mais pas ça!

 

Vivement demain

Que le sommeil m'emporte

Que le soleil ressorte

Que l'espoir remporte

Que personne ne sorte

Je ne veux pas te perdre

 

Que le réveil sonne

Que le soleil brille

Que les jolies filles

Je ne vais pas me perdre

 

Ce n'est que ma vie

Solitaire

Je dois partir

 

Prenez tout mais pas ça

Coupez moi les bras

Coupez moi la tête

Couper moi la bite

Enlevez moi mon cœur

Je ne veux pas souffrir

Prenez tout mais pas ça

 

Toute cette joie toute cette admiration

Qui sort du cœur, du bout des doigts

Une peau si douce

Un corps serré si fort

Une mise à nue

Un abandon

Même pas vécu.

 

Laissez-moi au moins le droit d'avoir cru

De regretter

D'avoir échoué

D'avoir rêvé

 

Oubliez tout

M'oubliez pas

Prenez tout

Tout mais pas ça

 

La seule chose si pure si vraie si enfouie

Cet amour qui dure même jeté aux ordures

Laissez le moi

 

Malgré le temps l'espoir et le soleil

Malgré la fatigue et le sommeil

Encore une fois cette nuit je veille

 

Mon dernier combat est derrière moi

Et je ne dois pas me retourner

Pourtant j'ai encore envie d'une bataille

Que je ne pourrais jamais gagner

Que je pourrais je sais gagner

mercredi 7 avril 2010

Silence

Entre deux conversations
Un silence
Entre deux coup de klaxon
Un silence
Entre deux coup de caisse claire
Un silence
Entre deux trains sans arrêt
Un silence
Entre deux appels au calme
Un silence
Entre deux coup d'téléphone
Un silence
Entre deux rêves oubliés
Un silence
Entre deux battements d'mon cœur
Un silence
Entre deux vieilles rancœurs
Un silence
Entre deux anges qui passent
Un silence
Entre deux yeux devant une glace
Un silence
Entre deux draps assortis
Un silence
Entre bonheur et souffrance
Un silence
Entre sommeil et absence
Un silence
Entre deux accords de guitare
Un silence
Entre deux idées noires
Un silence
Entre deux pensées du soir
Un silence

lundi 5 avril 2010

Dis moi

Dis moi que tu avais raison
De te battre contre moi
Après ces longs mois de silence
Dis moi que t'as fait le bon choix

Dis moi que t'es heureuse
Maintenant que tu es si loin
Après que la moissonneuse
M'ait balancé hors du chemin

Dis moi que je l'ai méritée
Cette souffrance
Cette absence

Dis moi que tu ne t'es pas trompée
Ces bagarres
Ton départ

Dis moi que ce n'est pas en vain
Ce temps gâché
Ces coups portés

Dis moi que tout ça a un sens
Dis moi qu'je suis pas mort pour rien

Dis moi que tu regrettes rien
Que tu es libre, que tu es bien
Que ta vie est bien mieux comme ça
Dis moi que tout est mieux sans moi

Dis moi que tout n'était qu'un leurre
Une utopie un trêve une fête
Dis moi que je n'étais qu'un rêveur
Que tout n'était que dans ma tête

Dis moi que tout était écrit
Que tout était perdu d'avance
Que n'importe qui me l'aurait dit
Sans me laisse l'ombre d'une chance

Dis moi que tu regrettes rien
Et que sans moi tout va très bien
Dis moi que tu t'es pas trompé
Si c'était a refaire tu le referais

samedi 13 mars 2010

franprix II

Quand le frigo est vide
Et quand l'évier est plein
Quand il n'y a plus de tisane
Plus de brioches plus de pain

Quand la poubelle déborde
Quand y'a de la poussière sur le sol
Le linge sale sort de sa niche
Quand les wc ont l'arôme riche

Quand le dernier train est passé
Le dernier robeu a fermé
Quand le soleil s'est déjà levé
Et que chuis pas encore couché

Quand le cendrier déborde
Y a rien qui sort de mon stylo
Sur internet Y'a rien de nouveau
Quand la flème et le désordre

Il reste toujours une zone d'espoir
Un franprix a dévaliser
Il reste toujours un peu d'eau chaude
Une éponge un sac poubelle

Pour que demain renaisse de ses cendres
Y'a toujours le téléphone qui sonne
Du boulot des trains a prendre

Et y'a toujours à nettoyer
Les carreaux la vaisselle les wc
Un sac poubelle à vider

mercredi 24 février 2010

Franprix (en cours)

La porte qui s'entrouvre.
Le froid qui s'engouffre.
Un courant d'air automatique
traverse la boutique.
Et,

Et la boue qui s'installe.
Les cartons qu'on déballe.
Les clients qui râlent.
Le carrelage est sale.

Voila ce que je vois quand je lève les yeux.

Et,
Les lames de rasoir sont sous clefs

Petit chef surveille fathia
Les glaces sans teints
Les caddies passent

Petit chef surveille fathia
Les caméras
Les plexiglas

Deux aubergines
Des carottes
Un paquet de corn flakes
Voila ce qui passe à ma caisse

Le jus d'orange coute deux euros
Le magazin ouvre à 9 heures
Les cacahuètes coutent deux euros
Le magasin ferme à 9 heures

Au moindre faux pas il aboie
Petit chef surveille fathia
Debout
Le regard froid
Il domine son fief
Il est le roi


Petit chef surveille fathia
Peur au ventre et pôle emploi



Faut ouvrir le cadenas vodka
Petit chef surveille Fathia

40 clients à la seconde

Petit chef surveille Fathia


Au moindre faux pas il aboie

Petit chef surveille Fathia

mardi 9 février 2010

Le réveil

Encore une heure a patienter. je replonge dans mes songes sans pouvoir faire abstraction de quelques tourments avant que mon esprit replonge dans des rêves enthousiasmants. Et puis une sonnerie vient tout gâcher, a moitie conscient je ne veux rien oublier des vagabondages de mon cerveau mais c'est trop tard car tout s'efface, c'est la journée qui prend la place. Alors je me lève sachant parfaitement ou aller. Vers ces occupations ces rires qui vont annihiler mon envie de pleurer. J'en ai marre putain, je me sens bien que dans le train. Car aussi dans ses sièges je vais rêver. Avant d'arriver a ce maudit terminus, qui me réveille une nouvelle fois. Je ne sais pas d'ou sort cette force pour affronter toutes ces journées. Je sais pas non plus ou tout ça va me mener. Juste quelques sourires éphémères, est ce un brin de vie qui résiste ou une encore un semblant, une tromperie.

mercredi 3 février 2010

A86

Et je conduis vitre fermées un bourdonnement omniprésent
Le pieds collé à la pédale main au volant les yeux dans le vague

J'assassine dans ma tête tous mes semblables d'embouteillage
Et je rêve encore du dessous d'ma couette d'me plagier sur la plage

Quelle soit libre ou enneigée le vague a l'âme je me trimbale
Vers une destination obligée on appelle cela le travail

J'ai beaux changer d'itinéraire écouter de la musique et suivre les pancartes bleues
Bordeaux Nantes Lyon Marseille la clusah Cour St Émilion
Il faudra bien que je me gare comme chaque matin à la même place
Que je le veuilles ou non qu'il pleuve qu'il grêle même si la route se transforme en glace

Et dans mon cœur j'ai une ballade une nouvelle route à essayer
Et dans mon cœur je voudrais te montrer les jolis endroits que j'ai repéré

Mais y'a personne que moi tout seul qui gueule un cri étouffé par le par brise

Personne n'a entendu cela même Janis Joplin dans l'autoradio

Et l'autre à coté se demande comment il va bien pouvoir me doubler
Je laisse ma place et ma chance a qui arrivera le premier
Trois quatre deux un zéro feu vert partez!

dimanche 15 novembre 2009

Olympiades

Marchant sur le trottoir une envie de tout péter
Méthodiquement un coup fatal les Copy top les Starbuck Café
Errant dans les rues la rage au bide
Les vitrines, les figurines, les publicités
Et tristement je m'enfonce dans le marbre et les vitres tintées, l'acier lamentable
Au creux de ce gaspillage je pense au sable au coquillages
Métro 14 pierres tombales recyclées sur les murs, parois anti suicide, ouverture automatique
Et je comprends la vieille folle qui gueule toutes les nuit sur les passants
Et celui qui s'enferme toute sa vie derrière un écran

Et je comprends tout ceux qui se taisent a jamais un jour gris en haut d'une falaise
Je fuis ma vie chaque espoirs chaque oublis chaque échec, chaque non dit
Restant la le cœur empli de rire et de cris que je ravale et que j'enfouis
Tu me manques à chaque instant j'en cris sans bruit
Comme d'autres feraient l'amour de la même façon
Chaque matin je me lève, je tombe en arrière dans un ravin que j'ai moi même creusé
Empli de merde que j'ai moi même chié
Avec mes habits de couleurs je résiste au béton armé de l"espoir qui perdure dans le cimetière de ma destinée

lundi 5 octobre 2009

Brutal death

Elle est la partout elle nous fuit elle nous précède
Elle est la devant moi surplombée par une lune rousse énigmatique
Elle est la derrière moi dans un crépuscule orange turquoise tiède
Elle est la partout elle m'entoure m'assomme ou me console

La route est belle sous cette nuit grave
Les lampadaires scintillent fourmillent comme des lucioles
Un rer à deux étage luminescent vole dans le vent
Les petites lumières rendent jolis les murs amers

J'ai éteins ce cd de brutal death
Et j'ai laissé de coté mes vieilles rengaines de vieux routier solitaire
Cinq ans dans ce camion à râler dans mon coin
Cinq ans de solitude morbide à conduire en vain

Habitué sans même le voir
Chaque soir
Mécaniquement
Je prends mon volant
Je vérifie mon chargement

Je me pleins bruyamment même si personne ne m'entends
Avalant les kilomètres de cet univers noir triste et violent

Entre les chauffards qui doublent n'importe comment
Entre les motards qui pointent leur phare agressif
Comme pour bien voir ou finira leur histoire sur quel récif

Entre les carcasses de viande brulées vives prés du talus
Et les cadavres des enfants des chats des chiens
Des écureuils des cerfs des daims morts pour rien!

Cette folie meurtrière qui nous anime
Le volant dans les mains c'est un luxe qui décime

Et on appuie sur la pédale le chauffage a fond nous asphyxie
Comme cette planète qui tousse a chaque nuages noir émis

Mais pourtant malgré l'absurdité des embouteillages
Les tôles rouillées du bas coté qui testent le libertinage
Malgré les sirènes lesbiennes qui hurlent comme des chiennes
Malgré les déchets hors bennes comme des vieux slips que l'on disceme
Et les griffures tenaces du caoutchouc qui laisse des traces

La route est belle quand chaque soir elle se découvre
Balayé par mille lumières quand elle s'entrouvre
Un bon vieux train enjambe son lit comme un éclair
Et il s'enfuit avec un bruit qui ronfle dans l'air

mercredi 16 septembre 2009

Show must go on

Ce matin, comme mille fois tous les jours, je me laisse tomber en arrière
Toute cette tristesse en moi remonte à n'importe quel moment
C'est presque impossible de se concentrer sur autre chose
Et pourtant j'y arrive
Show must go on

Alors j'assure toutes les conversations qui s'offrent a moi
Je nourris toutes les demandes, je fais tout du mieux que je peux sans rien attendre
Et ça marche
Show must go on

Tout ça pour tenter de fuir une réalité qu'il m'est impossible d'accepter sans me battre
Et pourtant il faut que je renonce à ce combat

Et putain j'ai les boules, tous ces regrets inutiles qui vont et viennes
Toute cette débilité en moi qui parfois resurgis quand les sentiments prennent le dessus sur mon cerveau
Mon cerveau qui me dit t'aurais du fermer ta gueule maintenant dégages !

Mon cerveau qui me mais dis t'es vraiment trop con
Et moi qui lui répond mais connard tu vas pas t'y mettre toi aussi bordel, tu es moi putain c'est toi qui est trop con tout ça c'est de ta faute alors fait pas chier
Alors je ris aux blagues, je travaille
Show must go on

Et j'ai toutes ces questions sans réponses
Pourquoi je gagnes tous les combats sans enjeux mais des que quelque chose prend de l'importance pour moi il faut toujours que ça ne marche pas ?
Pourquoi il n'y a que moi qui crois vraiment en moi ?
Pourquoi personne ne veut tout ce que j'ai à partager ?

Toutes ces questions qui ne servent a rien

Et pourtant j'aime la vie
Chaque fois que je sors de chez moi je me régale de tout ces chemins parcourus toutes ces idées qui me viennes et toutes ces choses que je découvre
Je pourrais écrire un livre sur chaque jour qui passe parce que la vie ce n'est qu'un enchevêtrement de moments forts qui se suivent.
Ou bien créer un sit com à succès
J'ai bien mille et une passions et tout ce que je veux à portée de la main
Excepté ta main

Alors sous ces milles soleils qui me tendent la main
Parfois je me laisse tomber en arrière
Dans cette mer agitée qui m'embrouille de son vacarme
Avant d'en sortir terrassé mais vivant
Le manches relevées pour affronter tout ces combats sans importance
Tout ces combats gagnés d'avance
Laissant derrière moi la vraie vie
Celle que je voulais vraiment
Show must go on

vendredi 4 septembre 2009

appart

C'est super d'avoir un appart!
On peut s'occuper de faire la bouffe, le ménage, les courses, la lessive, les carreaux pour enfin penser à rien...

C'est génial un appart on peut mettre de la musique des putains de disques qu'on avait oublié qu'ils étaient aussi bien...

C'est trop cool un appart on peut regarder la pluie tomber dans le vide voir le vent tordre les arbres derrière le silence du double vitrage

C'est monstrueux un appart on peut passer des heures sur internet facebooker un max, msner brasser du vent

Mais putain pourquoi je me fais chier

y'a une guitare qui m'appelle mais je la laisse glander toute seule pour me venger de ma propre solitude !

jeudi 27 août 2009

Attendre (ébauche)

Attendre que la porte s'ouvre
Attendre que l'asscenceur descende
Attendre que l'eau des pates boue
Attendre que le café chauffe
Attendre que le bus passe
Attendre que ma mêre rappelle
Attendre que sophie désaoule
Attendre que le vent se lève
Attendre que la nuit s'acheve
Attendre que le réveil sonne
Attendre que l'eau chaude soit chaude
Attendre que la rage résonne
Attendre que quelqu'un bouge
Attendre le signal des hommes

Attendre que la musique reprenne
Attendre que les paroles s'énervent

Attendre que le bébé dorme
Attendre que le chat guette
Attendre que le someil se trouve
Attendre que les copains débarquent
Attendre la fin du film
Attendre que le train s'arrete
Attendre qu'internet remarche
Attendre que quelqu'un me remarque
Attendre la fin du repas
Attendre que le téléphone sonne
Attendre que le moteur démare
Attendre que la porte se ferme
Attendre que l'escalier roulant
Attendre que les pommes de terre frites
Attendre que la sauce bolognaise
Attendre que la porte des vc
Attendre la fin du cd
Attendre que l'imprimante fonctionne
Attendre que la conversation
Attendre que la spéculation
Attendre que l'égémonie
Attendre que john wayne
Attendre que pit sampras
Attendre que Joe strummer
Attendre que la corde de guitare
Attendre que la biere pression
Attendre que le fond de teint

Attendre que la nuit tombe
Attendre que le jour se lève

mardi 25 août 2009

sleeping near my dream

Oh my little dream
Don't let me sleep alone in your room
I can't sleep whit your cat
I can't sleep whit my soul

Oh my love
I ear your guitar in my head
And it's a song about me
All you need is love ta tadadada

The lights of the street turn around the ceiling
And a lot of creasy cars make some noise for nothing
I can ear the clock clocking
And feel the time going somewere

I know you aren't sleeping too
You feel the night just like me
You are alone with bad feelings
That you could forget into my arms

But this is only my idea
And you are in 2000 miles of this way

And the morning light come into the room
I can see my dream sleeping just there
Just beside me

I can't sleep near my dream

mercredi 19 août 2009

Arrêter d'être contre

Il faut arrêter d'être contre
C'est vrai être contre c'est négatif
J'aime pas si j'aime pas ça
Je suis contre chais pas quoi
Ça devient chiant à la fin

Alors Cui cui les oiseaux regardez le ciel comme c'est beau
Soyez tendance soyez pour

Oui mais voila arrêter d'être contre je veux bien
Mais moi je suis pour être contre toi
Si je le pouvais je n'arrêterais jamais d'être contre toi
Mais tu es contre

On a dit il faut arrêter d'être contre

Mais tu es contre!

Tu pourrais pas arrêter d'être contre le fait que je sois contre toi ?
Sans déconner
Parceque mon problème est que tu es contre le fait que je sois contre toi
Si tu pouvais arrêter d'être contre le fait que je sois contre toi
Je pourrais enfin être contre toi

Logique

lundi 22 juin 2009

Le tiroir

Le soleil se lêve doucement
Après la nuit la plus courte
Et je conduis ma voiture betement
Je trace ma route
Ou plutot je la suis car je ne suis pas si libre que ça
Je suis supposé rentrer chez moi
Il y a une odeur de lendemain de fête
Les cadavres de bouteilles ramassés en un clin d'oeil
Par des robots humains écureuils fluos

Et j'ai comme une commode pleine de tiroirs au fond de mon crane
Et il y en a un que je ne dois jamais ouvrir
Alors je nois le poisson parlant a tout le monde au gres des sourires
pour ne pas penser à ce tiroir du fond que je ne dois jamais ouvrir

Mais je suis piégé par ce roc dans ma poitrine
Quoi que je fasse ce que je veux est impossible
Quoi que je fasse je vous fais croire que je suis libre

Personne veut la clef de mon tiroir secret
Tout le monde se contente de cette commode
Comme un beau meuble
Mais sans voir le fond.

samedi 13 juin 2009

Etoile de mer

Gambas, le petit garçon qui joue seul, courre sur la plage. Il vient de pleuvoir et le sable gris est visqueux. Ses petits pieds laissent des petites traces qui tournoient sur le sol, on peut suivre son aventure des yeux sur des kilomètres de plage. Le petit garçon qui joue tout seul, rêve dans sa tête. Ce n'est pas une plage qu'il voit mais des mots qui le transportent vers le plus vivant et le plus joyeux des mondes. Un monde imaginaire ou tout est possible. Mais la plage est vide et c'est un jour de pluie en Bretagne hors saison . Sa mamie fait la queue dans une boulangerie. 

Au fil de sa course sur cette plage triste ses petits pieds s'enfoncent car le sable devient de plus en plus visqueux. C'est si marrant que le petit garçon qui joue tout seul ralentit son allure et commence maintenant à se prendre pour un géant au jambes lourdes qui marche très lentement. Chaque pas lui prend une éternité, ses jambes se posent avec fracas comme un atterrissage manqué, et chaque décollage arrache un bout de montagne sous le ciel gris d'un pays maléfique.

Ses jambes sont de plus en plus lourdes, et le géant a de plus en plus de mal a se déplacer. Il respire des nuages entiers et de son front tombent des lichettes de sueur grosse comme des limaces bien grasses. Le géant des montagnes est affamé, il cherche son chemin dans un marécage géant. Le petit garçon qui joue seul mime de mieux en mieux son personnage en ayant l'air plus harassé, en ralentissant la cadence et en poussant des râles de lassitude à chacun de ses pas. 

Alors qu'il voit enfin la lisière du marécage et imagine la jungle luxuriante qui se profile enfin au loin il sent sous son pied droit un surface rugueuse enfouie dans la boue. Intrigué mais toujours dans son jeu le petit garçon qui joue seul s'arrête et s'écrie : "oh non j'ai encore écrasé un hippopotame", puis d'un air malicieux il ajoute d'une grosse voix 'oh mais celui la il tombe bien justement j'ai grand faim'. Il se baisse et tente d'évacuer le sable visqueux afin de découvrir à quoi ressemble l'hippopotame qu'il a trouvé.

Au fur et a mesure de sa fouille ses doigts contournent cet objet étrange un peu mou, un peu rugueux, un peu aride et de forme bizarre. Lentement il sort cette chose du sol. C'est une étoile de mer. Une étoile de mer pleine de sable gris liquide et qui dégouline sur ses pieds. Brusquement le garçon sort de son rêve et courre vers une flaque d'eau moins sale pour découvrir à quoi son étoile de mer ressemble.

Il la plonge dans l'eau et en ressort l'étoile toute propre. Elle a cinq bras, elle est rousse foncée et elle a l'air triste et angoissée. Le petit garçon qui joue tout seul la console tendrement en nettoyant doucement ses bras avec ses doigts mouillés. Le petit garçon qui joue tout seul ne joue plus, il vient de regagner la réalité. Il regarde autour de lui mais personne ne vient. Alors il regarde sa nouvelle compagnie l'étoile. Il réalise qu'il vient de lui sauver la vie. Elle était coincée dans du sable dégueulasse de marée basse.

Il s'imagine quelle vie elle doit avoir, pouvoir parcourir les mers sans se noyer, faire la belle sur les rocher. Elle a besoin de personne, libre d'aller et venir au gré des courants. "Tu as de la chance" lui dit-il "moi je suis obligé d'obéir a ma grand mère". Mais l'étoile ne réponds pas. Au loin, grand mère l'appelle pour le gouter.

J'habite ici dit Gambas, l'été les autres enfants m'envient, ils croient que c'est toujours les vacances. Et c'est vrai, la boulangerie reste ouverte et la mer est la tous les jours. Mais personne n'est la pour jouer avec moi. Alors je m'invente des histoires dans ma tête pour ne pas être triste. Dans ma tête j'ai des amis qui me ressemblent et qui m'accompagnent partout. L'étoile de mer écoute mais ne dit rien. Elle est prisonnière de petits doigts qui la serrent un peu trop fort.

Gambas poursuit : mais toi tu as de la chance dans l'eau tu peux te faire des tas d'amis les poissons ne vont pas à l'école. Y'a pas de gens de la ville qui partent qu'en vacances.

(a suivre)

lundi 25 mai 2009

La petite dame en rouge

La petite dame en rouge sur laquelle les yeux se posent
A pris l'habitude de ce genre de choses
Elle réconfortes les âmes par son unique présence
Sur elle les yeux se posent comme les feuilles mortes embrassent le bitume

Elle est vraiment très belle

Mais elle ne trouve rien de beau
A chacun de ses pas un ennui de plus

Tu peux lui prendre la main
L'emmener ou tu veux
Tu peux lui donner ta vie
Et l'aimer tant que tu peux

Jamais un merci sortira de ses yeux
Hé la dame en rouge ta vie est vide et tu vieilliras vite
Un jour plus personne ne se battra pour t'arracher à ta mélancolie
Tu es si belle pourquoi est tu si triste?

jeudi 9 avril 2009

Double vitrage

Du verre du béton et de l'acier
Triste idéal de société

Isolation aseptisée
Tous les cris sont étouffés
Avec le double vitrage
Personne ne t'entends pleurer
Personne ne t'entends vivre
Personne ne t'entends baiser

Jouissance et souffrances camouflées, niées
Fond de teint et parfum
La pudeur normalisée

Les cernes sont effacées
Les visages sont maquillés

Langage standard
Vocabulaire limité
Fautes d'orthographe corrigées
Sigles spéciaux
Paroles optimisées
Relations efficaces
Rien ne dépasse

Pas un avis

Être humain robotisé
Intelligence artificielle

Fais ou je te dis de faire
Dis ce qu'il faut que tu dises
Réponds quand ça sonne
Réveille toi quand ça sonne
Mange quand ça sonne

dimanche 1 mars 2009

Le premier jour du reste de ta vie

Une pièce laissée vide dans un logement humide
voila tout ce qui reste
et des murs si blancs qui dégagent le néant
voila tout ce qui reste

Et comme un coup au cœur reviennent les couleurs qui jadis l'habitait
Et comme un creu au corp reviennent les musiques qui jadis l'animait
Avant qu'il ne déserte cette chambre muette vers une nouvelle route
Avant qu'il ne s'en aille s'émouvoir des trouvailles qu'il y fera sans doute

Et on entends les talons qui quittent la maison
La voiture qui démarre, l'enfant dit au revoir

Il y tant de souvenirs qui ne veulent pas s'enfuir
que l'on voudrait revivre jusqu'a l'éternité
mais cette pièce est vide et l'on a peine a croire qu'elle a une vraie histoire

Le chauffage est éteind et l'air inanimé
Il reste que des regrets
y'a que des fantômes tristes qui sont restés

Full hd

On veut tous avoir ça chez soi
Un écran plat d'quatre mètres sur trois
Avec des enceintes norme THX
Haute fidélité mauvaise musique

Mais quand tu lèves les yeux de ton écran tu vois beaucoup plus de choses
Image parfaites, contraste optimal, pour un réalisme à couper le souffle
Et il suffit de descendre dans la rue
Pour assister au spectacle fou d'une voiture qui passe
Basse profondes aigus agressifs
La réalité c'est comme si t'y était!

Et je vois sautiller des chanteurs sur la télé
Mais putain ou est passé cette ferveur et cette puissance
Qui était bel et bien présente au concert
Au millieu de cette foule qui écoutent vraiment

Finalement c'est pas si mal
Un écran de télé qui chouine dans un fond de mauvais resto
Est-ce mieux qu'un mur crado?

jeudi 19 février 2009

3h35

Je suis la, bêtement, assis sur ce tabouret, me grillant encore une fois les yeux sur cet écran que je déteste,
Cet écran qui m'a fait passer beaucoup de temps.
Est ce la vie ? L'ennui ? Tuer le temps ?
Que peut on faire à quatre heure du matin tout seul dans ce monde ou tout le monde dors? Je devrais faire pareil mais j'ai pas sommeil. J'ai un trou dans le cœur et des yeux qui pleurent. Je regarde tout ces drames autour de moi, et je me dis quelle chance.
Moi je n'ai pas perdu ma mère.
Moi j'ai pas perdu la vue ,
Il me reste de la mémoire
Je ne suis pas réfugié

j'ai pas perdu la mémoire comme mon grand père. J'ai un boulot, des amis, un nouvel appart. Je n'ai pas le droit d'être malheureux.
Et pourtant j'ai un trou dans la poitrine. Je m'en veux de souffrir, par rapport à tout ceux qui ont vécu la guerre ou vu la mort de près. Je m'en veux d'être mal avec mes petits problèmes, balayés en deux secondes, en une conversation.
Pourquoi tout n'est pas si simple ?
Alors je me dois de vivre, d'aller au bout de mes projets. Je suis libre et tant de gens ont souffert pour que je le sois. Et moi je me morfond bêtement devant cet écran.
Un morceau de fromage = une consolation,
Un sourire, un visage = une consolation,
Une rage que l'on partage = une consolation
Plonger dans les nuages = une consolation.
A quoi bon se battre du soir au matin si au creux d'une nuit voir que c'est en vain.
Que je suis seul dans mon train. Tout le monde est descendu. Putain de merde, j'ai les boules. Quand apprendrais je a me satisfaire de ce que j'ai? Quand m'apprendrais je a m'estimer, à être heureux?
Les alcools, les drogues me servent a rien. Les consolations me servent à rien. Je voudrais juste ne pas avoir besoin d'être consolé. Aller bien. Pour de vrai. Sans me mentir...

jeudi 12 février 2009

Sans voix

Je reste sans voix
A tous ceux qui se nourrissent du malheur des autres
Qui tournent autour comme des guêpes
Voyeurs, bons parleurs par derrière

Cette France alimentée par les faits divers à la télé
Trop contente qu'il y en ai un à sa porte
Il se passe quelque chose qui fait vivre cette masse morte

On crie à l'aide dans un couloir, personne ne bouge
Une tête explose contre le mur, personne le bouge

Quand la police arrive les portes s'entrouvrent
Les portables enregistrent les actions troubles
La foule entoure la bastonnade
Filmée sur plusieurs angles

Avant que les pompiers débarquent
Réparer le maux banals
Avant que les pompiers repartent
Faire leur travail dans un autre quartier

J'ai de la chance je suis pas à sa place
Quand je raconterais ça aux collègues
Vous avez vu ce qu'il a pris hi hi hi

Triste témoins triste souffrance
Qu'arrive qu'aux autres évidement

Et quand le drame frappe à sa porte
On ne peut rien espérer d'autre
Que le mépris et la solitude
La délation et les racontars

Devant tous ceux qui se nourrissent du malheur des autres
Qui tournent autour comme des guêpes
Voyeurs, bons parleurs par derrière
Je reste sans voix

jeudi 18 décembre 2008

Gel

Je dévale à plat ventre sur une autoroute de glace
Qui descend
Un mélange d'acier et de béton qui s'enlacent
Chaque seconde qui passe comme un coup de poing en pleine gueule
Je dévale la pente assommé et sans freins
Avant de me fracasser sur le grand mur de la fin

Comment faire face
Un combat dans la glace
Lentement je me mets debout
Contre la neige le froid le boucan du vent

Les larmes qui me gèlent les joues
Coulent sur mes godasses

Lentement je me mets debout regardant ma vie en face
Je rembobine au début pour me remettre les idées en places
Je me les pèle
Dans la solitude de ce monde d'acier et de béton qui s'enlacent
Autour de moi

La route du passé et
La route du futur me fait face

La route du passé je la connais
Je n'ai jamais su l'éviter
Le lent retour en arrière
La case prison qui dure trois tours
Se réveillé au même endroit qu'il y a dix ans de cela
Le même malheur les mêmes erreurs
Cette même route qui mène nulle part
Qu’a l’échec, qu’au point de départ

Avec
L’incapacité de prendre l'autre
Plus longue plus dure plus incertaine
Celle du changement celle de ma vie
Celle de la liberté celle du printemps
Celle de l'espoir si dur a voir
Quand c'est l'hiver quand on est seul
À chuter sur une autoroute de glace
Qui descend

Avalant les flocons qui passent
Et les racines qui assomment
Jusqu’a l'oubli

La force d'un sourire d'un espoir de s'en sortir
Oublier le passé et toutes ces histoires gâchées
S’accrocher au peu de vêtements qui restent
Les bouts de carapace toujours en place
Sur un corps qui se ramasse

dimanche 2 novembre 2008

Débris

Je comprends trop les gens qui fracassent leur guitare

Qui explosent leurs meubles détruisent les vitres et foutent tout par terre

Je comprends les gens qui crient jusqu'à vomir de haine

Je comprends aussi ceux qui se tranchent les veines

Je comprends ceux qui explosent sans préavis du jour au lendemain

Ceux qui ne savent garder enfouis leur malheur d’être en vie

Je me sens tellement seul je me sens tellement vide

Que je pourrais prendre une voiture pour me fracasser contre un mur

Je comprends ceux qui se laissent submerger par la vie

Qui ne peuvent plus prendre la place à laquelle on les a mis

mercredi 20 août 2008

Moins que rien

Les routes vont bientôt se remplir de voitures

Les gares de voyageurs sachant ou aller

Le soleil reviendra éclairer la verdure

Notre vie de fourmi va recommencer

 

Demain sera peut être empli de solutions

Mais ce soir c’est ma perdition

La lune me fait arrêter le temps

Et sur ma peau jaillissent des tourments

 

Alors j’attends que la fatigue prenne le dessus

Que mes yeux se ferment sur des espoirs perdus

Demain mécaniquement les réveils sonneront

Les maudits songes de ma tête dormiront

 

Car je sais ou aller et je sais quoi faire

Sauf la nuit quand je suis seul

La lune est la, elle seule m’éclaire

Et dans le noir je ferme ma gueule

dimanche 17 février 2008

Place du mort

Je conduis ma vie sans but sans personne à la place du mort
Le bruit des ambulances qui foncent le doux roulement du goudron
Personne pour sourire ou parler avec moi
Juste du béton et des regrets
Je roule en rêvassant que le tunnel me tombe dessus
Je roule en rêvassant que des voitures me prennent en sandwich
Dans mes yeux y'a pas d'essuies glaces et je peine à me concentrer
Je sais pas trop comment mais mon coeur s'est arrêté
Alors j'accélère au dessus du vide
Je slalome entre les pyramides de fer
Personne dans le rétro personne sur les sièges arrières
Je repense à la première personne qui m'a dit tu as le droit de rêver
Je repense à tous ces rêves que je n'ai pu qu'abandonner
Je repense à ton visage qui me souriait quand tu étais assise à coté
Un truc magique dans ma poitrine me disait que tout va bien se passer
Maintenant mon corps entier souffre de ton absence
Et le boucan de la route va me faire péter les sens
Je monte je descend je tourne je vais tout droit
J'ai beau te chercher comme une âme abandonnée
Rien ne remplacera quand tu étais à mes cotés
La simple idée de manger me donne envie de gerber
Je voudrais tout arrêter mais je me fais klaxonner
Alors les gyrophares les brancards des ambulances seront pour moi
Et en ouvrant les yeux je percevrai à travers les larmes
Que les murs blancs de la solitude qui m'écrase comme un presse-purée
Comme le tamis de mon enfance dans mes mains et un sourire au nez
Avec ma pelle en fer je construisais mes rêves
Avant que l'océan ne vienne tout emporter
Le pétrole visqueux des marrées noires qui me colle toujours au pied
Ma maison n'est que souffrance une personne pleure dans chaque pièce
Je plonge dans l'océan immense pour qu'il m'emporte et me brise en toute pièces

jeudi 31 janvier 2008

Boucan

Un long cri courre dans la nuit

 

Il est habile et a du charme

Seulement ce soir il a deux grammes

Et il génère tout ce vacarme

 

Innocent le reste du temps

Ce soir il va commettre un crime

Il aime les jeunes filles aux jambes fines

Bien habillées bien maquillées

Il aurait pu juste la séduire

La faire rire la faire sourire

Mais il n’agit qu’avec violence

Ceux qui le savent s’en écartent

Et le laissent commettre ses actes

 

Un long cri courre dans la nuit

Et transperce mon insomnie

Comme tout le monde je reste au lit

Mais c’est quoi ce boucan ?

 

Ouf

C’est fini.

 

samedi 29 décembre 2007

Mouchage

J'aurais beau me moucher le nez

Me dire qu'ça va aller

Ça ne va rien changer

J’aurais beau mentir dans me sourires

Et cacher mon envie de fuir

Ça ne va rien changer

J’aurais beau tapé dans des bidons

Me bourrer de cagetons

Ça ne va rien changer

Et j'aurais beau parler à tous les psys

Leur raconter ma vie

Ça ne va rien changer

 

Alors je dors

Attendant que ça passe

Je fais rien je rêvasse

En regardant dehors

Quoi que je fasse

Ça changera jamais rien

Et je mesure combien

Je suis seul

 

Au milieu de la foule

Les valises qui roulent

Ça vie autour de moi

Mais moi je ne pars pas

Je suis loin de tout ça

 

Et je vois

Tous les trains arrêtés

Ils n'iront pas plus loin

La voie est terminée

 

J'aurais beau m'envoler dans l'espace

Plonger dans l'océan

Ça ne va rien changer

J'aurais beau chanter à tue tête

Bousiller mes tympans

Ça ne va rien changer

J'aurais beau rentrer dans un moule

Et faire tout ce qu'on me dit

Ça ne va rien changer

J’aurais beau me défouler

En faisant du karaté

Ça ne va rien changer

 

Et dans ma chambre

La lumière s’est éteint

J’entends le bruit des trains

Que je ne prendrais pas

 

Alors j'attends

D’avoir des choses à faire

Alors j'attends

Que le soleil se lève

Réveillé avant le réveil

J'arrive même en avance

Ça ne me ressemble pas

 

Aller voir un psy ou taper sur des gens ça changera pas le monde qui pue

Ça changera pas ma mere qui veut mourir

Ma meilleure amie malheureuse

Mon grand pere qui va crever et mon autre grand pere qui oublie tout

Ça changera pas que j’aime pas conduire et que je me force à faire ça pour rien

lundi 10 décembre 2007

Le silence et les larmes

Alors le train fille dans la nuit comme un texto aigri
Qui m'remet à ma place et me ramène chez moi
retour à la case départ
la solitude comme compagnie et les yeux rougis
je maudirais ma vie
c'est pas un drame
c'est pas un drame
Le silence et les larmes

Alors au creu d'un drap doucement je sombre
Comme un sable mouvent qui m'engloutis doucement
Le tic tac du réveil de s'arretera jamais
Comme des coups de matraque pour mieux m'enfoncer
Je me pers dans mon lit
mon coussin est humide
Cette absence me possède
Cette absence m'obsede
c'est pas un drame
c'est pas un drame
Le silence et les larmes

Encore un matin

encore un texte qui sert a rien
écrit de rage sur un calpin
caplin perdu un jour de pluie
les écrits restent et puis sans vont

encore une rage qui sert a rien
un texte déchiré un matin
le jour se lève dans le brouillard
la feuille tombe sur le boulevard

encore une pluie qui sert a rien
elle lave la rue la crasse revient
encore l'hier d'un lendemain
cette journée ne sert a rien

encore un mot et puis plus rien
je suis tout seul sur mon chemin
personne répond il est si tôt
mes pas écraseront pas mes maux

le jour se lève tout les matins
un jour de plus un jour de moins
encore un texte qui sert à rien
encore une larme sur mon chemin

Fleur

j'ai rencontré une fleur
qui fanait sous les pleurs
la prenant pres de moi
elle me fille entre les doigts

ou va tu petite fleur
les égouts c'est la peur

je veux mourrir dit elle
car la vie n'est pas belle
je veux mourrir maintenan
c'est le jour d'mes trois ans

et je la vois qui nage
vers le fond du rivage

je peux plus rien pour elle
je la trouvais si belle

J'ai appris

J'ai appris à être réveillé tous les matins par une sonnerie
J'ai appris à être ponctuel efficasse et rentable
j'ai appris à pleurer en silence seul dans mon lit
j'ai appris à ne pas penser et ne pas dire
j'ai appris à avoir et ne pas être
j'ai appris à rester à ma place et à encaisser
j'ai appris à mentir à paraitre et a faire croire
j'ai appris à accepter l'échapatoire de la consomation
j'ai appris à taire mes reves mes envies et mes idées
j'ai appris à detester ce qui ne me resemble pas
j'ai appris à reconnaitre ce qui est normal de c'qu'il l'est pas
j'ai appris à mourrir seul sans un mot et sans un bruit
j'ai appris à m'bourer la gueule pendant les heures ou c'est permis
j'ai appris à jouir en silence tout seul dans mon lit
j'ai appris à croire
j'ai appris à masquer les messages que lancent mes yeux
j'ai appris à vouvoyer mes maitres et tutoyer mes exclaves

Air parif

Encore une nuit déserte au milieu de la ville
Mon regard s'attarde sur une vieille pub inutile
Ce que je respire est contrôlé par air-parif
Au fond pour tous ces gens je ne suis qu'un chiffre

Une statistique qui navigue dans l'inconnu
Quelques pas au hasard dans une rue perdue
Le moindre déplacement scanné en un instant
Des milliers d'caméras analysent mes mouvements

Enfermé dans du béton
Devant la télévision
Un sentiment passé
Traîne dans mon courrier

Je sais moins bien qui je suis que ces types des RG
Tout est enregistré depuis que je suis né
Mais tout l'monde se fout d'moi y'a personne pour m'aider
Seul dans mon lit le soir quand j'ai envi de pleurer

Moi qui croyais qu'un jour je pourrais prendre un train
Faire comme l'oiseau dans la chanson de Fugain
Oublier ce monde pourri être seulement près de toi
Naïf et enfantin ne plus penser à tout ça

prémonition

Je suis un peu dans cet état
Mais je sais plut trop ou j'en suis
Quel est ce rail qui guide mes pas
Quels sont mes peines et mes envies.

Avec la peur d'être séduit
Jusqu'à en oublier qui je suis
Se réveiller six pieds sous terre
Avec une fleur et des affaires

Avec la peur de blesser
Un propos mal interprété
Pour finir seul et incompris
Au fond même moi chais pas qui j'suis

Désolé j'suis un peu perdu
J'sais pas c'qu'on attends de moi
Ce que moi j'veux je le sais plus
Je sais pas ou ce chemin va

Pardonnez moi d'être comme je suis
Mais si on m'aime qu'on m'aime telquel
Et si personne ne m'aime tan pis
Je fuis les cris et les décibels

Qui donc l'emportera

encore une fois je suis perdu
seul dans ma gare seul dans ma rue
la foule autour sors de ses gonds
on va pas en faire une chanson

encore une veille de lendemain
quoi que je fasses ça changera rien
comme une montre je tourne en rond
on va pas en faire une chanson

c'est toujours le même temps qui passe
que tu te battes ou reste a ta place
c'est comme pisser dans un violon
on va pas en faire une chanson

et cette foule qui part en guerre
va elle agir ou bien se taire
soit c'est la vie soit c'est l'chaos
mais quels sont donc leurs idéaux

j'ai peur même si au cinéma c'est toujours le bon qui l'emporte c'est plus facile de détruire que de construire un avenir...

Thé ou café

Alors il y a le thé
Qui brûle le palais
Qui fait cligner des yeux
Et qui coule sur la main
Crispée par la douleur
Mais pas un cri ne sort
La souffrance encaissée
Comme depuis des années
La partager une seconde
Avant de se reprendre
Je n'ai rien dit
J’en ai trop dit
Je vais me faire descendre
Parler c'est interdit
Et personne veut entendre
Alors y'a ces pensées
Qui sortent du gobelet
Liquide trop infusé
Une idée trop amère
Si forte qu'elle se propage
Et dans ce long voyage
Qui m'a fait rencontrer
Une tasse de café
Qui dilue son tourment
Dans un nuage blanc
Ajoute de la douceur
Et oublie son malheur
Et doucement je pleure
Ça la fait enrager
Les larmes coulent dans l'verre
Le café est salé
Et alors vient la rage
Que dis-je un vrai carnage
Nous volons en éclat
Séparés
Mélangés
Sur le sol
Impossible à laver
Le café renversé sur la dalle de béton glacé
Dans cette cour de lycée
Sentiments piétinés par des chaussures trop propres
Sentiments dispersés dans tout le couloir sale
Qui causera le tourment de la femme de ménage.

jeudi 29 novembre 2007

Au bord de la route

Toute la journée au bord d’une route

A attendre qu’on me laisse passer

Dans mon crane y’a plus que des doutes

Le passé m’attache les pieds

 

Et je fume toutes mes cigarettes

Suppliant que quelqu’un s’arrête

Mais personne ne veut m’voir pleurer

Et la terre continue de tourner

 

Et quand je ferme les yeux

Je dors sur ton ventre

Et mes doigts

Effleurent ton visage

Mais tout ça

Ce n’est qu’un mirage

Et j’ai froid

Tout seul dans mon rêve

 

Et la pluie efface mes traces

Dans ce monde

Je n’ai pas ma place

 

Je ne vois plus que ton dos

Et tu presses le pas

Pour partir

Ne plus me voir souffrir

 

Et les larmes coulent

Dans ton cœur

Je n’ai pas ma place

 

Et la pluie efface mes traces

la glace encercle mes chaussures

Je reste tous seul piégé la

Et le monde qui tourne autour de moi

Je ne veux pas

Mais non je veux pas

D’échantillons gratuits

Mais non je veux pas

Suivre ces gens pressés

Mais non je veux pas

D’escalators cassés

Mais non je veux pas

Me rendre à mon boulot

 

Mais non je veux pas

Etre video surveillé

Mais non je veux pas

Si tot me réveiller

Mais non je veux pas

Attendre le bonome vert

Mais non je veux pas

Passer les tourniquets

 

Moi je voudrais

Juste un instant

Me perdre dans tes bras

Pour oublier cette foule qui n’avance pas

 

Moi j’voudrais bien

Juste pour un moment

M’évader

arreter le temps

Avant d’être tiré en arrière

Par cette réalité amère

 

Mais non je veux pas

qu’on me paye un café

Mais non je veux pas

Qu’on m’dise salut ça va

Mais non je veux pas

Parler de mon week end

Mais non je veux pas

Travailler toute la semaine

 

Et je m’en fous

Que ce train parte sans moi

Et je m’en fous

Qu’le repas va être froid

Et je m’en fous

Qu’on m’traite de je n’sais quoi

mercredi 18 juillet 2007

Attention à la marche en descendant du train

Les yeux dans le flou qui fixent l’horizon le paysage défile avant l’arrêt complet
Attention à la marche en descendant du train
Je regarde les gens qui descendent
Attention à la marche en descendant du train
Prenez une vie à attendre que le paquet de chips tombe du distributeur
Prenez une vie à attendre que votre mari revienne du boulot
Prenez la solitude d’un être assis dans le train de sa vie
Et vous saurez ce que mes yeux disent à travers la glace
Attention à la marche en descendant du train
Porté par la foule.
Porté par l’escalator.
La lassitude de marcher
Attendre d’arriver en haut
La lassitude de réfléchir puis d’agir
Attention à la marche en descendant du train
Les regards se croisent sous les accords tristes d’une guitare
La foule arrogante quitte la gare
Le train repart
Prenez une vie à attendre que le train reparte
Prenez une vie à vouloir sans pouvoir
Prenez une vie transporté par un escalier roulant
Prenez une vie à oublier ses rêves d’enfant
Prenez une vie derrière une glace à regarder sa vie défiler à l’horizon
Et vous saurez ce que mes yeux disent à travers la glace
Attention à la marche en descendant du train
Machinalement je poursuis mon trajet
Insignifiant pour les gens
J’occupe juste un siège
Ils ne me reverront jamais
Ils ne me reverront que le lendemain
A la même place
Dans le même train
Derrière la même vitre
Exactement comme eux
Attention à la marche en descendant du train
J’imagine que les gens s’imaginent que je suis comme eux
Que quelqu’un m’attends chez moi
J’imagine que les gens ne s’imaginent rien à propos de moi
J’imagine que je n’ai pas tord
Le train est sans arrêt avant le terminus
Terminus tous les voyageurs sont invités à descendre
La vie est sans arrêt avant le terminus
Attention à la marche en descendant du train

samedi 23 juin 2007

Un homme capturé

Un gros bout de scotch sur la bouche et les mains liées
Allongé sur une planche
Il regarde le sol de béton que le soleil éclaire par de minces faisceaux qui brillent
Le peu de lumière brûle les yeux pendant que le reste de son corps tremble de froid
On ne casse pas des murs avec sa tête mais il essaye quand même
Il vient de se réveiller la alors qu'il rêvait d'être enseveli sous le sable d'une des plages de son pays natal
Avec des coups de pelle-bêche d'un gamin qui creuse qui lui rentre dans le rein
Il ne peut pas crier il a du sable plein la bouche
Il ne peut pas crier il a du scotch sur la bouche
Ses esprits revienne peu a peu il a mal au crâne d'avoir été assommé
Il se rappelle seulement sa tête butant à chaque marche d'escalier quand un homme sombre l'a tiré par les pieds
Il essaie d'écouter et pour savoir ou il est
Mais il se passe rien de caractéristique pour l'instant
C’est juste un homme capturé

dimanche 11 février 2007

La tulipe amoureuse

Il est une tulipe amoureuse d'une marguerite magique. Elle passe ses journées a rêvasser dans le pré en la regardant se faire butiner par des abeilles fortes inspirées Un jour elle se décide à lui déclarer sa flamme en jetant une lettre d'amour au vent. Mais un papillon l'attrape au vol, la lit et se fout de sa gueule. Alors de rage et de tristesse elle pleure tant qu'elle en inonde le champ. Quand elle s'aperçoit qu'il n'y a plus qu'une marre de larme autour d'elle son malheur est si grand qu'elle cède au rosier qui lui fait de l'oeil depuis si longtemps. Alors qu'ils sont bras dessus bras dessous pour aller se faire un mac do ciné elle a un éclair de lucidité et se dit "mince je suis en train de marcher je pers mes racines je vais mourir de ne plus pouvoir m'alimenter". Elle prend congé de son prétendant et va rejoindre sa marguerite magique juste pour pouvoir faner près de sa mie et se décomposer à ses pieds.

samedi 10 février 2007

Ecureuils

C'est le printemps au milieu d'un square. Je reste la assis sur un banc en ressassant des souvenirs, les souvenirs de quand, il y a longtemps je n'étais pas assis tout seul sur ce banc vert. Le regard tourné vers les graviers, je n'ose plus lever les yeux, de peur d'y découvrir ce monde que je connais par cœur, de peur d'y découvrir ton absence. Quand soudain un écureuil s'approche lorgnant la noisette qui traîne à mes pieds. Il s'avance rapidement en me fixant des yeux, tantôt courant vers moi tantôt à l'arrêt empli de désir de peur et de questions. De son regard plein d'intelligence il me dit vas y croque, croque avec moi, la vie c'est bon, la vie ce n'est que ça. Il fait beau, éclate toi, viens, mange des noisettes avec moi. Puis il se retourne et s'éloigne me laissant seul au creux de mes songes. Les larmes me viennent. Pourquoi tout n'est pas aussi simple pour moi que pour mon ami l'écureuil. Je voudrais être comme lui mais je n'y arrive pas. Alors je sors une tablette de chocolat et en croque un morceau. Me lève et la laisse sur le banc. C'et l'autre moitié celle qui était pour toi. Celle que tu ne prendras pas. Le mur d'en face me rappelle combien tu es loin. La moindre glace me rappelle combien je suis seul. Avec juste la force pour parler aux écureuils.

samedi 20 janvier 2007

Bras

Alors il y a des beaux habits pour se cacher derrière un col en V
Alors il y a des belles voitures pour se cacher derrière des vitres teintées
Je n'ai pas besoin de tout cela
Je n'ai besoin qu'être près de toi
Alors il y a des beaux écrans pour téléguider un tas d'pensées
Alors il y a des beaux billets pour consommer sans y penser
Je n'ai pas besoin de tout cela
Je n'ai besoin qu'être près de toi
Alors il y a des abattoirs pour se nourrir de la viande des autres
Alors il y'a des beaux placards pour y ranger ce qu'on "possède"
Je n'ai pas besoin de tout cela
Je n'ai besoin qu'être près de toi
Alors il y a cette route qui m'emmène tout droit au travail
Alors il y a cette autre route qui m'emmène droit vers la folie
Je n'ai pas besoin de tout cela
Je n'ai besoin qu'être près de toi
Alors il y a toutes ces larmes qui coulent le long de mon visage
Alors il y a la solitude qui m'accompagne pour que je sois moins seul
Je n'ai pas besoin de tout cela
Je n'ai besoin qu'être près de toi
Alors il y a ce réveil qui sonnera toujours quoi qu'il arrive
Alors il y a toutes ces chaînes que personne ne peut briser
Je n'ai pas besoin de tout cela
Je n'ai besoin qu'être près de toi
Alors il y a aussi l'oubli l'absence et la déception
Alors il y a aussi le doute l'amertume et l'incertitude
Je n'ai pas besoin de tout cela
Je n'ai besoin qu'être près de toi
Je n'ai besoin qu'être dans tes bras
Encore une fois je n'y suis pas

mardi 9 janvier 2007

Incident grave de voyageur

Les yeux au sol fixant les plaques de dégoût, elle arpente la grisaille des trottoirs en les repeignant des yeux avec ses idées noires. Les pensées se répètent comme des paroles matraquées, les yeux ne désemplissent pas d'une coulée de larmes régulière. Comme cette coulée de voiture qui dégringole cette rue, comme une rivière. L'escalator s'élève alors que son espoir s'enfonce, il semble que son esprit s'est pris dans les engrenages de la rampe noire qui tourne en rond toute la journée sur laquelle elle a sa main posée. Jadis cette gare lui donnait la force d'espérer un départ pour ailleurs, aujourd'hui c'est le retour a la case départ elle se dit que ce train sera le dernier qu'elle verra. Le cd est rayé dans ses oreilles mais elle ne s'en aperçoit même pas. Elle fixe les rails se demandant comment sortir de cette voie imposée qu'elle n'a pas choisi. Le train est en retard évidemment, une chute de caténaire le retient quelques km plus tôt. Cet incident lui sauvera la vie. Elle parcours le quai lentement mais regarder le sol lui donne le tournis, mélangé a la nausée elle a des spasme de rejet mais comme elle a rien mangé depuis des jours elle ne peux que souffrir en attendant que ça passe. Elle n'a plus rien à vomir. Un regard l'appelle, mais ça sonne occupé. Le quai se remplit et elle n'ose pas pleurer de peur que l'on vienne lui parler par pitié. Une personne l'aurait abordée et les autres, timides se seraient approchés. Elle s'assoit sur un siège vert rouillé et ses yeux se ferment épuisés. Elle se voit en Afrique sur un marché, un gros sac plein de fruits colorés, des chants et du djembé. Des gamins pieds nus courent et l'encerclent il y a de la boue du soleil et pas de fenêtre. Des accords de guitare se rapprochent une musique bancale mais énergique empli l'espace c'est un groupe qui joue sur un camion, les alentours sont pleins de vie et de sourires. Un courant d'air chaud souffle sur son visage, en fait c'est le train qui entre en gare. Et la ramène à la réalité. Elle avait oublié qu'elle pouvait encore avoir des rêves. Elle qui était si sombre avait un sourire sur son visage. Pourtant rien n'a changé. Elle a juste raté le train qui devait l'emporter. Elle prendra le prochain.

mercredi 3 janvier 2007

Déraillement

Tout commença un matin comme les autres dans le tunnel de val de fontenay. Le train stoppe la lumière s'éteint, les gens ronchonnent et font encore plus la gueule. Et puis Quatre coup de charley inespérés synchronisé a un "un deux trois quatre" gueulé en même temps par un fou au bout du wagon lancent une grosse fête qui durera de longues heures... Un vrai groupe de rock entame un rythme punk saturé du tonnerre. Tout le monde se met à danser et à sauter dans tous les sens anticipant la musique comme si elle était innée. Les rythmes changent et se succèdent frénétiquement sans arrêts. Les battements de cœur et les humeurs sont synchronisés par le tempo qui accélère jusqu'au chaos. Sur les murs du tunnel sont projetées des vidéos en direct suivant et accentuant le rythme de la musique. Les rares instants de répits sont des prétextes pour repartir de plus belle. Les sièges se rangent dans le sol mécaniquement les néons clignotent et changent de couleur au gré du son, toute la rage et la frustration accumulée se libère en même temps dans un grand cri de révolution. Les larmes et la sueur coulent sur les visages. Les rideaux des fenêtres descendent automatiquement et se transforment en miroir. Chacun est alors confronté a son visage qui se transforme au fur et à mesure que l'on se souri à soi même. Les énergies s'échangent comme si tout le monde se faisait un câlin en écoutant son cœur qui pour une fois s'est mis d'accord avec la raison. La musique reprend de plus belle douce et énergique en même temps. Ça chante ça bouge ça chahute librement. Presque dans l'indifférence générale le train démarre doucement puis prend de la vitesse. Il ne s'arrêtera plus aux stations prévues. Les gens restés à quai regardent ce convoi lumineux et bruyant défiler à fond la caisse. Ébahis. Le train sort du tunnel et le paysage défile. Les tags sur les murs se transforment en dessins, les grillages se désintègrent, les bidonvilles se transforment en maisons fantaisistes. Le train s'envole sur un viaduc très en pente et escalade les montagnes. Puis il se transforme en téléférique qui gravit le plus haut sommet. Les animaux écarquillent les yeux et profitent que les barbelés électrifiés se délient pour se faire la malle... Les lignes à haute tension se démontent, les stations de sport d'hiver rentrent dans le sol, les batteries des téléphones portables se vident. Les ordinateurs s'éteignent et leur contenu est transféré au cerveau du propriétaire. Les humains mutent, ils deviennent capable d'écrire plus vite d'éclairer devant eux de se télé transporter à volonté et de communiquer par la pensée avec les proches qui sont loin. Enfin arrivés au sommet de l'air frais revigorent les poumons et redonnent de l'énergie aux musiciens qui jouent de plus en plus fort. Toute la montagne peut assister au concert. Des ailes poussent et le convoi se transforme en planeur. Il s'élance sur une pente et prend son envol. Il survole les pays en guerre. A son passage les fusils et les canons se tordent, les mandats d'arrêts se déchirent et les traités de réconciliations se signent. Les ruines renaissent de leurs cendres et la haine se transforme en amour. Les corps reprennent vie et les cimetières se transforment en parc Le planeur perd de l'altitude et sombre dans la mer. Les poissons regardent ce nouveau sous marin d'un drôle d'air. L'eau s'éclaircit, les pollutions se diluent et se transforment en roc les épaves remontent à la surface et se repeignent, l'équipage reprend la barre. Le sous-marin se transforme en navette spatiale, et désole dans l'espace vers une destination inconnue. Laissant la planète bleue reprendre ses couleurs naturelles. Pendant le long trajet des couples se forment et font l'amour. Une nouvelle génération prendra la relève pour la révolution positive de l'univers. Et tout commença un matin comme les autres dans le tunnel de val de fontenay.

vendredi 22 décembre 2006

St lazare

Le train était sur le départ
Au bout du quai gare st lazare
Et l'écriteau d'un coup s'éface
Le train s'ébranle je reste en place
Lentement il déserte le quai
Lentement la nuit prend sa place
C'était le dernier départ
Je reste un temps le regard dans l'vide
Fixe les détritus au sol
Du béton gris des lampes froides
Le train est parti
Et alors c'est pas si grave
Il reviendra peut etre demain
Il repartira c'est rien
Et je fume sur le trottoir
Je marche seul l'esprit agard
Je rentre chez moi
Personne n'a tiré le signal d'alarme
personne ne s'est jeté sous la rame
Pourtant c'est triste
La voie est vide
Ma vie est vide

La voie est vide

Une petite fille chantonne en tournant en rond
Accroché à la barre près de sa mère
Emmenez moi au bout de la terre dit elle
La misère serait moins pénible au soleil
A 4 ans dans son tunnel habillé comme une madame
Elle répète ce refrain en tenant la barre à la main
On entend que des bribes elle marmonne comme une prière
Alors le métro stoppe à la gare
C'est la lui dit ça mère on descend
Sur le quai y'a pas de soleil
Y'a la misère qui dort par terre
La ptite fille stoppe de chantonner
Et prend la main de sa mère
Dans quel monde tu m'as fait naître

vendredi 15 décembre 2006

Cri d'enfant

J'ouvre les yeux dans un rer
Un ptit enfant crie près d'sa mère
Il aurait pu être mignon rire et sourire
Aga areu et tout ce qui suit
Mais la personne ne le comprend
Il ne connaît pas encore la langue
Est-ce dans cris prémonitoires
Dans ce train qui fille dans le noir
Qu'a-t-il compris de si terrible
Ça commence à être pénible
Attaché à sa poussette
Ou irait il sur ses ptites jambes
Parcourir le monde a l'envers
Ou bien se jeter sous la rame

Un peu plus vieux un peu plus tard
Dans le même train à la même gare
Libéré de sa poussette
Fasciné par les deux étages
Il a la vitre collée au visage
Il regarde le monde ébahit
Chaque détail l'intéresse
Et tout le monde lui sourit
A-t-il oublié sa détresse
Mais a l'école on le rattache
Tu apprendras ce qu'on t'diras
Et tu accepteras ce qui t'entoure

Il tombe dans la réalité
Les sdfs les sans papier
Et puis allume la télé
Et vois le monde qui crève de faim
Et toutes les bombes explosent au loin
Il voudrait crier comme à ses 1 ans
Sauf que maintenant il sait pourquoi
Mais toujours personne le comprends
On lui donne des médicaments
Qu'il vomit seul dans le noir
Il a des rêves prémonitoires

Un peu plus tard il en a mare
Il veut du simple et du facile
Il prends de la drogue il s'couche tard
Fais des conneries se fait pécho
Et dans le béton d'sa cellule
Il crie comme un gamin d'un an
Et personne ne le comprend

jeudi 7 décembre 2006

Interconexions

Il slame dans les escalators et dense au milieu des couloirs il laisse tout le monde dans leurs tords et leurs envies de croire Et d'un crayon il balaye la réalité pour dessiner un poème sur une publicité Est-ce qu'il sourit tout le temps ou bien est il défoncé Est-ce qu'il est dans mes rêves est ce qu'il va se faire chopper J'en sais rien mais tant qu'il existe il n'y aura pas de trêves A tout ceux qui payent pour que les murs soient blancs et les affiches vierges
moi je dis qu'il a raison d'ailleurs il en fait c'est moi. Le personnage que je voudrais être. Inspiré par robin des bois. mais mon esprit est en cage. Et j'ai pas de potes pour le libérer. Ni de fête au village pour me donner du courage. Au nom de Vigipirate tout le monde a les mains liées on est tous fichés sur des listes mais c'est pour notre sécurité bien sur. Et on adhère à ce système car c'est notre intérêt bien sur. Ayez confiance... Passent les jours et les semaines on passe devant la caméra à la chaîne. Déguisé en homme de l'ombre il sort son canif Ouvre les plaques et coupe les fils, crie comme un barge et laisse tout en plan Il fuit dans la nuit en se cachant en changeant de déguisement Libre et seul. La vie au présent. Selon ses sentiments.

vendredi 1 décembre 2006

Pim's emmental et pack de bière

Abandonné par ses amis qui n'ont pas pris la même route que lui il marche sous les lampadaires droit vers la gare, clope à la main. Il tire une taf toutes les minutes et garde la fumée dans sa tête. Il se sent seul, d'ailleurs il l'est.

Quand au bout de l'allée le train pointe le bout de son nez, il devrait courir mais une force invisible le retient et il regarde partir le train.

C'était le dernier.

En fait il aurait voulu être en dessous.

Des gens descendent et marchent vers lui, si il voit une jeune fille paumée il ira lui parler, tentera de la séduire et sauvera peut être sa nuit. Mais seuls deux trois bonshommes filent à vive allure. Il s'assoit sous un abribus et regarde le train défiler au loin.

L'allée est déserte.

Il repense à son ex.

Elle est parti une nuit comme celle la, ils étaient assis sur un banc similaire.

Y'a que l'endroit et les lampadaires qui différent.

Elle lui avait crié : "je m'emmerde, on ne se parle jamais, on ne s'embrasse plus, tu m'acceptes car je suis la mais si j'étais pas la ça changerai rien à ta vie. C'est fini ne m'appelle plus."

Elle avait raison.

C'est le jour de son départ qui se rendit compte à quel point il tenait à elle. Il met la tête dans ses mains de la même façon qu'il l'avait fait à l'époque.

Y'a que l'endroit et les lampadaires qui différent.

Il se souvient que quelques jours de déprime plus tard il s'était dit : "je vais la rappeler pour lui dire que je l'aime, que je peux changer pour elle..." mais le combiné tombe de sa main il se rends compte que c'est en vain. Et il raccroche au son de la tonalité.

Aujourd'hui il en est toujours au même point.

La clope entre ses doigts se consume et une cendre devient trop lourde se détache, tombe, glisse sur son bras, le brûle et le fait sortir de ses songes. Il relève la tête l'air résigné et, pour tout chasser de son crane il se met à marcher droit devant lui. Il prend la rue qui longe la voie et fini par se trouver devant un épicier qui ferme son rideau.

- Attendez, attendez monsieur s'il vous plait.

Il sort 5 euros de sa poche et dit :

- J'ai faim s'il vous plait vendez moi un paquet de gâteau, vous auriez pas des pims?

L'épicier prend l'argent, rentre dans sa boutique, choisi un paquet de pim's et ressort avec la monnaie en marmonnant.

- Ça ira?

- Oh oui merci monsieur, merci beaucoup. Bon courage. Bonne nuit.

Il reprend son chemin, derrière lui la boutique s'éteint et le rideau se ferme. Il arrache le paquet, sort un gâteau et pense à ses deux derniers amis : son chat et son ordi.

A vrai dire son chat lui ressemble, c'est une espèce de ventre ambulant qui ne fait rien de ses journées. En ce moment précis il doit être en train d'uriner sur une pile de fringues pour protester de ne rien avoir dans sa gamelle. Peut être même qu'il s'attaque déjà au sachet d'emmental leader-price qui traîne sur la table.

Son ordi servait dans le temps pour enregistrer le groupe de ses amis. Il leur a d'ailleurs écrit quelques textes. Aujourd'hui ils sont toujours en tournée mais lui est descendu du train en marche par manque de temps et pour être avec son ex. Depuis il a effacé toutes les musiques de son disque dur pour y télécharger des vidéos pornos qu'il est obligé d'effacer au fur et à mesure. Avec le rmi il n'a pas de quoi s'en acheter un nouveau donc il s'organise... Son ordi reste connecté 24/24 et ne sert presque plus qu'a ça. Il ne reçoit des mails que lors ce qu'il s'agit de spams ou de la newsletter du groupe de ses ex potes.

- J'aurais du lui demander un pack de bière pour la nuit. Dit il tout fort alors que personne n'est la pour l'écouter.

Il continue à marcher songeant la soirée qu'il vient de passer. Motivé pour aller voir le groupe de ses ex potes dans une salle de banlieue. Il se rendit au concert sans oser les appeler pour avoir une invite. Après le concert il voulait rester un peu dans la salle pour discuter avec eux mais les videurs ont fini par le faire sortir avant qu'il n'ait leur demander des nouvelles. C'est ainsi qu'il en est arrivé à rater son train et à errer dans les rues.

Soudain une musique vint s'ajouter au rythme de ses pas et de sa respiration. Il reconnaît les accords de hotel california. C'est sur cette chanson que lui et son ex s'embrassèrent pour la première fois.

Y'a que l'endroit et les lampadaires qui différent.

En passant sous le balcon de l'appart ou la soirée a lieu, une voix féminine le tire de ses rêveries:

- Eh viens faire la fête avec nous!

Il dévisage la jeune fille assise sur rebord du balcon un verre dans une main, une clope dans l'autre et répond :

- Je n'osais même pas en rêver, c'est vrai je peux?

- Bien sur prends l'escalier au fond du couloir et puis c'est la porte en face au fond.

La jeune fille entre dans l'appart. Il la regarde fixement.

- J'aurais du acheter un pack de bière pour la nuit. Répète t'il

Des qu'il ne la voit plus il se dirige vers le bâtiment, pousse une porte, traverse un couloir, monte l'escalier, hésite, toque à la porte du fond et la jeune fille ouvre.

Il l'a trouve magnifique, et se demande de quoi sa carcasse a l'air en face d'une si belle fille.

- Bonsoir dit elle
- Bonsoir euh je suis désolé si j'avais su j'aurais amené quelque chose, je n'ai que des pim's
- Ca tombe bien j'adore ça...

Il lui tend le paquet en souriant.

- Vous en voulez un?
- Oh oui volontiers. Comment vous appelez vous?

Il n'a pas le temps de répondre qu'un homme surgit derrière elle.

- C'est qui?
- Justement je viens de lui demander, il traînait seul dans la rue je lui ai proposé de monter.

Le bonhomme lui prend le pim's des mains le jette à terre et l'écrase, puis il embrasse la fille de force et ferme la porte. De l'autre coté on peut entendre la suite de la conversation.

- Qu'est ce qu'ii te prend d'inviter des gens comme ça chez moi
- Il avait l'air seul, il avait l'air sympa
- Sympa, t'as vu sa tronche? On dirait un monster munch ! T'es complètement débile comme nana. Mais j'aime bien coucher avec toi.

Décomposé notre vagabond ramasse le pim's, et l'observe. Puis il se retourne et parcours lentement l'escalier. En ressortant du bâtiment il est presque en pleurs, il jette le pims dans une poubelle.

- Va crever ! Rejoins tes frères monster munch en enfer !

Dit le mec sur le balcon en lui jetant un bol de coquilles de pistaches. Puis c'est des glaçons qui lui tombent dessus alors qu'il tente de quitter cet endroit.

- Regardez tous ! Un looser qui attire les glaçons dit le mec à ses potes.

Ses amis l'imitent en riant. La jeune fille est terrorisée. Elle a vu le feu dans les yeux de son mec et la détresse dans ceux du vagabond. Elle se dit que tout ça est sa faute et voudrait le rejoindre. Mais elle ne peut pas. Welcome to the hotel california...

- Va crever ! Rejoins tes frères monster munch en enfer !

Finalement c'est ce qu'il fait.

Le conducteur du premier train a roulé sur ce corps au petit matin. Le passagers du premier wagon on entendu un violent bruit de paquet de chips qui explosent, en même temps qu'une violente secousse avant d'être projeté à cause du freinage d'urgence.

Julian avait attendu toute la nuit son passage allongé sur les rails Les pompiers ramassent les morceaux. Les voyageurs se plaignent du retard. Tout redevient exactement comme avant.

Le prochain suicide sera ce lui de la jeune fille Ludivine sur une autre ligne.

Y'a que l'endroit et les lampadaires qui différent.

Le petit chat a fini le sachet d'emmental leader-price laissé sur la table. L'ordinateur a planté le disque dur trop plein. Le groupe de ses ex potes à arrêté de lui verser des droits d'auteur. Son ex a été tolérée à la prochaine soirée du mec et se venge sur elle de la perte de Ludivine avec qui il préférait coucher.

- J'aurais du acheter un pack de bière pour la nuit.

What you gonna do

ther's somthing new
open your eyes
you'll see the truth
the other side

you don't no
the meening of life
are you lost?
just like me

hey you
what you gonna do
so what
what you gonna do
yeah you
what you gonna do
so what
what you gonna do

yeah yeah yeah

the war in irak
atomic bomb
people die
just for power

you are alone
what you gonna do
certitudes gone
what you gonna do
you can't get sleep
what you gonna do
mind in darkness
what you gonna do

hey you
what you gonna do
so what
what you gonna do
yeah you
what you gonna do
so what
know your rights keep the fight
what you gonna do

it's not your fault
world is creasy
you can't change it
cose you are tired

evrythings boring
what you gonna do
all is bullshit
what you gonna do
we have to much food
what you gonna do
they die ungry
what you gonna do

hey you
what you gonna do
so what
what you gonna do
yeah you
what you gonna do
so what
what you gonna do

Just for power
Just for money
Just for honor
Just for today

jeudi 30 novembre 2006

Ma couette fidèle et silencieuse

Elle était la au dessus de nous comme pour nous protéger du froid
Nous sentions sa présence elle glissait sur nos corps au gré de nos mouvements,
Fidèle et silencieuse,
Logique et attentive.
à l'affût de nos murmures et de nos rires
Ou soulignant le silence
Quand l'on entends plus que des doigts qui glissent sur la peau,

Et puis quand les bras se resserrent,
Quand les bouches s'entremêlent,
La chaleur monte et déjà nous oublions notre amie commune qui nous couvrait j’usqu’alors.

Dans une résignation docile ma couette nous abandonne seuls, éclairés par la lune ou bien par une led de prise multiple.

Ma couette est jalouse mais elle ne peut crier ;
et puis elle sait qu'elle y peut rien.

Ce soir nous sommes deux et nous avons plus besoin d'elle.

Elle rumine une vengeance glacée de la même froideur que le carrelage ou elle gît à présent.


Pourtant quand tu partiras elle seule me consolera.
Fidèle et silencieuse...

vendredi 24 novembre 2006

La foule a parlé

Seul contre tous au milieu des limaces, il fait un clin d'œil à un ami imaginaire. Il s'apprête a faire une blague qui ne fera rire que lui et son ami imaginaire, mais c'est ça façon de remplir ses journées et sa façon d'exister.
Comme pour arrêter les fleuves du temps qui passe, il fait front à la foule et l'empêche de passer en les bloquant, en écartant les bras.
Les gens s'impatientent, les corps compressés s'accumulent et s'entassent, la pression augmente la colère gronde, bientôt il ne pourra plus les contenir.
Alors il s'échappe rapido et les gens sont projetés comme s'ils sortaient d'une bouteille de Quezac trop secouée. Les plus pressés s'empalent la tête la première sur un grillage construit pour canaliser le flot des êtres qui chaque jours transitent par ce couloir.
D'autres sont piétinés par les gens qui ne peuvent éviter de leur marcher dessus à cause du mouvement de foule.
Aussitôt il est montré du doigt : c'est lui j'ai tout vu c'est lui le responsable. Il est aussitôt pris a parti par la foule, lynché puis abandonné.

La foule a parlé.

Pas de blagues.

dimanche 6 août 2006

Résignation

Incomprise dans la nuit elle n'a plus que des doutes mais retiens tout ses cris elle a perdu la route du chemin de sa vie de son cœur qu'elle écoute.

elle referme les paupières et puis part dans un rêve le brouillard se libère le repos et la trêve mais lorcqu'elle les rouvres tout revient comme avant le temps qui passe et le retour des tourments.

Pas un sourire ni un mot la console les essuies glacent s'agitent évacuent les larmes qui coulent par torrent sur le pare brise de sa bagnole elle éclaire de ses phares son esprit abyssal mais il n'y a que du noir la panique s'installe jusqu'on mène cette route son esprit qui chavire et comment verra t'elle ou elle va se finir

Elle voudrait tout changer mais elle n'a plus la force la portière est bloquée impossible de freiner c'est le temps qui passe on ne peut rien y faire résignée elle est lasse de mener cette guerre

Alors de guerre lasse elle éteint la lumière l'univers devant elle que plus rien n'éclaire elle se rendormira la tête dans ses bras rêvant de siège éjectable pour sortir d'elle-même et de cet habitacle ou bien que quelqu'un partage son tourment en lui prenant la main. Et qui la libère qui l'étonne tous les jours, elle sort de cet enfer l'illusion en plein jour.

Mais ça main il l'a prise et ça tourne au cauchemar et la voila prisoniere d'un etre qui peut a peu redeviens l'inconnu, plus du tout rassurant. Tous deux dans leur prison il attendent que le temps décident a leur place. Leur sentiments d'avant jour apres jour s'effacent.

dimanche 30 juillet 2006

Antisocial II

Tu croises des regards planquée sous l'abri bus
T’imagine leur histoire en matant les terminus
Tu prends une cannette au distributeur qui marche jamais
Tu maudit selecta en y laissant ton tibia
Tu marches dans les couloirs en ruminant ta rage
Ton cerveau canicule ta cervelle est en nage
Tu voudrais détruire tous ces visages d'anges qui passent
Et tu mets toute ta rage dans cette bouteille que tu casses

Les néons qui t'éclairent balayent ton visage
Et ton poing prisonnier l'ascenseur est une cage
Le béton défile le long de tes frustrations
La pression emplis ton corps elle va du cœur jusqu'au front
Lentement c'est la ville qu'envahit le paysage
La porte vitrée s'ouvre bruits et odeurs chargent
Tu voudrais foutre le feu à Babylone
Mais tu n'allumes que ta clope en crachant ton chewing-gum

Deux litres sont nécessaire café des yeux ouverts
Ton pétard tous les soirs pour fermer les paupières
Les produits devant la glace pour redessiner ta face
Tu te gaves de médocs pour mieux baisser ton froc
Et l'alcool pour oublier les mecs qui te regardent
Qui salissent tes rêves au fond de leurs fantasmes
Si tu te mets à parler ils te prendront pour folle
Tu leur ouvre ton cœur ils ouvrent leur bagnole

Tu fais la prostituée pour payer ton bercail
Ton patron t'aime encore et apprécie ton travail
T'es toujours à la page tu fais plus jeune que ton age
Bientôt on te jettera à cause des rides du visage
Tu voudrais tout changer et repeindre le monde en noir
Colleur de tes poumons ou de tes idées du soir
Tu voudrais en finir et sortir de ce cauchemar
Et trancher ton poignet avec une lame de rasoir

La solitude de tes repas
La solitude dans tes draps
La solitude au milieu de la foule
Tous ces rêves oubliés qui s'écroulent

lundi 24 juillet 2006

Suicide à l'internat

La compétition comme unique horizon
inscrit pour faire partie de l'élite
Tu dois réussir trahis pas ton devenir
Enclavé dans un système injuste

Comparé et jugé sans arrêt
Plongé dans un jeu qu'il n'a pas choisi
Les jours passent comme les brimades
Et la nuit n'est qu'angoisse et insomnie

Les rêves d'évasions s'évaporent
Dans cet univers carcéral
Les châtiments divertissent la foule
Bouquet misère donné en spectacle

Sur lui se déchaînent haines et frustrations
Des autres internes bien loin des matons
Blasé détruit par tous ces sévices
Longs appels vains qui l'anéantisse

Il s'est pendu à l'internat
Dans le dortoir dans la nuit noire
Avec la corde de la chasse d'eau
Noué à la poutre il sauta du lavabo

Et le lendemain
La vie reprend comme si de rien

Pas un mot pendant les cours
Mais un absent la rumeur coure
Pas un regret pas un discours
Les examens poursuivent leur cours
Les feuilles blanches remplies de larmes

Les condoléances aux parents
Qui se déplacent pour l'enterrement
Puis une lettre de l'intendant
Trimestre entamé est quand même du

jeudi 16 février 2006

Ponctuez moi

Quand tout le monde m'aura dit bonne nuit je demeurerai seul j'ai pas sommeil j'ai peur de mon lit vide je regarderais ces pseudo dans dans la case des hors ligne et j'imaginerai le miens dans la case des oubliés la solitude autour je ne sais plus quoi faire j'ai la flemme de tout même de glander je regarde encore une fois ces murs que je connais peut être pourrais-je sortir un jour de cette cage une main tendue vers moi pour m'aider à me lever mais ce n'est qu'une blague et je retombe au plus profond de quoi ai-je besoin tout ça a t'il un sens suis-je un accident ou bien serais-je un jour utile la nuit me rend malade et le jour m'ennuis les gens derriere leur facade pense que je suis fini j'aurais voullu t'écrire et tout partager mais tu préfaires l'argent que Babylon exibe je me suis encore trompé de pensée j'ai déja oublié ce qu'il y avait dans ma tête il y a dix minutes peut-être un désir un manque une frustration peut-être un sourire au milieu d'une désolation les larmes du monde coulent dans mes veines elles serviront à faire pousser un avenir guerrier je ne veux plus me battre ch'uis abattu sous mes songes suis-je le seul est ce que personne ne me comprend ou bien est-ce moi qui m'exprime mal avec mes j'aurais voulus inutiles futiles et oubliés ?

lundi 6 février 2006

L'herbe (à retravailler)

J'ai été voir ailleurs si l'herbe était plus verte
je suis tombé sur des hommes qui préfèrent avoir que être
qui décapitent les arbres et qui pillent les terres
abandonne leurs déchets et polluent les rivières

J'ai vu des être humains cracher sur leur frères
pour une question d'argent de pouvoir on fait la guerre
j'ai vu des siècles d'histoire réduit en décombres
en sortant le matin on se dit tiens il pleut des bombes

en prenant du recul
ce monde est ridicule
je me sens pas chez moi

monde de merde
monde de merde

planète pourrie

j'ai compris pourquoi abidbol
a prononcer ces dernières paroles

monde de merde
monde de merde

la lucidité comme nerf de guerre
il est mort les yeux ouverts

J'ai été voir ailleurs si l'herbe était plus verte
je n'ai vu que des regards remplis d'angoisse et de mal-être
j'ai vu un père violer sa fille encore si jeune et si fragile
condamnée au silence entre solitude et souffrance

j'ai vu des gens qui boivent pour accepter leur vie
la drogue cache la réalité qu'ils oublient
et tout ceux qui profitent de leur naïveté
qui promettent une issue heureuse en vendant des cachets

j'ai été voir ailleurs si l'herbe était plus verte
et j'ai vu pour quotidien que la famine et la disette
des milliers de réfugiés crevant de faim dans des camps
en direct a la télé dans les salons d'occident

j'ai vu des enfants servir de bouclier humain
et d'autres sur le front avec un flingue entre les mains
Des massacres à la machette et des camps d'concentration
et des femmes brulées a l'acide pour l'honneur et la tradition

des prostituées tuées par leur clients
des ballons de foot cousus par des enfants
les ignorants comme boucliers humains
et les sages brulés sur des charniers

ceux qui acceptent de concevoir des mines
ceux qui acceptent de les fabriquer
ceux qui acceptent de les poser
et ceux qui acceptent que ça continue

on est tous responsable du monde de merde dans lequel on vit

lundi 5 décembre 2005

Parking

C'est un recoin qui sert à rien
Dans un vieu parking souterrain
Un local sombre dans le béton
Avec des ombres et des néons

Elle rentrait chez elle toute seule
Quand il l'a abordé
Il lui a dit tu fermes ta gueule
Main sur la bouche il l'a viollé

Sans un bruit
Sans un cri
Sans personne
Chaque seconde durait une année

La minuterie touche à sa fin
Et les néons se sont éteinds
Il la laissa giser au sol
Et remonta dans sa bagnole

Depuis ce jour elle vit dans l'angoisse
Chaque homme pour elle est une menace
Elle n'ose plus croiser d'regards
Elle n'ose plus sortir le soir

Cette chanson est écoutable sur le site des piranhas www.piranhas.free.fr

mercredi 23 novembre 2005

Massacre dans le port

Massacre dans le port
On leur donne la mort
Du sang dans les vagues
Triste remontée d'algues

Il n'en restera rien
Oubliez leur destin
Emporté par le courrant
Il sont mort et pourtant...

Il en reste encore un
Jette le par dessus bord
Une existence en vain
Putain de monde putain de sort

L'écume recouvre l'histoire
Et la fumée de nos cigares
Se disperse dans la brume
Où perce la lumière des phares

Vengeance amère
Morts dans la mer
Qui c'est qui l'a voulu
Et pourquoi nous on tue
Mise en seine macabre
Bateau qui s'délabre
Ainsi finit ma vie
Le travail est accompli
Triste monde pourri
Maintenant je saute aussi
Tu seras le seul témoin
Renaîtrons nous demain?

lundi 14 mars 2005

Triste punk

Et si tu t'endors dans l'train
Qui c'est qui te réveillera
Tu émergera demain
Dans un coin qu'tu connais pas

Tu lèveras l'nez de ton vomi
Dégobillé pendant la nuit
Et pour ne plus voir les immeubles gris
De cette vieille banlieue pourrie
Tu mettras la tête dans tes bras
Et tu te rendormira

Triste punk seul contre tous
Triste punk n'a plus de bière
Triste punk rêve d'une bonne mousse
Triste punk triste punk triste punk

dimanche 13 mars 2005

Edwige

t'as oublié d'éteindre la lumière
Je note je note
tu viens d'rater ton rer
Je note je note
tu as pris deux fois d'la tartiflette
Je note je note
t'as dis a ton frère qu'il est bête
Je note je note

t'as téléphoné à Melinda
Je note je note
tu as pommé ton agenda
Je note je note
tu laisse trainer tes vieux cds
Je note je note
et ta grand mère est décédée
Je note je note

T'as oublié tes antisèches
Je note je note
t'as perdu ta game boy au vestiaire
Je note je note
T'as mis ta chemise devant derrière
Je note je note
et t'as fait pipi dans la mer
Je note je note

On est fiché on est tracés
dans nos portables dans notre télé
la carte bleue sur internet
on sait tout d'nos faits et gestes

On se demande à quoi ça sert
Leurs statistique et leurs systèmes
Mais qu est ce qu'ils en ont à faire
De nous ficher dans leur systèmes

sur internet tous les sites que tu visites
sont notés répertoriés dans une grande base de donnée
tous tes achats sont tout d'suite enregistré
ta carte bleu elle garde pas bien les secrets

ton passe navigo te reconnais dans le métro
et tas carte vitale nous dis tout quand tu vas mal
Ton téléphone mobile t'enregistre même sur une ile
cinq cent mille caméras nous dis partout ou tu vas

Ton gps nous dis ou se trouve ta caisse
Et le curé nous dit quand tu sèches la messe
Ton bulletin enregistre toutes tes notes
et ta vieille banque sait tout de ta cagnotte

t'es resté au bar jusqu'a 3h
Je note je note
tu prends des médocs pour la douleur
Je note je note
tu t'es fait braqué par des lascars
Je note je note
t'as acheté des malabars
Je note je note

tu aimes bien les sites coquins
Je note je note
tu as menti à ton cousin
Je note je note
t'es arrivé en r'tars au concert
Je note je note
et t'as acheté trois packs de bierre
Je note je note

mercredi 16 février 2005

Animal (Texte sans ponctuation)

animal nous sommes tous des prédateurs les yeux ouverts vers l'intérieur occupés à nous comparer occupés à nous détestés sous sommes tous que des poussières et nous venons tous de la même mère trop occupés par notre lâcheté trop occupés par l'égoïsme on regarde tous pas plus loin qu'notre nez de notre fierté nombril immonde conditionné par un passé qu'il soit réel ou inventé on nous fait croire qu'la liberté existe on se limite par nous même on existe qu'a travers les autres comportement assumé et tout ces vices que l'on cache savoir s'qu'on veut ou s'effacer qu'est ce qui est mieux personne ne sais on a des rêves on a des peurs qu'est ce qu'on fout la pourquoi chuis moi n'y faire pas gaffe on y peut rien c'est ça l'humain c'est inhumain se plaindre pour rien s'qu'on connait pas l'voisin rouspète avoir un cerveau et s'en servir pour tout détruire avoir la rage sans savoir ou tu veux en venir se battre pour quoi? se résigner ne pas savoir et ne rien dire le temps perdu a se lamenter le temps perdu qu'est oublié ce lent refus de soi même comme se sentir responsable de tout ce qui nous entour responsable et coupable toutes les saloperies qu'on a inventé elles sont en moi elles sont en vous la bétise et la lâcheté je la reconnais je n'y peux rien donne moi la force de n'être plus rien qu'un souvenir qu'on oubliera décomposé dans l'océan toxique la merde est en moi que je le veuilles ou non que je le saches ou non que tu me crois ou non la merde est en toi regarde la elle est partout n'en parlons plus n'en parlons plus la résignation et un suicide permanent le combat de principe contre nous même n'est pas prêt de terminer

lundi 14 février 2005

L'eau de la vie

Et quand l'eau sera plus chère qu'la bierre
Qui ira en acheter?
Et quand l'eau sera plus chere qu'la bierre
On fra la guerre pour la posseder

Et quand l'eau sera plus rare
que le bohneur ou que la liberté
Et bin il sera trop tard
Pour s'metre à l'économiser

C'est l'eau d'la vie c'est l'eau d'la mort
Pour mettre dans ma beignoire
C'est l'eau d'la vie c'est l'eau d'la mort
Pour remplir mes arrosoirs
C'est l'eau d'la vie c'est l'eau d'la mort
Pour laver ma voitures
C'est l'eau d'la vie c'est l'eau d'la mort
Pour tirer la chasse d'eau

Celui qui possède le réservoir
Possède le pouvoir
Comment peut on survivre sans boire
On gaspille une denrée rare

Mais qui c'est qui va s'en aprecevoir
Que les glaciers pleurent et maigrissent
Mais qui c'est qui va s'en émouvoir
Que les rivieres pollluées périssent

Attention pollution!

Rebabelle (pas terminée)

Encore une soirée
A gueuler des slogans putrides
Encore une soirée
A se dire punk apatride
Oui mais demain
Il ne restra que la gueule de bois
Oui mais demain
Le monde tournera sans toi

On est tous des ptits cons
A gueuler contre la société
Mais on a pas de solutions
Quand il s'agit d'la faire changer

Personne se sent responsable
Les actes des autres concernent les autres
personne pour essuyer la table
Y'en a pas un pour racheter l'autre

Au milieu d'un pogo
Y'aura toujours un brutal
pour te foutre un coup d'poing
Gratuitement juste pour faire mal

Au milieu d'un pogo
Y'aura toujours un blaireau
pour te ploter les seins
sans que tu n'y puisse rien

Au milieu d'un concert
Y'aura toujours un minable
pour répéter à poil
Et te regarder hilare

Au milieu d'un concert
Y'aura toujours un bourré
Pour rouler sous la table
Et terminer blessé

y'a vraiment rien d'rebelle
a pisser à coté
dans les vcs publiques
pour faire chier celui qui veut chier

Mais on dit qu'c'est normal
Car d'ailleurs tout l'monde le fait
ça s'ra pas dans l'journal
ça passera pas a la télé

Mais la révolution
que tu affiches sur tes vêtements
Mais la révolution
C'est une question d'comportement

Ca changera pas le monde
d'entretenir une ambiance de merde
ça changera pas le monde
de traiter ton chien comme ta mère

piranhas fait pas la loi
et piranhas n'a pas l'moral
piranhas fout l'feu chez toi
les piranhas y peuvent quedalle


Ta fierté et ton amour propre
Ton caca sent meilleur que celui des autres
Tu ne vois pas le mal que tu fais
Et tu ne vois que ton intérêt

Tu es contre les adultes
Même si demain tu s'ras comme eux
Le monde te dégoute
Mais ta révolte fait pas long feu

si on te prend en flag
Pour une connerie de plus
t'as des propos si vague
tu assumes rien tu baisses les yeux

tu sais même pas pourquoi tu vis
tu n'y peux rien tu fais s'qu'on d'dit
Et quand t'es trop frustré
Une ptite connerie pour oublier

Retour à l'amer

Massacre dans le port
On leur donne la mort
Du sang dans les vagues
Triste remontée d'algues

Il n'en restera rien
Oubliez leur destin
Emporté par le courant
Il sont mort et pourtant...

Il en reste encore un
Jette le par dessus bord
Une existence en vain
Putain de monde putain de sort

L'écume recouvre l'histoire
Et la fumée de nos cigares
Se disperse dans la brume
Ou perce la lumière des phares

Vengeance amère
Morts dans la mer
Qui c'est qui l'a voulu
Et pourquoi nous on tue
Mise en scène macabre
Sur ce bateau qui s'délabre
Ainsi finit ma vie
Le travail est accompli
Triste monde pourri
Maintenant je saute aussi
Tu seras le seul témoin
Renaitrons nous demain?

L'industrie pharmaceufric (pas finie)

L'industrie pharmaceutique
Ce n'est qu'une machine à fric
On s'fout d'la santé des gens
On n'en veut qu'a leur argent

L'industrie pharmaceutique
Observe avec un air cynique
Les accrocs aux médicaments
Qui rendent gagas et dépendants

Refrain
Si t'es malade
Obligé d'être rentable
La sécu paiera
La fortune de ces rats

L'industrie pharmaceutique
N'a aucune notion d'étique
Elle profite de l'état
Qui rembourse à tour de bras

L'industrie pharmaceutique
Ne vends pas de génériques
On crève en Asie et en Afrique
Par une décision politique

Refrain

L'industrie pharmaceutique
Développe les cosmétiques

A quoi servira le fond d'tain
Quand t'as le cancer du sein

A quoi sert ton rouge a lèvre
quand tu es tout rouge de fièvre

A quoi sert ton mascara
Quand t'es malade du sida
...
L'industrie pharmaceutique
Est prête a tout pour faire du fric
L'industrie pharmaceutique
Dans tout les sens elle te nique
L'industrie pharmaceutique
Ahhhhhhhhhhhh

lundi 7 février 2005

Insomnie alimentaire

J'me suis rendu compte à 4h du matin
Devant tes yeux fermés que je n'étais plus rien
J'aurais voulu hurler j'aurais voulu crier
Mais j'aurais eu l'air conne si j't'avais réveillé
Avec toi j'me sens seule avec toi chuis pas bien
Mais j'ai pas le courage de te le dire enfin
Ne vois tu pas qu'chuis triste ne vois tu pas qu'tu me manques
Bin non c'est vrai tu dors et tu sais pas c'que tu manques
Mon cœur bats pour toi mais tu l'écoutes pas
Je crois que j't'aime comme ça et je sais pas pourquoi
J'aurais ptet pu partir rencontrer quelqu'un d'autre
Ou bien me mettre a lire entrer dans la vie des autres
Mais j'attends le jour que tu rentres du boulot
Et puis j'attends la nuit que tu partes au boulot
Je trouve le sommeil que vers 8h du mat
Quand sonne le réveil et qu'il faut que tu partes
Sans un regard ni un mot tu me laisses sous la couette
Et tu reviens le soir que pour mettre ta serviette
J'ai pas l'courage de changer d'vie
J'ai pas l'courage de changer d'mari
Je me laisse crever je ne peux rien changer
Prisonnière de la vie qui vit dans son passé

Routine

Il est toujours fatigué, Adel
Tous les jours dans sont café Adel
Il aime plus rien tout le fait chier Adel
Il fait toujours le même métier Adel
Les journées se répètent
Et ne changent pas d'une miette
Et du matin jusqu'au soir
Il a l'cafard

Ta routine c'est ta prison
Dans ton boulot dans ta maison
Le temps passe et le temps rpasse
Et rien ne change t'es a la masse

Mais combattre la routine est une forme de routine
Refuser les habitude devient une habitude
Et moi dans tout ça
J'suis l'plus paumé des gars

jeudi 13 janvier 2005

Après moi le déluge

Il est parti
Il a tout détruit
Il ne reste rien

Il a tout brulé
Et tout massacré
Il ne reste rien

15 années de dictature
Il ne reste plus rien
15 années de tortures
Il ne reste plus rien

Plus d'photos
Pas un mot
Plus d'archives

Plus d'écrits
Plus de traces
Tout est brulé
Abandonné

Les responsables se sont suicidés
Et les témoins ont été tués
Tout le monde réduit en cendres
Éparpillés dans les méandres
Des rivières...

Je sait plus trop quoi faire
Le visage explosé par terre
C'est pas pour dire mais je m'ennuies
Et de ma bouche sort pas un cri

J'me demande encore ce qui se passe
Le sang chaud fait fondre la glace

Je vois toute ma vie défiler
Je me souviens de tous mes tords
C'est la première fois que je suis mort
Suicidé d'une balle dans le dos

J'me suis battu et pour que dalle
Car on m'a refroidi d'une balle
Bin ouai

vendredi 31 décembre 2004

Démineur

T'as cliqué a coté
Bang La mine à explosé
Dans ta gueule
Le jeu est fini
Bang Dans les dents
Une jambe en moins

Un petit garçon à l'hôpital
Qui ne pense plus tellement il a mal
Une de ses jambes est plâtrée
L'autre amputée

Maman maman c'était un accident
Maman maman je courrai plus dans les champs

Un démineur à oublié d'allumer le détecteur
Bang La mine à explosé sous son pied
Le jeu est fini
Bang Dans les dents
Une jambe en moins

Paranoïaque
Les gens du coin
Il n'osent plus prendre le chemin

Quand tu entres dans l'usine regarde ou tu mets les pieds
Tu fabriqueras des mines et ça payera ton loyer
Tu te fous bien des victimes c'est pas ta responsabilité

Le plus vieux métier du monde (Chanson pas terminée, sera modifiée...)


Bienvenue dans le monde
du plus vieux métier du monde

Bienvenue dans le monde
du plus vieux métier du monde


Il roule lentement
Au volant de sa névada
Ça fait bien deux trois fois qu'il passe au même endroit
Il hésite encore
Le fera t'il ou pas
Il remonte le thermostat
Dehors il pleut et il fait froid

Elle a les jambes à l'air
Et une grosse polaire
Overdose de rouge à lèvres
Du maquillage
si t'en mets plus t'en crève

Le caddie ralentit
Comme au super marché
Il matte les produits
Et compare les prix

C'est elle qui lui convient
il pousse sur la pédale du frein
La vitre descend automatiquement
Alors il dit c'est combien?

refrain

Sa femme est blasée
Elle se demande même plus ou il est
Et fait comme si de rien
Pour que ses enfants remarquent rien

Elle sacrifie sa vie
Pour éduquer ses pauv' petits
Il passe son temps au boulot
C'est lui qui remplit le frigo

Elle se sent inutile
Il ne lui parle presque plus
Elle n'en dors plus la nuit
La dépression rempli sa vie

Les films de culs sur l'ordi
Son mec ne l'aime plus
Remettre en cause toute sa vie
Chaque instant comme une erreur
Les mensonges vont droit au cœur

refrain

La voiture roule en silence
Il stope en pleine forêt
Elle déboutone son pentalon
Et elle lui fait une fellation

Il exploite sa détresse
Une esclave est à sa merci

mardi 21 décembre 2004

Réagis

Plusieurs années d'ta vie
Passées d'vant la télé
A regarder des conneries
A t'empiffrer sans rien glander
Si c'est vraiment tout c'sque t'a
Fermer les yeux sur l'exterieur
Manipulé par les médias
Être soumis comme une bonne sœur

Y'a pourtant tant de choses à voir
Y'a pourtant tant de choses à vivre
C'est pas pour s'apercevoir
Qu'ta passé toute ta vie ivre

Réagis
Allez oublis ta flemme oublis l'ennui
Allez sors de chez toi sors de ton lit
Sors les idées d'ta tête et vis ta vie
Allez re-motive toi et réagis !

Y'a pourtant de bonnes idées
Dans ta cervelle de crétin
Ça serai bête de les gâcher
Abandonnées dans un recoin
Mais tu dis qu'ta pas l'courage
Ca t'angoisse de t'engager
Tu préfère rester bien sage
Et surtout pas trop penser

Tu dis toujours que ça t'plais pas
Que tout est nul que rien ne va
Mais tu ne fais jamais rien
Tu reste couché de quoi tu t'plains
Le monde est pourri fait le toi même

Refrain...

Y'a un paquet d'millitaires
les polititiens qui raquent
Ils sèment la mort et l'enfer
Pour foutre la planète à sac
Ils ne te posent pas d'question
Tant qu'tu leur poses pas de problèmes
T'es d'vant ta télévision
Tu te fiches du mal qu'ils sèment

Pendant s'temps la pour du pétrole
On exploite des nations entières
Pour faire rouler ta bagnole
On affame les plus précaires
Pendant s'temps la pour de l'argent
On fait travailler des enfants
Y'a pas de fric pour les écoles
Du coup ils fabriquent tes groles
Pendant s'temps la pour du sexe
On enlève des filles de l'est
Qui connaissent pas un mot d'français
C'est plus facile à exploiter

Refrain... 

Chanson écoutable sur le site des piranhas www.piranhas.free.fr

vendredi 10 décembre 2004

Pirouette Cacahuette

Il était un très gros monsieur qui ne sortait jamais de sa maison.

Un jour il du prendre le métro. Ça faisait deux ans qu'il n'avait pas mis les pieds hors de chez lui. Deux ans qu'il n'avait pas marché plus loin que jusqu'à son frigo. Il pénètre dans une station prends un billet mais se fait ouvrir le passage poussette car il ne peux pas passer aux tourniquets. Il emprunte alors un long escalator et attend tranquillement d'arriver en bas en regardant les publicités. Mais derrière lui des gens commencent à ronchonner. Ils veulent passer car il sont pressés et ils sont bloqués, mais le gros monsieur est trop gros, il prend toute la place dans l'escalator. Il se remets donc à marcher.


Au bout de trois marches une intense douleur dans la jambe le fit tressaillir. Il s'affale sur les marches allongé la tête en avant. Des gens en profitent pour l'enjamber. Un petit garçon arrête l'escalator court prévenir le vendeur au guichet. L'escalator est arrêté et les pompiers arrivent pour l'évacuer. Il ne peut pas se relever car son genou a lâché. Les pompiers ne parviennent pas à le soulever car il est beaucoup trop lourd et se demandent bien comment l'embarquer. Ils réfléchissent et finalement décident d'inverser le sens de l'escalator et de rallumer l'escalator pour le remonter. Citot dit citot fait. Tout se passe bien l'homme remonte lentement. Mais arrivé en haut le pauvre se coince un bourrelet dans les marches qui se replient.



Un long cri de douleur se fit entendre jusque sur le quai.

Arrête l'escalator, putain qu est ce que tu fous? crie le pompier dans son talkie walkie.

Mais pompier qui commende l'escalator est en bas de l'escalator et ne peut pas la scène d'ou il est. Le hurlement couvre le son de son talkie walkie. Le pauvre homme voit sa graisse couler dans les engrenages de l'escalator encore en marche. Il vomit et perds connaissance. Finalement, dans un élan de bon sens un autre pompier coupe le courant dans toute la station. L'éclairage de secours se mets en marche, mais les autres usagers paniquent et s'engouffrent dans l'escalator arrêté pour sortir...



Bande d'enculés il faut que je remonte tout à pied maintenant crie l'autre dans son talkie walkie soutenu par des passagers en colère.

Pendant ce temps, ils hissent le pauvre homme sur un brancard en essayant de maintenir le ventre fermé afin qu'il ne perde pas trop de sang... Il ne se réveillera que le lendemain à l'hôpital. Pendant ce temps les agents de nettoyage essuient la graisse et le vomi accumulé, puis remettent en route l'escalator.


Deux jours plus tard l'homme sort de l'hôpital. Heureux. Il a perdu trente kilos. Au même moment les ouvriers de maintenance qui inspectent l'escalator s'esclaffent : Il est fou ce patron les engrenages sont parfaitement huilés. Pourquoi on nous a envoyé ici? Allons boire un café...

mardi 7 décembre 2004

Evasion quotidienne

Instinctivement elle se lève d'un air décidé.
J'en ai mare, se dit elle, c'est fini je m'en vais...
Elle fait trois pas, se retourne et se rassied.
Elle pose sa tête dans ses mains, elle n'a nulle part ou aller.

Coma

Ça fait un mois que t'es sur ce lit
Et ta mère est morte
Quand vas tu te réveiller?

Ton frère a vendu ta maison
N'attendant plus ta guérison
Vaut il mieux vivre ou y rester?

Tu souris sur ton lit d'hôpital
Tu n'existes plus vraiment
Car tout le monde t'oublie
Depuis ton accident

Trop tard

Que je dorme ou que je veilles
Le temps passe sans moi
Je ne sers à rien

La neige fonds bien trop vite
On vieilli bien trop vite
Personne n'y peux rien

J'ai peur de mourir
J'ai peur que l'on m'oubli
A quoi j'aurais servi
Et à qui?

Commencer à remplir une feuille blanche
Sans savoir ou en venir
Et rêver d'un réveil différent du précédent
Être prisonnier d'une vie sans le courage pour en finir

Quand je suis né
Tu m'as donné la mort, maman.

dimanche 5 décembre 2004

Noël

Petit garçon transis de froid
Un coeur gelé qu'on n'réchauffe pas
Dans un abri de vieux débris
Attends tout seul la fin d'la nuit

Il imagine que loin la bas
Des gens bourrés chantent 'y'a d'la joie'
Pour oublier qu'leur bon confort
Se fait au prix d'son triste sort

La neige tombe les enfants jouent
Ils font des boules tout en riant
La neige tombe ça fait d'la boue
Il la maudit en tremblotant

Le jour d'noel n'est pas une trêve
Quand bien manger demeure qu'un rêve
Toute la journée être exploité
L'estomac vide et asséché

Ses parents sont morts abattus
Dans une vieille guerre même pas voulue
Le peuple est dominé lâchement
Par un gouvernement violent

Depuis il travaille à l'usine
Pour un patron occidental
Qu'est v'nu s'implanter en chine
Ou l'exploitation est bien légale

L'enfant se bat pour sa survie
Et imagine avec envie
tous les cadeaux bien entasses
d'vant un sapin illuminé

En occident tous les enfants
Ont des cadeaux parcequ'ils sont sage
sans ce douter que le fabricant
n'est autre que lui qui a l'meme age

Il est écrit made in china
Sur les tichirts chégévara
Et tout ceux qui se croient rebellent
Entretien le pire des systèmes

Tout seul dans sa cabane en bois
L'enfant gelé est mort de froid
Une nuit de noël dans son abri
Un d'ses amis pille ses habits

Cette chanson est écoutable sur le site des piranhas www.piranhas.free.fr

mardi 30 novembre 2004

Angelus

L'église sonne l'heure toutes les demi-heures
L'église sonne l'heure oui mais pourquoi?
J'me souvient plus de ce que je pensais
Avant qu'j'me pose cette question la.

Desserte servie

J'viendrais te voir sur ma moto
J'viendrais te voir dans le brouillard
J'aurai un vieux sourire idiot
Comme dans un rêve vite oublié

Y'a plus d'courage dans un cœur vide
Donne moi de la rage donne moi d'l'envie
Peut être qu'un jour je partirai
En partageant un bout d'nos vies

On est si jeunes et si soumis
Pas d' expériences et peu d'amis
Le monde est plein d'incertitude
Le monde est dur l'hiver est rude

Notre insouciance nos yeux ouverts
L'adolescence jusqu'en enfer
J'peux pas grandir j'suis déjà vieux
J'veux pas mourir j'ai peur de dieu

Ton existence me console
Mais ton absence me désole

Imprimante déprimée

Le temps qui passe trop vite
Demain j'aurais 40 ans
Hier j'en avais 15

J'vis dans ma tête
Ma tête explose
J'm'ennuis je m'embette
je m'emmerde je me fais chier
chais pas quoi faire j'existe plus
je n'existe pas je ne suis plus moi

heures de pointes
métro boulot dodo
pause déjeuner
métro boulot dodo
pause clope
télé bébé vaisselle
mois d'aout usine à vacances
pas de temps pour moi
pas le temps pour faire ce que je veux
mais ça me dérange pas
je ne sais pas ce que je veux

Paname

Il est trois heures du mat
Je marche seul dans la rue
La pluie ruisselle sur mon visage
Mes larmes les suivent dans leur passage

La ville est grise sans autres couleurs
Que les affiches couvertes de colle
Avec des filles plus belle tu meurs
Pour te vendre une bagnole

Je suis plus très loin d'Montmartre
Les sex shop comme décors
Je voudrais bien foutre des coups d'latte
Réveiller ce monde qui dort

Pendant qu'les prostitués
Racolent encore sur le pavé
Les macs les surveillent en coin
Dans l'indifférence des voisins

J'ai un virus
je suis contaminé
j'arrive pas a redémarrer
je crois qu'on m'a miné

J'regarde le temps qui passe
J'regarde le temps qui r'passe
Peut être qu'il existera jamais
Peut être qu'il est déjà passé

J'ai oublié mon avenir

Chuis un enfant qui comprends pas
Pourquoi le monde est fait comme ça
Y'a pas d'logique rien est humain
La folie et l'homme ne font qu'un

C'est une pensée qui sert à rien
Comme tout ce vice qu'on entretien
Pour se remplir les poches
Et pour nourrir ses mioches

Couplet 3

Des hommes en vert vident les poubelles
Ramassent les clopes et les bouteilles
C'est toujours les mêmes qui nettoient
Tard dans la nuit pour qu'ça gène pas

Y'a pas d'Marylin Monroe
Sur les grilles du métro
Il y'a que des clodos
Qui Profitent de l'air chaud

Vous pouvez écouter cette chanson sur le site des piranhas :
www.piranhas.free.fr

lundi 29 novembre 2004

Goute de la fin

Les filles aussi racontent des conneries
Elles rotent et elle petent parfois même sous la couette
Les filles aussi quand ça bouffe faut qu'ça chie
Un top model ou un clodo ça gerbe les mêmes galètes

Faudrait ptet t'mettre dans l'crane qu'on est tous fait pareil
On a tous les mêmes besoins
Respirer manger boire et évacuer ses déchets
Qu'tu sois jeaune blanc ou noir on fini tous par crever

dimanche 28 novembre 2004

La vache qui dort

La vache qui dort
Ne rêve plus
Depuis que les trains ne passent plus

La vache qui dort
Ne donne plus d'lait
Elle se sent vieille et fatigué

La vache qui dort
Ne rit plus
Elle s'ennuirai si elle ne dormait pas

La vache qui dort
Dort pas vraiement
Elle se réveillera jamais

Et dans le champ
Les autres vaches s'en foutent
Ca fait plus d'herbe à brouter
Et moins de bouses à pietiner

Pauvre paysan n'est pas content
Elle aurait pu mourrir plus pres d'la route
Il aimerai bien l'évacuer
Mais elle est beaucoup trop lourde
Alors, il l'enterrera sur place

dimanche 30 novembre 2003

Jordy m'a tué

Perdu dans mes fichiers
Franchement ça me fi chier
Il m'dit de rebooter
Je crois qu'j'vais l'bouter

J'ai cassé la disquette
Tout en faisant di skate
J'retrouve pas les pilotes
J'en installe un pi l'ote

Pour un oui pour un non
L'ordi se mets en veille
Je suis pris pour un con
J'peux plus voir mes e mails

Y'a ma carte mère
Q'a voulu divorcer
Elle supporte plus le cavalier
Du lecteur dvd

Demande a ma mémoire
Car j'ai bien oublié
Y'a quelques petits fils qui s'barrent
Chais plus ou ils étaient

J'ai un problème de son
Quand je mets des cds
Dans les enceintes y'a qu'un bruit d'fond
J'crois qu'elles sont décédées

Le scanner est en flamme
Le clavier se dissous
Il doit y'avoir une fuite acide
L'écran ne répond plou

Le modem fume du crack
Le proc du lsd
Je suis victime d'un hack
L'ordi est défoncé

Savez vous plantez windows
A la mode A la mode
Savez vous plantez windows
A la mode de chez nous...

samedi 4 octobre 2003

Monde de merde

Partout la mort
Partout le mensonge
Partout la terreur
Partout la haine
Partout le profit
Partout la drogue
Partout la mafia
Partout l'esclavage

Partout les tyrans
Partout la misere
Partout la faim
Partout l'isolement
Partout la violence
Partout les coups
Partout les larmes
Partout les drames

Partout on détruit
Partout on brule
Partout on tue
Partout on viole
Partout on picolle
Partout on exclu
Partout on oublis
Partout la même chose

partout la vengence
partout la soufrance
Partout la douleur
Partout la pollution
Partout les armes
Partout le vacarme
Partout le sang
Partout la solitude

Partout la rage
Partout les carnages
Partout le silence
Partout les déchets
Partout l'argent
Partout l'écoeurment
Partout l'désespoir
Partout la malachance

Partout l'exploitation
Partout la déchéance
Partout l'illusion
Partout la pénombre
Partout le chaos
Partout la déprime
Partout le désastre
Partout l'enfer

samedi 13 janvier 2001

Choke - Chuck Palahniuk

Des gens qui, jamais, au grand jamais, n'iraient jeter le moindre bout de papier par la vitre de leur voiture vous passeront à côté avec la radio qui beugle plein pot. Des gens qui, jamais, au grand jamais, n'iraient vous souffler à la figure la fumée de leur cigare dans un restaurant bondé gueuleront dans leur téléphone portable. Ils se crieront dessus au dînez à pleins poumons par dessus l'espace étriqué d'une assiette. Ces gens qui, jamais, au grand jamais, n'iraient user d'herbicides ou d'insecticides inonderont le voisinage d'un brouillard de musique avec leur chaîne hi-fi qui diffuse de la cornemuse écossaise. De l'opéra chinois. De la country.